Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le Pays réel - Page 19

  • Conseil départemental : le monde du silence

     

    Silence.gif

    Depuis notre élection au Conseil départemental, au mois de mars 2015, nous participons très régulièrement et rès assidument au travail des commissions et aux assemblées générales.

    Lors de ces assemblées publiques, nos interventions sont fréquentes. En avez-vous entendu parler ? Vraisemblablement non. La presse ne fait jamais état de nos prises de position et surtout pas des abus ou des décisions idéologiques que nous dénonçons. Il faut dire que cette presse, avide de petites phrases et de mots déplacés, repart toujours très déçue "Ah ! si l'un d'entre eux pouvait prononcer un de ces mots tabous qui déclenchent le lynchage médiatique ! "

    Après une étude approfondie des dossiers lors de nos séances de travail, les positions sont adoptées et les interventions décidées : Mme Zénon sur les solidarités départementales, Mme des Garets sur l'aménagement rural, agriculture, viticulture, pêche et forêt, Mme Camous sur le développement économique, tourisme, politique de l'insertion et économie solidaire, M. Manogil sur l'éducation, culture, jeunesse, sport et loisir, M. Corbière sur l'environnement et M. Bec sur les finances et marchés publics, administration générale et relations extérieures, aménagement du territoire, logement et politique foncière. (Détail de ces commissions en cliquant ICI)

    Et malheureusement pour les amateurs de scandale, ces décisions s'efforcent d'être réfléchies, motivées et empreintes du plus grand sérieux, prises non dans un intérêt partisan ou dans le souci de  préserver quelque place ou prébende, mais avec la seule préoccupation de l'intérêt général et du bien commun. C'est ce qui, à l'évidence, met tout le monde mal à l'aise.  

    A titre d'exemple, les interventions reproduites ci-dessous n'ont fait l'objet d'aucun écho dans la presse locale, mais seulement d'une réponse courte, vague et embarrassée du président, qui ne pouvait contester ni les faits ni nos analyses.

    Henri Bec

     

    Zénon Nicole2.jpg

    Intervention de Nicole Zenon, Conseillère Départementale du Canton de Béziers 3 sur une subvention de 730.000,00€ accordée en complément d'une dotation européenne du même montant à une association venant en aide aux migrants sans papiers.

    Monsieur le Président,

    « nous votons contre cette subvention.

    La première raison , vous le savez , c'est que nous pensons que les problèmes migratoires sont du ressort de l'état.
    Le département n'a pas à subir la politique des gouvernements qui refusent de fermer les frontières nationales.
    Vous allez me répondre que c'est une obligation faite par la loi d'accueillir  les jeunes migrants isolés.
    Dans la mesure ou nous contestons cette politique, nous ne cautionnons pas cette loi.
    Je vous ferai remarquer que cette loi crée une inégalité entre les citoyens. Tous les départements n'accueillent pas le même nombre de migrants. Les habitants des départements les plus touchés dont l'Hérault, sont amenés à contribuer plus.

    La deuxième raison est que cette action n'est pas une obligation légale, car c'est une initiative menée avec une association qui d'ailleurs élargit l'action aux jeunes jusqu'à 25 ans.
    Le département dépense beaucoup d'argent pour répondre à son obligation dans de mauvaises conditions d'ailleurs.
    Est-il nécessaire de rajouter des dépenses supplémentaires ?
    Nous ne le pensons pas.
    Dans de mauvaises conditions, puisque la presse fait régulièrement état d'agressions, vols, viols parfois et autres violences commis par ces jeunes.
    Rappelons le, ces jeunes sont hors la loi, sans papiers, entrés illégalement sur le territoire.
    Ils doivent être pris en charge certes, mais par l'état, aux frais de l'état, de l'europe aussi, dans des structures adaptées qui ne leur permettent pas de se livrer à des actes de délinquance, mais certainement pas par nos concitoyens Héraultais.

    La troisième raison concerne des éléments liés au budget de ce projet.

    Sur les 1.460.000€ sur 2 ans, 920.000€ soit 63 % du budget sont des frais de personnel.
    Normal ! Me direz vous, il faut un encadrement, des enseignants, des éducateurs…..
    le tableau « détail des frais de personnel » fait en effet apparaître 13 CDI pour ce projet.
    Ce qui nous gêne et qui nous donne une raison supplémentaire de ne pas voter cette subvention c'est de constater dans ce même tableau que deux personnes, le directeur et le chef de service, sur les 13 vont coûter 35 % du budget  « frais de personnel » soit 188.000€ pour le directeur et 132.000€ pour le chef de service...sur 2 ans,
    c'est à dire un coût mensuel du directeur 7833€, et 5500€/mois pour le chef de service.
    Je ne peux alors m'empêcher de penser aux bénévoles d'associations caritatives, auxquels nous accordons généreusement quelques subsides.
    Que vont-ils penser quand ils découvriront cela ?

    La quatrième raison enfin fait suite à ce que je viens d'exposer.

    L'action humanitaire ou caritative peut-elle devenir un métier, rentable au demeurant ? la misère peut-elle devenir un buiseness ?
    Je l'ai dit plus haut, 13 CDI pour un projet de 2 ans.
    Des CDD n'auraient ils pas été plus logiques ?
    Cette question me conduit à penser que les responsables de cette association comptent bien pérenniser ce projet.
    Si c'était le cas cela aurait trois conséquences pour notre territoire :
    - cela créerait un appel d'air pour attirer de nouveaux clandestins.
    - nos concitoyens continueraient à subir de plus en plus d'actes de délinquance.
    - les habitants de notre département seraient amenés à financer sans limites.
    Pour ces raisons nous votons contre cette subvention. »
     
