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Excédée, la Libye menace de déclarer la guerre à l’Algérie

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L’Algérie n’en finit pas de violer l’intégrité territoriale de son voisin libyen. Une menace de porter la guerre à ses frontières vient de lui être clairement signifiée, sous forme de mise en garde, par le général Khalifa Haftar, l’homme fort de Benghazi.

Au cas où l’Algérie continuerait à profiter du chaos qui sévit actuellement en Libye pour y mener régulièrement des incursions militaires, « les forces libyennes sont prêtes à entrer immédiatement en guerre contre elle  ». C’est en ces termes virulents et sans équivoque que le général libyen à la retraite, Khalifa Haftar, s’exprimant devant des milliers de ses partisans rassemblés ce samedi à Benghazi, a mis en garde l’Algérie. Et pour cause, cette dernière a été prise à nouveau en flagrant délit d’incursion militaire et de violation de l’intégrité territoriale de la Libye avec laquelle elle partage plusieurs centaines de kilomètres de frontières.

L’Algérie, qui a déjà reconnu par le passé ses forfaits en Libye, en les justifiant le plus souvent par des « actes isolés qui ne se reproduiront plus », doit prendre au sérieux cette dernière mise en garde de Khalifa Haftar. Non pas parce que ce dernier a déjà envoyé plusieurs émissaires à Alger pour la rappeler à l’ordre, mais du fait que le pays de Bouteflika traverse actuellement la plus grave crise que son armée ait jamais connue. Le clan Bouteflika avait décidé de décapiter l’armée algérienne de tous ses généraux forts, mettant ainsi pour la première fois depuis l’indépendance de l’Algérie l’armée de ce pays dans un état de désarroi qui laisse présager le pire. Il semble toutefois qu'elle ait, pour l'instant, repris la main.

La colère de l’homme fort de la Libye s’explique par le caractère non pénitent du régime algérien qui cherche à profiter de la situation en Libye pour annexer des territoires libyens à l’Algérie. Pour rappel, le 7 mai 2017, le parlement libyen de Tobrouk, allié du maréchal Khalifa Haftar, avait publié un communiqué pour dénoncer ouvertement «une ingérence des autorités algériennes dans le conflit libyen».

«Au moment où l'on combat le terrorisme pour sauvegarder la souveraineté nationale (...), nous avons constaté aujourd’hui l’entrée du ministre algérien des Affaires étrangères et sa tournée dans les villes du sud libyen sans contrôle ni autorisation, comme s’il s’agissait d’une ville algérienne. Et il s’est entretenu avec des personnalités qui portent toujours de la haine envers les Libyens», peut-on lire dans le communiqué publié par les forces du maréchal Haftar.

Prétextant la lutte contre le terrorisme, l’armée algérienne s’immisce dans les territoires de ses voisins, grignotant insidieusement des territoires qui ne lui appartiennent pas. Ce mode opératoire excède les voisins de l’est et du sud de l’Algérie qui dénoncent en privé les visées expansionnistes d’Alger. La sortie tonitruante du général Haftar risque de délier bien des langues et d’enterrer définitivement la supposée médiation algérienne en Libye dont personne n’est dupe.

Mohamed Deychillaoui

Le 360

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