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Le dimanche 27 août se tenait à Tourcoing la réunion de rentrée politique de Gérald Darmanin. Dans le fief électoral qu’il a réussi par ruse et détournement d’héritage à capter à son profit, le petit Gérald qui fut un sémillant jeune homme de bonne et vraie droite catholique et nationale, et qui, aujourd’hui, se complaît, comme tant de ses confrères et collègues, à rappeler, à chaque bout de phrase, du haut de ses rapides élévations, ses origines dites modestes et immigrées – en fait tout à fait honorables –, est devenu l’un des principaux barons de la République et, croit-il, l’homme fort de l’État républicain, le ministre de l’Intérieur qui n’a besoin et ne rêve que de devenir encore plus fort, comme naguère son chef et son modèle Sarkozy, pour le plus grand bien de la République, bien sûr, dont il a vocation à devenir le sauveur face à l’hydre redoutable du nationalisme sans cesse renaissant, nationalisme français qui fut tout de même, du moins pour les idées, comme pour beaucoup d’autres de son espèce, sa première et apparemment sincère conviction intellectuelle.