    Manogil.jpgIntervention de Franck Manogil, Conseiller Départemental du Canton de Béziers 3 sur l'attribution de matériels informatiques réformés.
    Monsieur le Président, mes chers collègues
    Vous nous proposez de mettre à la disposition de plusieurs associations héraultaises des postes informatiques, dont 7 que vous comptez attribuer à La CIMADE.
    Cette association que vous subventionnez et dont j'ai mis en évidence le sectarisme lors d'une précédente assemblée, s'est illustrée il y a encore quelques mois, dans ses locaux, dans notre département, en invitant la porte parole du Parti des Indigènes de la République, Houria Bouteldja. Le titre de son dernier livre qu'elle a présenté lors de sa conférence : "Les Blancs, les Juifs et nous" devrait à lui seul faire bondir les plus fervents défenseurs du vivre-ensemble ici présents.
    Mais savez-vous vraiment à qui cette association subventionnée par le Conseil Départemental offre une tribune ? Savez-vous au moins qui est Houria Bouteldja ?
    Elle a été la première à être accusée publiquement de racisme anti-blanc, parlant des blancs comme des « souchiens ».
    Selon elle, l'homme blanc l'oppresse, je cite :  « Au-dessus de moi, il y a les profiteurs blancs. Le peuple blanc, propriétaire de la France : prolétaires, fonctionnaires, classes moyennes. Mes oppresseurs." 
    Autre citation, toujours à propos des blancs, je cite :"Je n'ai jamais pu dire nous en vous incluant, vous ne le méritez pas". Combien d'entre-vous cautionnent le fait que l'auteur de tels propos soit invité dans les locaux d'une association que vous subventionnez ?
    Dans son livre, comme l'a révélé le politologue Thomas Guénolé sur le plateau de l’émission Ce Soir Ou Jamais, elle s'en prend aussi aux homosexuels, je cite : "Comme chacun sait, la tarlouze n'est pas tout à fait un homme, ainsi, l'arabe qui perd sa puissance virile n'est plus un homme".
    Il serait aussi surprenant que vous partagiez le point de vue de cette invitée quant à sa vision du multiculturalisme. Extrait d'une interview donnée en avril 2015 : "L'idéologie selon laquelle les couples mixtes, la rencontre entre deux cultures c'est beau, c'est pourri".
    Et enfin, et j'en terminerai là en vous invitant à rechercher sur internet cette photo où l'invitée de La CIMADE, cette association que vous subventionnez, pose fièrement à côté du slogan suivant : "Sionistes au goulag"
    Je vous propose donc de retirer uniquement de cette délibération, l'attribution des 7 postes informatiques à La CIMADE. Notre collectivité n'est pas là pour permettre à cette association déjà grassement subventionnée de faire des économies et d'utiliser ainsi le reste de ses fonds pour inviter des intervenants venus y prêcher leur haine.
    Je vous remercie
     
    Intervention de Franck Manogil, Conseiller Départemental du Canton de Béziers 3, sur le Fonds Asile Migration
    Monsieur le Président, mes chers collègues,
    Je ne m'attarderai pas, comme lors de notre dernière assemblée du 14 novembre, à énumérer les nombreux articles de presse mettant en avant les vols, les rackets et les violences commises par ces mineurs clandestins logés et pris en charge par notre collectivité.
    Mes chers collègues, la grande majorité d'entre vous vote favorablement l'ensemble des subventions à destination d'associations pro-migrants, et se montre partisane à l'ouverture voire à la suppression totale des frontières extérieures.
    Lorsque l'on habite des quartiers résidentiels sécurisés, là où le prix du mètre carré permet de se protéger naturellement des réalités les plus déplaisantes de la mixité sociale, lorsque l'on choisit pour ses enfants les meilleurs établissements, traduisez les moins mixtes, lorsque l'on a suffisamment de moyens pour pratiquer sans complexe le vivre-séparément, l'entre-soi, lorsque l'on s'abrite derrière des frontières intérieures mais que l'on donne, par pur égoïsme de classe, des leçons de morale à la terre entière, il existe malgré tout un moyen de mettre en adéquation son vote, ses beaux discours et son mode de vie.
    Mes chers collègues, puisque cette délibération propose aussi la prise en charge par notre collectivité de majeurs, je vous propose donc de vous rapprocher directement de l'entreprise airbnb. Cette entreprise spécialisée dans l’hébergement de particulier à particulier peut désormais vous aider à mettre ou remettre un pied dans le réel.
    En partenariat avec les associations pro-migrants SINGA France et Réfugiés Bienvenue, airbnb, propose désormais l'accueil à domicile ou le prêt de son logement à des migrants sur simple inscription en ligne.
    Mes chers collègues, vous voulez toujours plus de migrants ? Et si vous commenciez par les accueillir chez vous ?
  • SPECIAL VALRAS : RIEN NE VA PLUS !

    Défilé.jpg

    A l'évidence, la municipalité de Valras est à la dérive.

    19148916_225305507981199_811176564550740494_n.jpg1) Alors qu'une menace sérieuse pèse sur le maintien de la caserne des pompiers, aucune initiative n'est prise, aucune démarche n'est effectuée pour tenter de bloquer ce départ inopportun. Un silence manifestement complice plane sur le dossier. Mais au profit de qui ?

    L'arrivée d'un nouveau directeur du SDIS serait pourtant le moment opportun pour intervenir. Il n'en est rien.

    Nous aurons l'occasion d'y revenir.

     

     

     19149196_225305491314534_1023965454884430122_n.jpg2) Depuis toujours les restaurateurs du centre-ville avaient coutume d’installer en été une partie de leurs tables sur la chaussée. Ils animaient ainsi toute la partie de la ville devenue piétonne et permettaient l'embauche de personnel supplémentaire.

    Aux termes d'un courrier comminatoire envoyé récemment, interdiction formelle leur a été signifiée d'avoir à cesser cette pratique. Sans aborder les raisons de fond qui ont motivé ce revirement, il est à déplorer le manque total de concertation des représentants municipaux qui semblent gérer de plus en plus la commune à coup de dictats.

    Il n'est donc pas étonnant qu'un important mouvement de protestation se soit manifesté et concrétisé par une manifestation très conséquente, qui s'est déroulée le 16 juin dernier, composée de pompiers et restaurateurs, auxquels s'étaient joints les commerçants non sédentaires du marché.

    Y assistaient Emmanuelle Ménard (élue député deux jours après), Jacques Nain, son suppléant et Henri Bec, conseiller départemental du canton.

  • La Nouvelle Revue de Presse

     

    BRAVO EMMANUELLE !

