Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

H. Bec et I. des Garets - La Lettre

  • Opération Barkhane : une mise au point nécessaire

    militaire-barkane-768x432.jpg

    Par Bernard Lugan

    Lugan1.jpgLes pertes cruelles que viennent de subir nos Armées -et qui ne seront hélas pas les dernières-, ont donné à certains l’occasion de s’interroger sur le bien-fondé de la présence militaire française au Sahel. Cette démarche est légitime, mais à la condition de ne pas sombrer dans la caricature, les raccourcis ou l’idéologie.

     

    J’ai longuement exposé l’état de la question sur ce blog, notamment dans mon communiqué en date du 7 novembre 2019 intitulé « Sahel : et maintenant quoi faire ?» , ainsi que dans les colonnes de l’Afrique Réelle et dans mon livre Les guerres du Sahel des origines à nos jours qui replace la question dans sa longue durée historique et dans son environnement géographique. Je n’y reviens donc pas. Cependant, trois points doivent être soulignés :

    1) Dupliquées d’un logiciel datant des années 1960-1970, les accusations de néocolonialisme faites à la France sont totalement décalées, inacceptables et même indignes. Au Sahel, nos Armées ne mènent en effet pas la guerre pour des intérêts économiques. En effet :

    - La zone CFA dans sa totalité, pays du Sahel inclus, représente à peine plus de 1% de tout le commerce extérieur de la France, les pays du Sahel totalisant au maximum le quart de ce 1%. Autant dire que le Sahel n’existe pas pour l’économie française.
    - Quant à l’uranium du Niger, que de fadaises et de contre-vérités entendues à son sujet puisqu’en réalité, il ne nous est pas indispensable. Sur 63.000 tonnes extraites de par le monde, le Niger n’en produit en effet que 2900…C’est à meilleur compte, et sans nous poser des problèmes de sécurité que nous pouvons nous fournir au Kazakhstan qui en extrait 22.000 tonnes, soit presque dix fois plus, au Canada (7000 t.), en Namibie (5500 t.), en Russie (3000 t.), en Ouzbékistan (2400 t.), ou encore en Ukraine (1200 t.) etc..
    - Pour ce qui est de l’or du Burkina Faso et du Mali, la réalité est qu’il est très majoritairement extrait par des sociétés canadiennes, australiennes et turques.

    2) Militairement, et avec des moyens qui ne lui permettront jamais de pacifier les immensités sahéliennes, mais là n’était pas sa mission, Barkhane a réussi à empêcher la reformation d’unités jihadistes constituées. Voilà pourquoi, pariant sur notre lassitude, les islamistes attaquent les cadres civils et les armées locales, leur objectif étant de déstructurer administrativement des régions entières dans l’attente de notre départ éventuel, ce qui leur permettrait de créer autant de califats. Notre présence qui ne peut naturellement empêcher les actions des terroristes, interdit donc à ces derniers de prendre le contrôle effectif de vastes zones.3) Nous sommes en réalité en présence de deux guerres :

    - Celle du nord ne pourra pas être réglée sans de véritables concessions politiques faites aux Touareg par les autorités de Bamako. Egalement sans une implication de l’Algérie, ce qui, dans le contexte actuel semble difficile. Si ce point était réglé, et si les forces du général Haftar ou de son futur successeur tenaient effectivement le Fezzan, les voies libyennes de ravitaillement des jihadistes auxquelles Misrata et la Turquie ne sont pas étrangères, seraient alors coupées. Resterait à dissocier les trafiquants des jihadistes, ce qui serait une autre affaire…

    - Au sud du fleuve Niger les jihadistes puisent dans le vivier peul et dans celui de leurs anciens tributaires. Leur but est de pousser vers le sud afin de déstabiliser la Côte d’Ivoire. Voilà pourquoi notre effort doit porter sur le soutien au bloc ethnique mossi. Aujourd’hui comme à l’époque des grands jihad peul du XIXe siècle ( là encore, voir mon livre sur les guerres du Sahel), il constitue en effet un môle de résistance. Le renforcement des défenses du bastion mossi implique d’engager à ses côtés les ethnies vivant sur son glacis et qui ont tout à craindre de la résurgence d’un certain expansionnisme peul abrité derrière le paravent du jihadisme. Cependant, si les jihadistes régionaux sont majoritairement Peul, tous les Peul ne sont pas jihadistes. Ceci fait que, là encore, il sera nécessaire de « tordre le bras » aux autorités politiques locales pour que des assurances soient données aux Peul afin d’éviter un basculement généralisé de ces derniers aux côtés des jihadistes. Car, et comme je l’ai écrit dans un ancien numéro de l’Afrique Réelle « Quand le monde peul s’éveillera, le Sahel s’embrasera ». Il y a donc urgence.

