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L'oligarchie est au pouvoir

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Selon la définition donnée par le dictionnaire Larousse, l’oligarchie est un système politique dans lequel le pouvoir appartient à un petit nombre d’individus constituant soit l’élite intellectuelle (aristocratie), soit la minorité possédante (ploutocratie), ces deux aspects étant fréquemment confondus.

Cette définition de l’oligarchie s’applique parfaitement à la France.

D’une part, l’élite intellectuelle s’est rétrécie sous la cinquième république à une énarchie omnipotente. Sur les huit présidents élus, quatre sont des énarques : Valéry Giscard d’Estaing (1974-1981), Jacques Chirac (1995-2007), François Hollande (2012-2017) et Emmanuel Macron (2017-2022).

Malgré la vague mondialiste qui aurait dû éroder ce pouvoir illégitime et dirigiste, l’énarchie se porte bien car les veaux français demeurent très attachés à leur État-providence.

D’autre part, la minorité possédante dont la fortune a été acquise par un capitalisme de connivence détient tous les médias d’information et d’opinion à l’exception du magazine hebdomadaire Valeurs Actuelles. Tous les journalistes français ont œuvré pendant deux ans à l’élection d’Ali Juppé qui était leur candidat naturel en raison de l’effondrement du président Hollande dans les sondages.

Quand la primaire des Républicains n’a pas adoubé le candidat de l’establishment, l’oligarchie a trouvé un OVNI (objet volant non identifié) pour le remplacer. Malgré tous les défauts de ce météore creux qui se prend pour Jupiter avec sa mise en scène soignée à la pyramide du Louvre le soir de son élection -son inexpérience politique, son caractère psychopathe dénoncé par le psychiatre italien Adriano Segatori dans un entretien à un journal suisse, et son absence de programme que d’aucuns considèrent comme superflu pour appâter les mouches – il a été élu avec un score frisant celui d’une république bananière.

Ce vote peut s’interpréter aussi à l’échelle planétaire comme une victoire du milliardaire américano-hongrois George Soros, l’archange d’un monde sans frontières, après ses deux défaites cinglantes au Royaume-Uni et aux États-Unis d’Amérique. Les veaux français n’ont pas l’épaisseur du cuir de leurs homologues anglo-saxons pour résister à sa propagande. C’est la leçon anthropomorphique de cette élection pitoyable.

La manœuvre a probablement dépassé les espérances les plus folles des oligarques

Cette élection présidentielle a eu, de surcroît, le bénéfice de mettre hors concours les deux partis traditionnels qui se disputaient le pouvoir depuis l’instauration de la cinquième république en 1958. Mais leur élimination au premier tour est le résultat de plusieurs facteurs.

Concernant le parti socialiste, l’oligarchie n’est en rien responsable de sa défaite au premier tour. Un schisme s’est produit lors du débat houleux sur la loi d’assouplissement du code de travail. Le parti socialiste s’est irrémédiablement fracturé sur cette question vitale à notre économie quand le débat a été finalement tranché avec le recours par le gouvernement Valls à l’article 49 alinéa 3 de la constitution pour contraindre sa majorité à l’Assemblée Nationale d’avaler l’amère potion libérale.

Concernant les républicains, la victoire de Fillon à la primaire de ce parti était franchement insupportable aux oligarques parce qu’il contestait leur conception irénique. La conception mahométane de la politique n’est pas l’œcuménisme proclamé par ces idiots utiles, mais l’affrontement armé avec notre civilisation judéo-chrétienne. Ce constat était partagé par l’État islamique de l’Iraq et du Levant qui avait fait de Fillon son ennemi numéro un. Un attentat contre lui déjoué à Marseille, le 19 avril, n’a pas ouvert les yeux des veaux sur l’enjeu civilisationnel de cette élection. La fin justifiant tous les moyens pour l’éliminer de la course, cette mission fut accomplie par les juges de la haute autorité pour la transparence de la vie publique avec sa mise en examen.

Concernant la pléthore de candidats extrémistes avalisés par le Conseil Constitutionnel, l’oligarchie a cultivé une grande indifférence à leur égard malgré leur anticapitalisme primaire qui menace leurs intérêts économiques. Néanmoins, l’oligarchie a porté sa préférence pour Marine Le Pen car elle était la candidate idéale pour un inévitable affrontement au second tour. Mais là encore, l’oligarchie a bénéficié d’une chance inouïe lorsque la candidate du FN a foncé tête baissée comme un taureau sur son adversaire lors de l’unique débat télévisé de l’entre-deux-tours. De ce tohu-bohu invraisemblable, il en est ressorti aux téléspectateurs éberlués que Marine Le Pen n’avait ni le tempérament ni la qualification requise pour présider la France.

La suite pourrait être moins favorable aux oligarques

Après cette baraka inouïe de l’oligarchie, la chance pourrait changer de camp pour une raison métaphysique.

D’abord, la transformation du mouvement en marche qui a été une opération de lévitation d’un OVNI de la politique se présentant sans programme devant les électeurs n’est pas répétable pour les 577 candidats de son nouveau parti. N’importe quel scientifique ou politologue vous dira que cette lévitation est impossible à reproduire à grande échelle. Comme dit l’inénarrable président des États-Unis Abraham Lincoln (1860-1864), on peut tromper certains tout le temps, on peut tromper tout le monde un certain temps, mais on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps !

L’oligarchie peut néanmoins compter sur la droite la plus bête du monde pour obtenir une majorité relative à l’Assemblée nationale

Après la défection des uns avant le premier tour (Stefanini, Larcher et consorts) et la supplique des autres après le second tour (Bruno Le Maire, Marie-Anne Montchamp et consorts) pour obtenir une place dans le prochain gouvernement, les candidats républicains vont se lancer dans la bataille pour les législatives sous la houlette de François Baroin qui se verrait bien le chef du gouvernement dans l’hypothèse d’une troisième cohabitation.

Pour les électeurs conservateurs qui auraient la mémoire courte, l’intéressé a été élu président de l’association des maires de France en 2014. L’année suivante, il s’est engagé avec le socialiste André Laignel contre la présence de crèches et autres signes religieux dans les mairies suivant les préconisations de Daniel Keller, le maître du Grand Orient de France, et du socialiste Jean-Louis Bianco, président de l’observatoire de la laïcité.

Comment peut-on croire un seul instant que cet individu qui a des affinités évidentes avec des francs-maçons et des socialistes puisse être un rempart contre le progressisme du nouveau président ? Le progressisme est la seule vérité que Macreux a avouée à ses fidèles qui le tiennent pour un télévangéliste.

Il est temps que les conservateurs éternellement dupés actent leur divorce de la nébuleuse des républicains et créent leur propre parti sur le modèle britannique. Tout est à reconstruire dans le champ de ruines intellectuel provoqué par le socialisme et la franc-maçonnerie. Des gens comme Raymond Aron ou Jean-François Revel font cruellement défaut à une France victime de l’anomie de la correction politique.

© Bernard Martoia pour Dreuz.info.

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