     

    DU SANG NEUF POUR LE BITERROIS

     

    LPJ.jpg

     

    Ménar-Assemblée.JPG

    1-Bande bordeaux.jpg

    UNE NOUVELLE CHRONIQUE DE JEAN-PIERRE PELAEZ

     

    FIN TRAGIQUE

    DU LACASABOUDUPLA

     

    Lacasaboudupla.jpg

    Il y a quelques semaines, une terrible nouvelle remuait la communauté scientifique venue dans l’agglomération de Béziers étudier le Lacasaboudupla : on apprenait que, pendant la campagne électorale, le célèbre mutant aurait implosé… 

    Hélas, d’après un article paru dans le Méridional de la Gauche Bien-Pensante de Béziers, on apprend aujourd’hui qu’au lendemain de l’élection d’Emmanuelle Ménard, partiellement reconstitué, mais incapable d’éviter l’éclatement, il n’aurait pas survécu. Craignant de perdre ce spécimen rare, les équipes scientifiques redoublent d’efforts pour retrouver ses différentes parties, avant qu’elle ne disparaissent, car ils veulent les conserver dans un bocal de formol, ou les momifier, à l’intention des futurs étudiants en Sciences Politiques de l’Université de Montpellier. Toute personne pensant avoir retrouvé un débris d’un morceau est priée de contacter le journal.

     Pour ceux qui n’ont pas suivi cette affaire depuis le début, il convient de rappeler que le Lacasaboudupla, apparu en 2014 dans l’agglomération de Béziers, est un mutant politique, une sorte d’O.G.M électoral, inconnu jusqu’ici, et dont le profil morphopsychologique est tout à fait étonnant.Il a été défini par les chercheurs comme un « homo archaosaurianus politicus emollitus magouillensis », Possédant à la fois des gènes de grenouille socialiste, de corbeau républicain, et de caméléon apolitique, le lacasaboudupla n’appartient à aucune espèce politique connue à ce jour, un peu comme l’ornithorynque, animal bizarre qui pond des oeufs, possède des mamelles et une sorte de bec de canard, à moins qu’il n’appartienne à plusieurs espèces à la fois, dont il serait une sorte d’ hybridation occasionnelle. 

    Engoncé et cuirassé dans les valeurs de la République, disant tout et son contraire, et le contraire de tout, s’indignant en écho du concert médiatique, pratiquant et rejetant le rejet de l’autre, laissant faire à son bras gauche ce que le droit ne veut pas faire, et réciproquement, cet animal de type mythologique, qui possède une énorme langue de bois, semble revenir de l’âge des Titans. Atteint d’une sorte de vision globulaire anachronique, qui décale de près d’un siècle sa perception du monde qui l’entoure, il croit voir partout Hitler et le Maréchal Pétain…

    D’après une étude récente du Professeur Louchibovitch, de l’Université de Mourmansk, il pourrait s’agir d’un dinosaure dégelé, pris dans les glaces de l’Arctique, remonté par glaciation des âges politico-préhistoriques, et que certains paléontologues ont voulu raccrocher à l’espèce des caméléono-frontrépublicano-fascistomanes. Selon ce grand scientifique, il allierait à l’intelligence des sauriens le clientélisme et l’esprit du clan du mammouth féodal.   

     Le début de son agonie a été clairement daté. Elle se situerait  au soir du 18 juin 2017. En effet, après avoir tenté en vain de se cacher derrière la candidate En Marche, le monstre préhistorique s’est aventuré sur la route de Murviel où, dans un sursaut désespéré, il a tenté de construire un barrage au Front National. Et c’est ainsi que, pareil au dragon serpentin, sorte de reptile évangélique à trois têtes, voulant lui barrer la route, il a été transpercé d’un coup de lance par Emmanuelle Ménard, ange électoral venu dans son char mettre un terme à ses agissements délétères… 

    Il a alors éclaté en trois morceaux, et depuis, les débris de ses différents discours et vestes bariolées jonchent le sol de l’agglomération, comme les morceaux épars d'un ballon de caoutchouc. Car en bon démagocrate jurassique qu’il était, il voulait parler tous les langages, ressembler à tout le monde et il ajoutait sans cesse un mot à ses mots, un morceau à ses vêtements, un ami à un ami. Mais sa voix et sa peau étaient arrivées à un point extrême de tension, et lorsque la lance de l’Archange Electoral l’a transpercé, dans un grand fracas, elles ont éclaté, pareilles à la toile sur laquelle s'exerce une pression trop forte. Oah sur le Lacasaboudupla ! C’est un destin terrible qui emporte aujourd’hui ce spécimen politique et archaïque rare dont la mutation n’aura duré que trois années. Puisse sa pauvre baudruche disloquée reposer en paix et pour l’éternité au paradis des miroirs de la Politicardise, là où les mots et les actes sont vides de sens et le sens vide d’actes et de mots

    Jean-Pierre Pelaez

    1-Bande bordeaux.jpg

    VOTRE VIN DE L’ÉTÉ

    Domaine Saint-Pierre1.jpg

    Domaine Saint-Pierre2.jpg

    1-Bande bordeaux.jpg

    Le Cours Gustave Fayet, une bouffée d’air frais à venir sur Béziers

    Ecole Fayet.jpg

    C’est dans le cadre exceptionnel du domaine Saint-Jean-d’Aureilhan que cet établissement ouvrira ses portes en septembre prochain. Il a aujourd’hui besoin de votre aide afin d’accueillir au mieux et ce au moindre coût les enfants en difficultés scolaires que l’Éducation Nationale ne parvient pas à aider.

    Cette école s’est implantée dans un quartier populaire de Béziers classé REP, le quartier la Devèze, où la précarité est un lieu commun. En effet, 40 % de la population du quartier est sans activité et 31,4 % de personnes vivent exclusivement de prestations sociales. Au niveau de la situation éducative, il s’avère que le décrochage scolaire touche les enfants dès l’âge de 11 ans. 3,2 % de personnes de plus de 15 ans uniquement ont achevé leur scolarité avec un diplôme niveau licence voire plus.

    En réponse à ce constat, la municipalité de Béziers a donné son accord pour ouvrir une école indépendante qui pourra répondre aux besoins humains de ce quartier.

    Cette école s’engage à :

      • Réaffirmer les parents comme premiers éducateurs de leurs enfants.

    En les impliquant dans un suivi plus régulier de leur enfant, dans les décisions de discipline et en encourageant les enfants à faire preuve de respect envers leurs parents.

      • Assurer aux enfants une maîtrise des enseignements fondamentaux.

    Grâce à des méthodes qui ont fait leurs preuves : la méthode syllabique pour l’apprentissage de la lecture, un enseignement de l’histoire chronologique, une régularité d’exercice du calcul mental, un travail de la mémoire au travers de poésies.