    Par-delà les prestations médiatiques des « experts », une chose est donc claire : la paix au nord dépend des Touareg, la paix au sud dépend des Peul. Tout le reste découle de cette réalité. Dans ces conditions, comment contraindre les gouvernements concernés à prendre en compte cette double donnée qui est la seule voie pouvant conduire à la paix ?

    Lugan-1.jpg

  • Une élue PS de l'Hérault détourne 340.000 euros et est condamnée à 4.000 euros d’amende en toute discrétion

    Maire Plaisan.jpg

    L’information a été discraitement divulguée. Béatrice Négrier, élue PS au conseil régional, et maire de Plaissan dans l’Hérault a été condamnée fin mai à 4.000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Montpellier pour « détournement de fonds ».

     

    L’hebdomadaire l’Agglorieuse et le site d’actualité Lengadoc Info ont révélé cette information gardé jusque-là sous silence par les journalistes aux ordres des “grands” médias.

    Voici l’article de Lengadoc Info :

    « C’est une condamnation qui n’a pas fait beaucoup de bruit dans la région et pourtant l’affaire est loin d’être anecdotique. Le 24 mai dernier, le maire de Plaissan (Hérault), Béatrice Negrier (PS), était appelé à la barre du tribunal correctionnel de Montpellier pour une affaire de détournement de fonds. La somme escroquée s’élève à 340 000 €. Une somme considérable que Béatrice Negrier a détourné au dépens du Mouvement Républicain et Citoyen, le parti fondé par Jean-Pierre Chevènement et dont Béatrice Négrier était membre, mais également d’une association pour enfants qu’elle présidait.

    Devant les juges, le maire de Plaissan, qui est également vice-présidente de la région Occitanie en charge de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’apprentissage, a reconnu qu’elle avait « eu une année noire ».

    Les 340 000 € détournés ont, en effet, servi à renflouer son compte bancaire personnel. Dans cette affaire, le procureur de la République a requis une amende de 4 000 € et une peine de non éligibilité. Si le tribunal a confirmé l’amende de 4 000 € dans son jugement, il a également décidé que cette condamnation ne serait pas inscrite au casier judiciaire de Béatrice Negrier.

    Mais le plus inquiétant dans cette affaire, c’est qu’elle a été l’objet d’un silence total de la part de la presse locale. Alors que les condamnations en justice d’élus pour des délits financiers sont généralement largement commentées par la presse, dans ce cas là, on a comme l’impression que personne n’a souhaité en parler. A tel point que la personne qui a informé la rédaction de Lengadoc Info de cette affaire, avait auparavant contacté d’autres médias locaux, tous ont refusé de traiter l’affaire ou se sont abstenus de répondre ». Sans le scoop de Lengadoc Info, Midi Libre n’aurait jamais évoqué cette condamnation judiciaire.

  • « Conglomérat de sous-merdes », « salafistes » : Marlène Schiappa dérape contre La Manif Pour Tous

    Schiappa.jpg

    Au surlendemain de la 1ère manifestation contre la PMA sans père et la GPA qui a rassemblé des centaines de milliers de manifestants, la Secrétaire d’Etat à l’égalité Femme-Homme a « liké » sur Twitter un message d’un certain M. Alex Dimeck-Ghione, s’adressant à La Manif Pour Tous et la qualifiant de « conglomérat de sous-merdes, pas même bonnes à faire pousser des champignons. Vous êtes de la même engeance que les salafistes, et devez être considérés avec la même crainte. »

    Ces propos sont graves. Il est plus grave encore qu’un membre du gouvernement les soutienne ainsi publiquement, avec la mention « j’aime ». Notre pays a été frappé par le terrorisme islamiste à de multiples reprises au cours de dernières années et il y a quelques jours encore au cœur même de Paris. Faire un amalgame odieux entre le terrorisme et la foule de manifestants rassemblés pour défendre le droit des enfants à ne pas être volontairement privés de père est indigne d’un membre du gouvernement. Cet amalgame est doublé d’une insulte caractérisée : « sous-merdes ».