      • Personnaliser l’enseignement des élèves.

    Par les effectifs réduits des classes (12 à 15 élèves max), en organisant un suivi régulier de chaque élève, en l’accompagnant en lui fixant des objectifs de progression. Par ailleurs, les professeurs vivent en permanence avec leurs élèves et les accompagnent tout au long de leur journée (cours, repas, récréations, étude).

      • Offrir un cadre structurant aux élèves.

    En adaptant le rythme de la journée à l’enfant (matières fondamentales le matin et activités artistiques et d’éveil l’après-midi), en offrant un emploi du temps régulier et un cadre sécurisant à l’enfant, en privilégiant le travail en équipe, en misant sur l’apprentissage du savoir-vivre en encourageant les enfants à développer le respect d’autrui et de l’autorité, en cherchant le vrai en toute chose et en lui donnant le goût du travail bien fait. Le vendredi après-midi est réservé à une activité extérieure : la randonnée ou une sortie culturelle ou artistique.

    Le cours Gustave Fayet veut développer un esprit de cohésion au travers du port de l’uniforme. Il permet de créer un sentiment d’appartenance au groupe et encourage les élèves à se distinguer par leur caractère et leur comportement.

     

    1-Bande bordeaux.jpg

    Son1.JPG

    Son2.JPG

    1-Bande bordeaux.jpg

    Parapluies.JPG

    1-Bande bordeaux.jpg

    Canal1.JPG

    Canal2.JPG

    1-Bande bordeaux.jpg

    Fonseranes.JPG

    1-Bande bordeaux.jpg

    Ch'tis.JPG1-Bande bordeaux.jpg

    Congrès1.JPG

    Congrès4.JPG

    Congrès2.JPG

    Congrès3.JPG

    1-Bande bordeaux.jpg

    EN MARCHE, UNE VAGUELETTE

    En Marche, une vaguelette.JPG

    1-Bande bordeaux.jpg

    NKM : émotion générale, Xavier Lemoine : silence médiatique

    par Denis Lensel

    L’agression lâche et stupide dont Nathalie Kosciusko-Morizet a fait l’objet sur un marché du Ve arrondissement de Paris a fait l’objet de la réprobation générale : il est en effet normal qu’on déplore qu’un individu impulsif et peu courageux lui ait lancé ses tracts à la figure, en la faisant tomber à la renverse, alors qu’elle achevait sa campagne de candidate aux législatives.

    Cependant, l’agression très violente et non moins stupide dont le maire de Montfermeil Xavier Lemoine a été victime, quant à elle, a été presque totalement passée sous silence dans le paysage médiatique actuel…

    Pourtant, concernant Xavier Lemoine, les faits méritent aussi le détour : ce maire courageux a été volontairement renversé par un inconnu à scooter, alors qu’il avait décidé de procéder avec sa police municipale à un contrôle d’un groupe de jeunes qui se livraient à un « rodéo » particulièrement dangereux dans les rues. Projeté à terre devant l’hôtel de ville, il a été blessé au bassin et au cou. Membre du Parti chrétien-démocrate, ferme défenseur de l’institution du mariage judéo-chrétien contre la loi Taubira, homme de conviction largement réélu dans cette municipalité de la banlieue Nord, catholique social, il a assuré l’implantation d’une école du réseau « Espérance Banlieues » pour soutenir des enfants en grande urgence éducative.

    Investi initialement lui aussi pour les élections législatives en Seine-Saint-Denis, Xavier Lemoine s’est vu ensuite retirer – peu élégamment et peu courageusement – cette investiture par le parti des « Républicains », un parti politique en déclin qui lui a préféré une personnalité apparemment plus « passe-partout »… Ainsi, après qu’il a été bâillonné politiquement, voici que son sort est passé sous silence… Triste époque, avec trop souvent, deux poids et deux mesures, dans une commune démesure médiatique.

    1-Bande bordeaux.jpg

    Timbres1.JPG

    Timbres2.JPG

    Timbres3.JPG

  • Emmanuel Macron prend une déculottée au sommet européen

     Résultat de recherche d'images pour "macron europe"

    Premier sommet européen pour Emmanuel Macron : les demandes françaises ont été réduites à néant.

    Emmanuel Macron a été repris en main par Angela Merkel à l’occasion de son premier sommet européen. Mais… la presse subventionnée s’emploie à dissimuler le malaise.

    Il y a deux façons d’aborder le sommet européen qui s’est tenu en fin de semaine. Une première voie consiste à lire les conclusions du sommet et à compter les points. Une seconde consiste à lire la presse subventionnée. Entre les deux, on trouve très peu de points communs.

    Ce que le Conseil européen a réellement décidé

    Dans la pratique, le Conseil des 22 et 23 juin n’a repris aucune des demandes françaises annoncées de longue date par le président de la République. En particulier, il n’a ouvert aucun débat sur les travailleurs détachés, sujet sur lequel la France avait bandé les muscles en demandant un durcissement de la réglementation.
    Rien que par ce silence, la France subit donc une défaite en rase campagne qui montre le peu de cas que l’Europe fait d’une France engluée dans un huis clos gagnant-perdant avec l’Allemagne, même avec un Président nouvellement élu qui pense pouvoir défier Donald Trump.

    S’agissant de l’emploi, on notera d’ailleurs ce que le sommet a conclu :
    "S’appuyant sur les conclusions du Conseil de mai 2017, qui préconisent une stratégie pour l’avenir de la politique industrielle, le Conseil européen insiste sur le rôle essentiel de l’industrie, qui constitue un moteur important pour la croissance, l’emploi et l’innovation en Europe. Dans le prolongement de ses propres conclusions antérieures, il demande que des mesures concrètes soient prises pour que le marché unique dispose d’une base industrielle solide et compétitive".

    Les conclusions du Conseil ne visent pas à redire que le travail détaché est échevelé, mais que la prospérité viendra de la défense de l’industrie. Cette vision au demeurant très allemande met des mots sur un vide français : quelle est la politique industrielle d’Emmanuel Macron ? On l’ignore jusqu’ici et curieusement le Conseil européen s’est préoccupé de sujets qui n’ont aucun impact en France.

    Macron battu sur les mesures anti-chinoises

    Quant à l’idée d’empêcher les Chinois de prendre le contrôle à vil prix de nos pépites technologiques, Emmanuel Macron a fait un superbe bide. Voici en effet comment le Conseil a retranscrit la demande française :
    "Le Conseil européen est convaincu que le commerce et les investissements ne peuvent être libres que s’ils sont également équitables et mutuellement bénéfiques. Il invite par conséquent les co-législateurs à parvenir rapidement à un accord sur des instruments de défense commerciale modernes et compatibles avec l’OMC, qui renforceront la capacité de l’UE à lutter efficacement contre les pratiques commerciales déloyales et discriminatoires et les distorsions de marché. Le Conseil européen demande à la Commission de veiller à leur application rapide et effective par des mesures d’exécution non législatives visant à rendre les pratiques commerciales et les instruments de défense commerciale de l’UE plus réactifs et plus efficaces et de proposer, le cas échéant, des mesures complémentaires. Il demande en outre à la Commission et au Conseil d’approfondir et de faire avancer le débat sur la manière d’améliorer la réciprocité dans le domaine des marchés publics et des investissements. Dans ce contexte, il salue l’initiative de la Commission visant à maîtriser la mondialisation et, entre autres, à analyser les investissements réalisés par des pays tiers dans des secteurs stratégiques, dans le plein respect des compétences des États membres".

    Traduction : pour faire plaisir à Macron, on aborde le point. Mais on annonce déjà qu’aucune directive, aucune mesure réglementaire ne sera prise sur le sujet, et qu’en aucun cas, on ne tordra les règles de l’OMC. On notera aussi que le sujet sera repris en main par la Commission et sera discuté ultérieurement.

    Pour Macron, même traitement que pour Hollande ?

    Pour finir cet exercice où les demandes françaises ont été réduites à néant, Angela Merkel a pris son petit protégé par la main et lui a infligé l’une des fessées dont elle a le secret. Celle-ci prend d’ordinaire la forme d’une conférence de presse conjointe, où le Président français annonce qu’il ne fera plus rien à l’avenir sans l’autorisation et le consentement d’Angela Merkel.

    Macron n’a pas échappé à la punition.

    "Je veux dire ici combien à la fois le fait que nous ayons très étroitement préparé ensemble nos remarques à ce Conseil, que nos interventions aient été constamment en ligne et que nous puissions en rendre compte en commun est à mes yeux important. C’est en tout cas ce que je m’attacherai à faire, dans les années à venir, parce que je pense que quand l’Allemagne et la France parlent de la même voix, l’Europe peut avancer ; ce n’est parfois pas la condition suffisante mais c’est en tout cas la condition nécessaire".

    Dans la droite ligne de cet exercice où l’on apprend que les positions françaises au Conseil sont préparées avec l’Allemagne en amont, Macron a respecté les passages obligés de la déculottée. Sur les migrants, il s’est senti obligé de déclarer :
    "Nous devons accueillir des réfugiés car c’est notre tradition et notre honneur. Et je le redis ici, les réfugiés ne sont pas n’importe quels migrants. Ce ne sont pas les migrants économiques, ce sont des femmes et des hommes qui fuient leur pays pour leur liberté ou parce qu’ils sont en guerre ou pour leurs choix politiques. Nous devons ainsi faire preuve de solidarité quand un de nos voisins fait face à des arrivées massives de réfugiés ou de migrants".

    Tous les ingrédients sont donc réunis pour que, dans les cinq ans à venir, Macron conserve intacte la doctrine européenne développée sous Hollande d’un alignement systématique sur les positions allemandes sans contrepartie en faveur de la France.

    Le silence gêné de la presse subventionnée

    On lira en contrepartie les gros titres gênés de la presse française subventionnée, qui veut dissimuler le ratage macronien. En dehors du Point, qui titre « Macron au sommet de l’UE : premiers échanges, premier revers », le reste de la presse se montre d’une flagornerie extravagante.

    Ainsi, Les Échos, qui ne cachent plus leur soutien complet et acquis au Président, font croire à une victoire française. Plus complaisant encore, Le Monde se fend d’un titre ahurissant : « Conseil européen : avec Macron, l’Europe met en scène son sursaut ». Ils doivent avoir vraiment besoin d’un gros coup de pouce, dans ce canard, pour sortir de pareilles analyses.

    La tonalité est un peu moins obséquieuse au Figaro, qui fait le choix de reprendre une dépêche AFP et de centrer son papier sur les questions de défense. Sur le sujet, le quotidien de Serge Dassault en fait beaucoup avec un titre excessif : « Macron salue une avancée historique pour l’Europe de la défense », mais il évite quand même de sombrer dans l’asservissement de ses grands concurrents.

    Toute la question est évidemment de savoir combien de temps la presse subventionnée acceptera de compromettre sa crédibilité en soutenant de façon aussi grossière le président de la République.

    Par Éric Verhaeghe

    © Gaïa pour www.Dreuz.info

  • Ca coûte cher, les délires de la gauche

     

    La gauche crée des drames humains pour ses expérimentations dont les citoyens subissent les douloureuses conséquences.

    À cause de leurs « bonnes intentions » mal pensées, mal préparées parce qu’ils ont perdu tout sens commun, tout contact avec la réalité, et toute capacité à bien réfléchir parce qu’ils regardent le monde en idéologues, les socialistes, communistes et progressistes mènent des tests contre nature, contraires à la nature de l’homme, qui font le malheur de leurs compatriotes que de toute façon ils méprisent.

    Délire migratoire

    Au nom de cette stupide idée que les frontières doivent disparaître alors qu’eux se barricadent dans leurs riches propriétés fermées, gardées par des postes de contrôle, ils ont fait entrer des millions d’immigrés de pays arriérés musulmans. Pas dans leurs quartiers, pas dans les écoles privées de leurs enfants. Pas dans leurs country clubs ni dans leurs piscines non.

    Avec cette migration, c’est le tiers monde qui est arrivé avec ses valises pleines de son vide civilisationnel, de son néant économique, de son tissu social rétrograde où les femmes ne sont pas libres de s’habiller comme elles veulent, où l’égalité entre les sexes, la tolérance, la liberté d’expression, la liberté religieuse, la liberté de penser n’existent pas. Au nom de ce multiculturalisme qui est l’apposition d’une culture avancée à une culture attardée, la gauche a appauvri les populations parce qu’elles doivent subvenir aux besoins de ces immigrés, qui sur place étaient déjà incapables de se prendre en charge financièrement, et sont partis vers un monde occidental compétitif et hautement éduqué, où ils ont encore moins de chance d’y parvenir.