    Comment un membre du gouvernement peut-il soutenir et souscrire à de tels propos qui, tout à la fois, insultent les sympathisants de La Manif Pour Tous et relativisent le terrorisme islamiste ? Alors que le Président de la République avait appelé à un « débat serein et apaisé » sur les questions de bioéthique, l’attitude de Marlène Schiappa est une fois de plus à l’opposé.

    La Secrétaire d’Etat n’en est pas à son premier dérapage. En février dernier, elle avait évoqué des « convergences idéologiques » entre La Manif pour tous et les « terroristes islamistes » dans une interview à l’hebdomadaire Valeurs Actuelles. Après une demande répétée de La Manif Pour Tous et l’annonce d’une saisine de la Cour de Justice de la République, Marlène Schiappa avait présenté ses excuses dans un communiqué, affirmant que « depuis près de deux ans au gouvernement », « [elle] défend aussi (…) une forme de bienveillance dans le débat d’idées » et qu’« [elle souhaite] depuis le début de [ses] missions [s’adresser] à tout le monde, sans sectarisme. » Force est de constater qu’elle agit en réalité à l’inverse.

    Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, souligne :

    « Nous attendons de nouveau des excuses car on ne peut laisser passer ces amalgames scandaleux et ces insultes visant des centaines de milliers de personnes ». « La manifestation de dimanche s’est déroulée dans un climat paisible, ce qui est notable compte tenu du climat ambiant et des violences à déplorer dans tant de manifestations depuis le début de ce quinquennat ».

  • Encore une agression contre la culture française…

    Sabre.jpg

    La Tribune de l’Art n’est certes pas un journal politique, mais, compte tenu de l’aversion de nos dirigeants contre la civilisation européenne et la culture française, c’est désormais souvent dans ses colonnes que l’on découvre les méfaits de nos gouvernants.

    C’est en lisant son site que j’ai pu mesurer la perversité des projets de «restauration» de Notre-Dame que caressaient le chef de l’État et sa majorité.
    Mais c’est également dans ses colonnes que j’ai découvert la folie «restitutionniste».

    De quoi s’agit-il ? Comme chacun sait, la France officielle (qui n’a décidément plus rien à voir avec la France tout court, cette dernière étant littéralement occupée par une puissance étrangère et hostile) est prise par une frénésie de repentance.

    Tout ce qui ne va pas dans ce monde est de notre faute : nous avons été colonialistes, impérialistes, racistes, esclavagistes, que sais-je encore ?

    Et, par conséquent, il faut payer. Payer d’abord en visas : les Africains et les Maghrébins naguère colonisés semblent disposer d’un droit illimité à s’installer chez nous, à exiger que nous renoncions à notre culture et à nous imposer la leur.

    Mais aussi, à terme, payer en espèces sonnantes et trébuchantes. Pour le moment, cette logique de « restitution » en reste à la démarche symboli­que, mais, naturellement, ce n’est pas rassurant pour autant.
    D’une part, parce que les symboles sont suprêmement importants en politique ; et d’autre part, parce que, si l’on admet la logique d’une restitution symbolique, tôt ou tard, nous serons contraints à accepter la logique d’une « restitution » financière.

    Il est à peine nécessaire de rappeler que la colonisation a énormément apporté à ces pays, à commencer par la fin de l’esclavage – qui revient avec la décolonisation et la recolonisation par l’islam radical.

    Mais il faut insister sur l’illégitimité de ces « restitutions ».

    Édouard Philippe s’apprête, si j’en crois la Tribune de l’Art (et, malheureusement, il y a de bonnes raisons de la croire), à « rendre » au Sénégal le sabre (qui se trouve actuellement au musée de l’Armée) d’El Hadj Omar, chef islamiste défait en 1893 par l’armée française, après avoir asservi d’immenses territoires.

    Cette restitution est évidemment illégale. Si je comprends bien, elle serait d’abord « déguisée » en prêt de musée à musée, mais l’agence Sénégal France Coopération parle bel et bien de « restitution » et il y a fort à parier que ce soit ainsi que l’entende le Premier ministre.

    En toute hypothèse, les projets de « restitution » fourmillent au sommet de l’État. De la même façon que, sous couvert de bonne gestion, on brade le patrimoine industriel de la France, on brade son patrimoine artistique sous couvert de bonnes relations diplomatiques.