    Et avec ces migrants, ils ont importé le terrorisme, la haine du blanc, la haine des juifs, des chrétiens, et du mode de vie occidental et laïc.

    Délire des écarts de salaire

    Croyant aider les plus pauvres, la gauche qui n’a jamais travaillé dans une entreprise a imposé aux entreprises de nombreuses contraintes, dont le salaire minimum. Cela fait tellement longtemps que ce délire existe en France qu’il n’est plus possible d’en mesurer les effets pervers, mais une étude toute récente vient de jeter la lumière sur le sujet.

    Le résultat est celui que toute personne qui sait réfléchir pouvait prévoir.

    Seattle, une ville très à gauche des États-Unis, a été la première ville américaine à imposer un salaire minimum de 15 dollars de l’heure que réclament les démocrates pour l’ensemble du pays.

    Le salaire minimum concerne les emplois les plus bas de l’échelle sociale qui ne demandent aucune qualification, aucune étude, et où le salarié ne peut pas apporter sa valeur ajoutée rémunératrice. Ce sont des emplois pour jeunes, pour étudiants, pour migrants qui ne parlent pas la langue et n’ont aucune formation, et pour ceux qui n’ont fait aucune étude, n’ont appris aucun métier, bref n’ont rien fait pour gravir les échelons de la société.

    A Seattle donc, les plus modestes travailleurs gagnent maintenant 15 dollars de l’heure. Mais l’étude montre qu’à la fin du mois, ils rentrent chez eux avec un salaire plus faible en poche.

    L’étude de l’Université de Washington démontre que le salaire minimum à 15 dollars a fait progresser la masse salariale de 3%, et dans le même temps, a réduit de 9% le nombre d’heures travaillées, et fait baisser les chèques de salaire de 125 dollars par mois.

    Et la mesure a supprimé 5 000 emplois à salaire minimum, alors que l’économie de la ville est en pleine forme, que le taux de chômage est faible, et que l’emploi a progressé de 13% l’an dernier, mais pour les salariés qui touchent 19 dollars et plus de l’heure.

    Le salaire minimum de Seattle a été voté en 2014 comme un moyen de réduire les inégalités salariales, et aider ceux qui ont du mal à joindre les deux bouts tout en bas de l’échelle sociale.

    « C’est une lame à double tranchant, » a expliqué Jacob Vigdor, l’un des chercheurs de l’Université qui a travaillé sur l’étude du cas Seattle, « car si vous augmentez le salaire minimum, vous risquez d’appauvrir ceux que vous voulez aider. »

    Ce qui s’est passé est très simple et n’importe quel imbécile aurait pu le comprendre – mais pas un idéologue, même le plus diplômé : les entreprises qui emploient des salariés non qualifiés – on peut penser aux fast foods par exemple – travaillent sur un modèle économique basé sur des prix bas et des bénéfices faibles. Lorsqu’ils ont été contraints de relever les salaires, l’équilibre financier les a contraints à réduire le nombre de salariés, et le nombre d’heures travaillées. Simple logique.

    Délire anti-riche

    À force de punir les riches, que ce soit fiscalement ou socialement (l’ex-président Hollande déclarait qu’il n’aimait pas les riches), ils ont quitté le navire vers des horizons moins hostiles, et ont emporté avec eux leur vraie richesse : pas celle de leur patrimoine et de leurs comptes en banque, mais leur capacité d’investir, de créer, d’entreprendre et de créer la richesse, ce dont le pays manque cruellement.

    • L’année dernière, 12.000 Français détenant un million ou plus ont encore quitté la France.
    • De tous les pays du monde, la France est celui qui a perdu le plus de contribuables riches en 2016.
    • Entre 2000 et 2016, la France a perdu 60 000 millionnaires.
    • La situation s’est fortement aggravée à la fin du quinquennat de François Hollande : les seules années 2015/2016 représentent le tiers des départs sur cette période.

    Quand les riches s’en vont, le pays s’appauvrit encore plus, au lieu de remonter la pente. Qui sont les victimes ? Les plus fragiles.

    Délire du droit à l’enfant pour tous

    En permettant aux couples homosexuels d’adopter des enfants, les progressistes se sont assis sur le principe de précaution qu’ils ont lutté pour imposer. Ils ont sacrifié une génération entière au délire du gender selon lequel un homme et une femme sont identiques et interchangeables – ils ne le sont pas et de loin. Des drames psychologiques, des déséquilibres profonds et permanents, des suicides, des cas sociaux, vont être fabriqués pour satisfaire leur hypothèse infondée, non démontrée, non prouvée, mais que toute l’histoire de l’homme contredit, qu’un enfant n’a pas besoin d’un père et d’une mère pour se construire.

    Je pourrais poursuivre avec le délire égalitaire, qui est une forme de racisme et de sexisme puisqu’il part du postulat que certaines catégories de personnes doivent être protégées par des lois, car elles ne sont pas capables, seules, de lutter à égalité avec les autres.

    Je pourrais ajouter le délire contre la mondialisation, comme s’il n’était pas bon pour la France de vendre ses parfums, son industrie du luxe, ses alcools, son vin, partout dans le monde, ou le délire des inégalités sociales, comme s’il existait une logique à l’égalité sociale, comme s’il n’y avait pas des balayeurs et des footballeurs, des ordures à ramasser et des marchés à signer, des stars du cinéma qui ramassent des millions et des millions qui dorment sous les étoiles, des députés qui se votent des hausses de salaire et vous votent des hausses d’impôts… pour payer leurs hausses de salaire, des Eurodéputés qui infligent des amendes aux pays qui dépassent les 3% de déficit et augmentent leur budget de fonctionnement de 9% – financé par les pays qui ne doivent pas augmenter leur déficit, ou encore des députés qui se votent un système de retraite différent parce que celui qu’ils ont voté pour vous et vous ont imposé n’est pas bon.

    © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

  • « Affaire Las Vegas »: Macron dans la tourmente désigne des boucs émissaires

    http://www.dreuz.info/wp-content/uploads/2017/06/affaire-business-france-le-cabinet-de-macron-bercy-implique.jpg

    Déplacement de Macron à Las Vegas : Havas et Business France ont été perquisitionnés, le cabinet de Macron à Bercy est lourdement impliqué, tout est mis en place pour faire porter le chapeau à la ministre du Travail, impliquée jusqu’au cou, et tout ce beau monde sera jugé « responsable mais non coupable » dans la tradition française, je vous l’assure.

    Le cabinet d’Emmanuel Macron est impliqué dans l’organisation d’une soirée organisée à Las Vegas par Havas pour le compte de Business France. Une enquête pour violation présumée des règles de mise en concurrence est en cours.

    Mais ne vous y trompez pas, la véritable affaire n’est pas le dossier Las Vegas qui implique Macron, mais le fait que la corruption est partout au gouvernement (Bayrou et ses emplois fictifs, les combines d’enrichissement immobilier de Richard Ferrand, etc.) et l’affaire sera totalement étouffée sans grande difficulté, ne vous bercez d’aucune d’illusion.

    Libération indique, dans un article publié mercredi, que le cabinet d’Emmanuel Macron a été impliqué dans l’organisation d’une soirée organisée à Las Vegas par Havas via Business France qui a coûté près de 380 000 euros, qu’il est sous le coup d’une enquête pour violation présumée des règles de mise en concurrence, que la ministre du Travail Muriel Penicaud, à l’époque directrice générale de Business France, a fermé les yeux sur certaines dépenses douteuses relatives à l’organisation de cette soirée jupitérienne et princière, a contourné les règles de l’agence publique chargée de faire la promotion de la France auprès des investisseurs étrangers qu’elle dirigeait, et bien entendu, elle l’a fait sur ordres.

    Selon les éléments d’un audit réalisé par le cabinet d’audit EY (ex-Ernst & Young), que Libération s’est procuré, il n’y a « aucun doute sur l’implication du cabinet du ministre de l’Économie » de l’époque, estime le quotidien.

    « Nous comprenons que la définition exacte des besoins a pu être en partie déterminée par des personnes extérieures à Business France, en particulier le cabinet du ministre de l’Économie », pointe notamment ce rapport cité par Libération. Autrement dit, il y a les coupables : Macron, et il y a les boucs émissaires : Business France et la ministre Penicaud.

    Lors de cette soirée, qui s’était tenue le 6 janvier 2016 à Las Vegas, M. Macron avait rencontré des dirigeants de start-up françaises. Selon le Canard Enchaîné, le coût de l’opération aurait été de 381 759 €, dont 100 000 € pour les seuls frais d’hôtel.

    Dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte notamment pour favoritisme, les sièges de Business France et d’Havas ont été perquisitionnés le 20 juin.

    Sollicités par l’AFP, ni le groupe publicitaire Havas, ni Business France, agence publique chargée de faire la promotion de la France auprès des investisseurs étrangers, n’avaient réagi mardi après-midi.

    © Hervé Stammers pour Dreuz.info.

  • Communiqué de Gérard Gautier, Maire de Cers, Conseiller Régional d'Occitanie

    Ménard3-3.jpg



    Gautier-G.jpg« Je vote et j’invite à voter pour Emmanuelle Ménard !... »

    Ce dimanche 11 juin les Françaises et Français, pour la plupart écœurés par la politique de ces cinq pitoyables dernières années, ont confirmé, avec un taux d’abstention record, le vote, plus par défaut que par adhésion, de la Présidentielle.


    Le bon peuple a suivi et adhéré au changement du paysage politique de notre pays au bénéfice d’un Président-prestidigitateur, Emmanuel Macron et de ses « ralliements » inattendus, surprenants, parjures.


    Singulier parcours, tel un extraordinaire tour de magie, pour cet inconnu banquier d’affaire de chez Rothschild qui laisse bouches bée jusqu’aux plus férus des vieux routards de la politique. En moins de trois ans, sur son petit nuage, il devient Ministre de l’Economie, fonde en 2016 son parti «En Marche », brouille les cartes avec son « ni droite, ni gauche », fait fi des révélées fatales « primaires », tient bien souvent des propos approximatifs, erronés ou offensants tels « Villeurbanne dans le Région Lilloise », « l’île de Guyane », « la colonisation crime contre l’Humanité ».... Accompagné et choyé par un monde médiatique complaisant, il joue à la fois par la séduction et la crédulité populaire. Le voici un an plus tard, à 39 ans, Président de la République !... Et demain, comble de l’ingénuité, le bon peuple est prêt à lui donner une Assemblée parlementaire introuvable !... Qui dit mieux ?!....


    Et c’est là qu’avec une certaine fierté, l’on peut juger de l’esprit de résistance d’une majorité de biterrois qui a montré qu’elle n’était pas dupe !... Lors de ces deux scrutins les biterrois, sur la terre de Jean Moulin, se sont clairement exprimés courageux et réalistes.


    En éliminant le sortant et en arrivant en tête, dimanche dernier, Emmanuelle Ménard, a marqué des points. Il lui reste maintenant à concrétiser.


    Bonne candidate de par sa tempérament, son expérience professionnelle, sa culture, sa connaissance des dossiers locaux, elle a aussi à n’en pas douter, bénéficié de l’aura de son premier soutien. Celui de Robert Ménard, le maire de Béziers dont bon nombre de biterroises et de biterrois s’accordent à reconnaitre que « Béziers a bien changé » !...


    Pourtant en 2014, l’on aurait pu céder aux chants sirènes qui prévoyaient les pires scénarios pour Béziers... Certaines de ces sirènes, pourtant envoyées par deux fois au tapis, raisonneraient-elles aujourd’hui, pour donner telle ou telle consigne de vote... pour une inconnue...Riposte stupide, contreproductive qui n’aurait d’autre motivation que de nuire...Nuire pour nuire à cette terre Biterroise.


    Alors, gens d’ici, si vous êtes attachés au devenir de votre terre, un seul vote sera utile dimanche 18 juin. Le vote pour Emmanuelle Ménard, qui en plus d’œuvrer pour le Biterrois, sera la députée qui fera entendre au Palais Bourbon, dans cette assemblée que l’on nous prévoit d’ores et déjà formatée aux dictats du Président, la seule voix qui compte, la voix du peuple patriote, celui qui aime la France dans tout ce qu’elle a de beau et de grand.