    En tout cas, le symbole est désastreux : il prétend reconnaître que la France a eu tort de s’opposer à un chef de guerre djihadiste et esclavagiste. Autant dire que, si M. Macron voulait torpiller sa timide offensive contre l’« islam radical», il ne s’y prendrait pas autrement.

    Mais, en réalité, ce n’est qu’une manifestation de plus de l’aversion profonde de nos prétendus dirigeants pour la culture française. Le tout doublé d’un autoritarisme arrogant.

    Je parlais en commençant de Notre-Dame. La récente sortie du général Georgelin, désigné par Emmanuel Macron pour diriger le projet de reconstruction, et enjoignant l’architecte des bâtiments de France, qui demandait une reconstruction à l’identique, de «fermer sa g …», est révélatrice. Nous sommes gouvernés par des gamins capricieux et arrogants qui ignorent tout des dossiers qu’ils prétendent traiter et ne savent qu’une chose : la France paiera !

    Guillaume de Thieulloy

    Les 4 Vérités

  • Dhimmitude : l’ambassadeur de France en Tunisie célèbre la naissance de Mahomet

    Ambassadeur.jpg

    L’inébranlable Charles Martel, qui avait ardemment affronté en Europe les hommes du califat musulman de la dynastie des Omeyyades doit se retourner dans sa tombe.

    L’ambassadeur de la République française en Tunisie, Olivier Poivre d’Arvor, a prit part à la fête islamique de la naissance de Mahomet.

    La fête dite d’Al Mawlid est une fête largement répandue dans les pays musulmans et fait l’objet d’un jour férié en Tunisie. Elle a été célébrée dans la ville de Kairouan, en présence de l’ambassadeur de France.

    «Je suis fasciné par cet événement religieux », assure-t-il dans une interview accordée au journal tunisien arabophone Assabah dans son édition du 5 novembre 2019.

    Le diplomate a rappelé que l’Islam est la deuxième religion en France et qu’il y a environ 500.000 Tunisiens résidant dans l’hexagone.

    «Ma fille est musulmane et je connais bien la religion musulmane, la culture islamique et le bases de l’Islam, et nous apprenons encore plus, chaque jour de la Tunisie.», a-t-il fièrement ajouté.

    Radicalisation religieuse

    Ce que l’ambassadeur n’a pas osé dire est que la Tunisie connaît, en ce moment, une vague de radicalisation religieuse, notamment auprès des jeunes qui ont voté massivement pour un candidat conservateur aux élections présidentielles, et cette radicalisation est évidemment accompagnée par les attentats qui vont avec.

    Un touriste français a été tué, le 14 octobre dernier, lors d’une attaque au couteau à 60 km au nord de la capitale Tunis.

    Cet attentat (qui rappelle les attaques palestiniennes quotidiennes contre des juifs israéliens) s’est produit au lendemain du second tour de la présidentielle Tunisienne, à l’issue duquel Kaïs Saied, un candidat pro-islamiste, a été crédité d’une large avance sur son adversaire progressiste et laïque Nabil Karoui.

    Des célébrations nocturnes ont eu lieu dans plusieurs villes du pays par les sympathisants des forces islamiques.

    L’ambassadeur de France dans une mosquée symbole de la conquête arabo-islamique

    La mosquée de Kairouan, qui a accueilli les célébrations islamiques en présence de l’ambassadeur de France, symbolise à elle seule la conquête sanguinaire arabo-islamique qui balaya la région en moins de 20 ans entre 632 et 652 apr. J.-C..

    Cette ville fut le principale tête de pont de l’empire islamique dans la région. C’est depuis elle que le chef de guerre arabe Okba a fait la traversée victorieuse du Maghreb, et aurait atteint la côte atlantique en renversant Byzantins et Berbères coalisés.

    Au nom du djihad, des populations chrétiennes entières vivant au Proche-Orient et en Afrique du Nord passèrent subitement sous domination arabe en tant que harbiyûn, ou habitants du dar al-harb.

    Ces chrétientés issues des empires non-musulmans vaincus et bientôt passés sous contrôle arabo-islamique, furent par conséquent soumises au nouveau pouvoir islamique qui leur accorda un statut spécial dit de protégés (ahl al-dhimma), qui les oblige à se soumettre aux lois des musulmans et d’accepter un statut d’infériorité inhérent à la condition de peuple vaincu.

    Persécution des chrétiens en Tunisie

    Aujourd’hui, les minorités chrétiennes des pays arabes et musulmans subissent encore les effets de la dhimmitude. Malgré la fin du dernier califat islamique ottoman en 1924, la dhimmitude demeure présente dans les pays islamiques où les minorités en général, et chrétiennes en particulier, sont les plus menacées et persécutées au monde (1).

    L’ONG protestante «Portes ouvertes» place la Tunisie à la 30e place de son indice mondial de la persécution des chrétiens.

    A l’occasion des grandes célébrations de la naissance du Mahomet, et particulièrement en présence de l’ambassadeur de France, il est important de rappeler que les chrétiens du Maghreb, et en particulier ceux de Tunisie, vivent leur foi en cachette des autorités.

    • La nouvelle Constitution tunisienne ne reconnaît aucune religion à part l’islam.
    • Changer de religion est un tabou dans ce pays soi-disant démocratique.
    • Les Tunisiens convertis peuvent être arrêtés par la police à tout moment.

    On ignore les chiffres officiels des chrétiens convertis en Tunisie, mais d’après les hommes d’église comme le Père Marc Léon, plusieurs dizaines de Tunisiens épousent chaque année la foi chrétienne en secret.

    Ces nouveaux convertis vivent le christianisme comme une illumination. Ils rejettent l’islam, qu’ils assimilent à la violence et la peur.

    Des églises clandestines en Tunisie voient le jour dans les maisons de particuliers et accueillent dans la discrétion des chrétiens plus nombreux à la recherche d’une nouvelle spiritualité.

    Esprit de conquête de l’islam

    Alors que le nombre des mosquées en France explose, le prêche chrétien est interdit en public en Tunisie. C’est ici un exemple de l’absence totale de réciprocité dans les relations islamo-chrétiennes.

    Il est toujours intéressant de se pencher sur l’attitude des Etats membres de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI), dont fait partie la Tunisie qui depuis 1999, ont présenté différentes résolutions sur la « diffamation des religions » au Conseil des droits de l’homme et ont exigé du Conseil des droits de l’homme de l’ONU une action énergique contre « l’islamophobie » qui puisse avoir un effet contraignant sur les démocraties occidentales supposées « hostiles à l’islam », notamment envers les populations musulmanes issues de l’immigration extra-européenne.

    Et nous constatons que la Tunisie, qui se présente comme la seule démocratie musulmane, fait partie des pays où les minorités n’ont pas de statut légal dans la Constitution, où le chef de l’État doit être musulman, et où l’islam est proclamé comme religion d’État.

    Un autre exemple de cette incroyable non-réciprocité et d’absence d’égalité en matière religieuse réside dans le fait que les lois en Tunisie (comme dans le reste du monde islamique christianophobe et judéophobe) punit légalement tout prosélytisme des autres religions sur son sol alors qu’il accuse « d’islamophobie » et de « racisme religieux » ceux qui s’opposeraient au prosélytisme islamique en terre « infidèle ».

    Ce paradoxe ou « double standard » est en fait très cohérent avec l’esprit conquérant islamique.

    De ce fait, les vrais responsables de la situation d’absence de réciprocité sont en réalité les nouveaux dhimmis européens, à l’image de cet ambassadeur de France.

    Ce genre d’échantillons de responsables occidentaux, qui font des courbettes devant les chefs musulmans, ont favorisé la progression des pôles de l’islamisme conquérant sur le sol européen (au nom d’une tolérance à sens unique) sans jamais rien exiger en échange, dont la liberté religieuse en terre musulmane. Ils ont abandonné à leur triste sort les chrétiens d’Orient et les libres penseurs non « islamiquement corrects » persécutés en terre islamique au nom de la laïcité de la France, et ils célèbrent la naissance de Mahomet au nom de la tolérance religieuse.

    Alors que les islamistes ont la prétention de croire qu’ils sont inatteignables, les opposants laïcs sont fragilisés, épuisés et menacés, même en Europe, à l’instar de Salem Ben Ammar, auteur à Dreuz.info.

    L’envahisseur islamique avance sournoisement en Europe, et gravite tranquillement à travers la sphère politique. Et ceux qui tentent de ralentir l’offensive d’islamisation sont accusés de racisme.

    En Europe, les églises, les basiliques et les cathédrales sont saccagées, profanées, incendiées par centaines chaque année. Tous les pays d’Europe où des communautés musulmanes nombreuses se sont implantées ont vu émerger des zones de non-droit – qui sont en réalité des zones musulmanes autonomes.

    Les Tunisiens exonérés des frais d’inscription dans les universités publiques françaises

    Edouard Philippe a annoncé le 6 novembre un ensemble de mesures pour le « contrôle » de l’immigration.

    • Les étudiants tunisiens désireux de s’inscrire dans une université en France, seront désormais exonérés des frais d’inscription. Ca, c’est du contrôle !
    • Un programme d’appui aux études en France a été, à cet effet en février 2019 pour encourager les Tunisiens à s’installer en France.
    • Les études sont le deuxième motif d’attribution d’un titre de séjour après le regroupement familial. Notons-le, le Maroc est le premier pays d’origine des étudiants étrangers en France suivi par la Chine, l’Algérie, et la Tunisie.
    • Dès leur arrivée dans l’Hexagone, les migrants peuvent prétendre à certains droits liés à la santé, au logement, aux minima sociaux, et aux transports…

    © Ftouh Souhail pour Dreuz.info.

    (1) L’ONG Portes Ouvertes estime que plus de 245 millions de chrétiens (1 chrétien sur 9) sont fortement persécutés dans le monde. Parmi eux, ce sont ceux qui ont quitté leur ancienne religion pour embrasser le christianisme qui sont le plus persécutés.

  • Des véhicules blindés européens pour combattre l’immigration clandestine

    Blindé.jpg

    © Copyright : DR

    Le port de Tanger Med a réceptionné  des engins et des voitures 4x4 offerts par l’UE au Maroc pour lutter contre l’immigration clandestine. Le montant de cette aide qui comprend des véhicules blindés et des bateaux ultra-rapides s’élève à 2,5 millions d’euros.

    Il s'agit de 75 véhicules à 4 roues motrices et d’autres engins logistiques en provenance du port d’Algésiras. Les autorités marocaines vont les réceptionner, officiellement, dans le cadre de l’aide accordée au Maroc par l’UE pour lutter contre l’immigration clandestine. Des sources autorisées ont révélé que ces véhicules ne sont pas des engins militaires. Ils sont conçus pour la poursuite et l’intervention dans les zones difficiles où peuvent se cacher les immigrés.

    Ces véhicules blindés résistent aux attaques et aux jets de pierres. Les mêmes sources affirment que les autorités espagnoles et marocaines ont décidé d’acheminer ces véhicules par le port de Tanger Med au lieu de celui de Sebta. Pour des raisons politiques, le Maroc a refusé de réceptionner ce matériel à travers le poste frontière de la ville occupée. En 2006, une crise similaire s’est produite quand le Maroc avait refusé de réceptionner une autre cargaison en provenance de Sebta. Les autorités espagnoles ont été, alors, acculées à la livrer via le port de Tanger Med.

    Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia rapporte que cette cargaison est arrivée au port d’Algésiras. Plusieurs navettes seront nécessaires pour transporter ces véhicules vers le port de Tanger. Selon les médias espagnols, le coût de ces véhicules et de ces engins s’élève 2,5 millions d’euros. Cette même aide sera accordée au Sénégal et à la Mauritanie qui devront recevoir 33 véhicules et divers matériels informatiques. Un rapport justifie l’octroi de ces dons par l’UE par «L’insuffisance des moyens dont disposent ces pays» pour lutter contre l’immigration clandestine. L’Espagne avait, auparavant, joué le rôle de médiateur auprès de l’UE pout défendre le dossier du Maroc afin que la subvention qui lui était accordée soit revalorisée. D’autant que le nombre des immigrés qui transitent par le Maroc n’a pas cessé d’augmenter après la saturation des points de départ à partir de la Libye et de la Tunisie.

    Le Maroc devra bénéficier de plus d’engins logistiques parmi lesquels on trouve des blindés et des bateaux ultra-rapides. Pour renforcer la lutte contre ce flux migratoire, il va recevoir des engins pour affronter les attaques violentes comme ceux qu’utilise la garde civile espagnole dans les villes occupées de Sebta et Melilla.

    Hassan Benadad

    Le 360

  • De gauche, furieusement anticapitaliste et anti-“fric”, l’actrice Anémone avait au moins un compte en Suisse

    Anemone.jpg

    L’information provient directement de l’Administration fédérale des contributions de l’État frontalier, l’équivalent de notre Ministère des Finances. Selon nos confrères de La Tribune de Genève, qui reprend une information de l’Agence télégraphique suisse, les services fédéraux ont lancé un appel pour que les héritiers de la comédienne, décédée en avril, se fassent connaître au plus vite auprès des autorités. L’appel a été lancé ce mardi et les héritiers ont dix jours pour y répondre…

    « Le fric s’est emparé de tout, partout ! » dénonçait Anémone dans une interview au Parisien en 2017. « Quand j’ai commencé dans les années 1980, ça allait encore, là, c’est insupportable. »

    Mais le plus beau, ce fut sa critique acerbe de la popularité de Johnny Hallyday : « Il a fait quoi ? À part se déguiser et mentir ? Voter à droite et fuir le fisc ? »

    Avec le recul, sachant ce que l’on sait désormais… toute cette posture se révèle particulièrement amusante… Vive la gauche !

  • “Face à la pression de l'islam politique, la France est déjà en situation d'échec”

    MOsquée.jpg

    La Grande mosquée de Lyon. Plus qu'une foi, l'islam est une loi qui creuse son trou dans la société française. © KONRAD K./SIPA

     

    Pour Claude Valleix, préfet honoraire, et Pierre Mérand, ancien procureur général d'Aix-en-Provence, les demandes grandissantes de l'islam rappellent la façon dont le christianisme s'était introduit dans le système politique et judiciaire de la fin de l'ère romaine.

    Alors que le débat sur la place qu’occupe la religion musulmane dans notre société s’enflamme, nous devrions nous souvenir du processus par lequel la chrétienté a progressivement dissous la civilisation d’un empire romain en pleine décadence.

    Cela a commencé dès le IVe siècle quand, devenue légale puis obligatoire, la religion chrétienne infiltra sa morale dans les vaisseaux juridiques d’un monde qui s’écroulait, et se sécularisa en pénétrant les institutions politiques et administratives romaines. Ce fut un changement si irréversible que Clovis, par un geste politique sans précédent, se soumit à la loi du peuple qu’il venait de vaincre pour mieux en assurer la domination. La France naquit avec un baptême.

    Quand la morale chrétienne infusait les institutions politiques occidentales

    Rome avait déjà perdu la partie, disloquée par les invasions, en perte de spiritualité, submergée par le doute, sans ressources morales. Elle s’était livrée à une vérité révélée qui avait déterminé de nouveaux comportements sociaux partout où s’appliquaient ses lois. C’est ainsi que les règles canoniques s’imposèrent dans le mariage ou le règlement des successions, dans les litiges impliquant un principe religieux comme les contrats jurés, que le droit d’asile s’établit dans les églises, que la rigueur réservée aux agresseurs fut tempérée par l’innovation de la légitime défense, que le défenseur des droits de la cité fut élu parmi les catholiques, etc. Les dieux romains furent oubliés et pour s’en assurer, des croix se substituèrent aux emplacements des cultes païens pour en effacer les pratiques ; elles sont partout sur nos chemins. On pourrait multiplier les exemples d’une substitution réussie en moins d’un siècle.

    Ce fut une formidable transfusion religieuse qui permit, sans détruire l’architecture administrative romaine, de construire un monde nouveau. Mais ce ne fut pas sans conséquence. La spiritualité chrétienne stérilisa les ressources de la pensée jusqu’à ce que s’établisse, au XIIe siècle, la compatibilité de la Vérité révélée avec le raisonnement. Alors, libre de penser, de chercher et de comprendre, le monde chrétien construisit une société triomphante, riche de ses découvertes et de ses prouesses industrielles qui ouvrirent à sa culture les portes du monde entier.

    Or, depuis une centaine d’années, épuisée par les guerres, en perte elle aussi de spiritualité, éprouvée par des idéologies marxisantes, harcelée par des idées progressistes contestataires, notre société occidentale n’inspire plus. Elle est à l’arrêt, immobilisée sur le chemin de ses conquêtes intellectuelles et, incapable de donner un sens vertueux et transcendantal à sa supériorité technologique, elle doute et devient vulnérable. Ni richesse, ni force militaire ne suffisent à garantir la survie d’une civilisation qui ne se donne pas d’avenir. La difficulté de l’Europe marchande à gravir la marche de l’Europe politique n’est que l’illustration de cette réalité. Sans communauté de destin, le rêve qui nourrit le désir n’existe pas. Nous sommes dans la situation de l’empire romain décadent et à la merci, comme lui, d’une autre vérité révélée.

    Plus qu'une foi, l'islam est une loi

    Ouvrons donc les yeux sur cet islam qui pénètre notre société et alimente nos tristes querelles. Cessons de voir sous le prisme laïque une religion si différente des autres. L’islam est plus qu’une foi, elle est une loi qui rythme la vie de la société musulmane. Une loi conquérante qui a pu s’assouplir à certaines époques mais est toujours prête à se durcir, en revenant à ses sources, comme aujourd’hui en Turquie après un siècle d’ouverture et au Moyen Orient, détruit par la folie djihadiste. L’originalité technocratique française est de croire qu’une adaptation de l’islam à la France résoudra le problème. L’islam ne sera jamais français parce qu’il est universel.

    Vouloir éliminer les influences extérieures sur nos compatriotes musulmans par la mise en place d’une gestion verticale du culte, autoriser un financement par redevance sur les produits halals, contrôler la formation des imams par nature incontrôlables, cela fait frémir. On ne fera que favoriser le développement d’une religion qui fera croire à son respect des valeurs républicaines jusqu’au moment où elle leur opposera ses propres valeurs, immuables. Cela se fera progressivement comme la morale chrétienne a su le faire en son temps. Le port du voile, la prière dans l’entreprise, les revendications halal, les contestations scolaires, etc. sont autant d’assauts que notre laïcité peine à contenir.

    Elle cédera, comme elle le fait déjà pour l’enseignement de l’histoire, le bail emphytéotique cultuel ou la finance islamique. Et ce ne sont pas des lois d’opportunité, pour s’opposer à telle ou telle exigence, qui régleront le problème. Notre République, repliée dans une position défensive, est déjà en situation d’échec. Il faut être clair, la France n’est pas et ne sera pas une terre d’islam ou alors elle ne sera plus celle née du baptême de Clovis. De nombreuses préconisations pour renforcer le bouclier laïc sont d’une réelle pertinence mais la progression démographique et les facilités accordées au regroupement familial et à la naturalisation donneront à la communauté musulmane un poids qui ne permettra pas de contenir ses revendications sans risque de crise grave.

    La nation doit faire front d’une manière claire et massive pour faire échec à une sécularisation rampante de la charia. Le défi est colossal et le droit n’y suffira pas. Il faut manifester une volonté telle que ceux qui ne l’admettront pas devront en assumer les conséquences.

    On peut continuer à nier la réalité d’un conflit civilisationnel, on peut toujours s’imaginer qu’il existe un islam non politique qui pourra se mouler dans un cadre républicain alors que l’histoire et l’actualité en font pour le moins douter. Nous ne serons jamais à l’abri de ces vagues fondamentalistes qui ébranlent la communauté des croyants depuis le VIIIe siècle. Un jour peut-être, la foi musulmane s’accommodera du libre arbitre en s’inspirant d’Augustin, ce Berbère qui distingua la cité de dieu de la cité des hommes, mais alors que la chrétienté administrée a su donner à ses interrogations fondamentales des solutions dogmatiques, l’islam consciemment inorganisé ne s’y résout pas.

    C’est sa faiblesse, qui compromet son adaptation au monde en perpétuelle évolution, mais aussi sa force, car l’impératif de sécularisation de sa loi est sans concession. Dès lors ce n’est pas une solution bricolée à la française qui pourra s’y opposer. La nation doit faire front d’une manière claire et massive pour faire échec à une sécularisation rampante de la charia. Le défi est colossal et le droit n’y suffira pas. Il faut manifester une volonté telle que ceux qui ne l’admettront pas devront en assumer les conséquences.

    Hélas, l’éternelle division de notre société ne s’apaise que dans les moments les plus dramatiques de son histoire. Prenons garde de ne pas en arriver à cette extrémité pour imposer ce que nous avons de plus cher : la liberté de penser dans une société laïque.

    Claude Valleix et Pierre Mérand

    Valeurs actuelles