    Gérard Gautier

  • Les conseillers départementaux apportent leur soutien total à Emmanuelle Ménard

    Conseillers-2.jpg

    De gauche à droite, Jacques Nain, suppléant, Marie-Emmanuelle Camous, Jean-François Corbière, Emmanuelle Ménard, Henri Bec, Nicole Zénon, Isabelle des Garets, Franck Manogil

     

    Avec Macron, ses alliés, ses futurs alliés toujours prompts à flairer la gamelle, ses petits soldats aux ordres, ne laissons pas s'installer le parti unique, source de tous les dangers.

    ALLEZ VOTER DIMANCHE

     

    Ménard2-1.jpg

    Ménard2-2.jpg

  • La Nouvelle Revue de Presse

    Le Midi Libre

    Valras1.JPG

     

    Valras2.JPG

    1-Bande bordeaux.jpg

    Le Midi Libre

    Manif1.JPG

    Manif5.JPG

    Manif2.JPG

    Manif3.JPG

    Manif4.JPG

    1-Bande bordeaux.jpg

    Le Midi Libre

    Son1.JPG

    Son4.JPG

    Son2.JPG

    Son3.JPG

    1-Bande bordeaux.jpg

    Le Midi Libre

    Man.JPG

    1-Bande bordeaux.jpg

    LES CONVICTIONS DE

    BRUNO LEMAIRE ! ÉDIFIANT

    Cliquez ICI

    Lemaire-Convictions.JPG

     

    1-Bande bordeaux.jpg

    LES BRILLANTES ANALYSES DE NOS HOMMES POLITIQUES :

    LAMENTABLE !

    Cliquez ICI

    Il ne sera pas président.JPG

     

    Immigration - Identité nationale - Frontières passoires : Macron et consorts se gardent bien d'en parler. La surprise, c'est pour après

    CHUT faut pas le dire13.jpg

    1-Bande bordeaux.jpg

    Candidate aux législatives pour l’Algérie en mai

    puis pour la France en juin !

     

    Publié par Gaia - Dreuz le 31 mai 2017

    Décidément les binationaux algériens ont une conception assez particulière de la politique. Après le cas Rachid Nekkaz qui s’est présenté aux élections en France puis a tenté sa chance comme candidat à la Présidentielle en Algérie, voilà un nouveau cas de dédoublement politique, qui a été révélé par les réseaux sociaux et qui a été grillé par certaines télévisions privées. En effet, Mme Fella Meslem qui s’est présentée comme candidate du parti Taj d’Amar Ghoul (1) aux législatives du 4 mai 2017 dans la région Europe et qui a échoué dans sa mission, s’est une nouvelle fois présentée aux législatives, mais cette fois en tant candidate ….pour l’Assemblée française. Cette dernière est candidate dans la liste du mouvement En marche créé par le nouveau président français élu Emmanuel Macron. Fella Meslem est en effet en lice pour les élections législatives françaises à Evry-Corbeil comme colistière de Jean-Luc Raymond. C’est ce qu’on appelle de l’opportunisme politique sans frontières.

    1) un nouveau parti, le Rassemblement de l’espoir de l’Algérie. Islamiste revendiqué.

    Meslem.jpg

    1-Bande bordeaux.jpg

    Serpent.JPG

    Sepent2.JPG

  • Les dessous d'une incroyable machination financière

    Vous vous en doutez, Médiapart n'est pas notre tasse de thé ! Mais nous savons reconnaître les choses bien faites. L'analyse du financement de la campagne d' E. Macron ne manque pas d'intérêt.

    Ce qui était, au choix, un coup-fourré des « milieux [dits] d’extrême-droite » ou une « manœuvre russe » deux jours avant le second tour de la présidentielle devient une vraie information : on connaît désormais les combines de l’incroyable machination financière qui a amené le produit marketing Macron à la présidence de notre République. Toutes ces révélations étaient bien contenues dans les Macron Leaks. Mediapart les relaie aujourd’hui.

    Cet article est peut-être un peu long mais vaut la peine d'y consacrer quelques instants. Cela donne une idée des forces qui vont désormais gouverner le pays.

     

    Macron-financement.jpg

     

    Pour financer sa campagne, Emmanuel Macron a réussi à mobiliser près de 13 millions d’euros de dons en un temps record. Loin de l’image cultivée par En Marche ! d’une campagne aussi spontanée que populaire, un puissant réseau de banquiers d’affaires a discrètement ouvert ses carnets d’adresses au nouveau président. Révélations

    Mail du 13 février 2017 : « Comme vous l’observez, notre start-up continue de tracer son sillon ! Alors que nous allons entrer dans le “dur” dans les prochains jours, nous avons plus que jamais besoin de soutien. » La start-up en question n’est pas une entreprise comme les autres. Et l’homme derrière son clavier n’a rien d’un banal VRP. Christian Dargnat n’est autre que l’ancien directeur général de BNP-Paribas Asset Management, branche du groupe bancaire chargée de la gestion d’actifs. « Marcheur » de la première heure, il a tout lâché en avril 2016 pour organiser « à titre bénévole » le financement de la campagne de son ami Emmanuel Macron. Dargnat, c’est l’homme du coffre-fort. Pendant des mois, il a multiplié les rendez-vous discrets, les dîners confidentiels et les mails de relance pour les riches donateurs, en plein accord avec l’actuel locataire de l’Élysée.

    Ce courriel du 13 février est adressé au collectionneur américano-allemand Olivier Berggruen, une figure incontournable du marché mondial de l’art. Dès le lendemain, le riche New-yorkais répond favorablement à la demande de Dargnat en promettant « de contribuer à 4 000 euros au mouvement et 4 000 euros au candidat ». Un virement est effectué deux jours plus tard : 8 000 euros en un message, voilà qui témoigne d’une redoutable efficacité.

    Une camarilla de banquiers d’affaire

    À l’image de cet échange, l’exploitation des milliers de mails et documents issus des Macron Leaks (voir Boîte noire) – ainsi que d’autres documents récupérés au fil de la campagne par Mediapart – permet de comprendre comment la garde rapprochée d’Emmanuel Macron a explosé les compteurs de dons entre avril 2016 et avril 2017 pour permettre à l’ancien ministre de François Hollande d’accéder au pouvoir, un an à peine après la création de son propre mouvement. À l’extérieur, Dargnat et les membres de l’équipe Macron ont tout fait pour démentir l’image du candidat des affaires, préférant insister sur l’afflux de petits dons. En réalité, c’est bien une camarilla de banquiers d’affaires qui a pris en main cette levée de fonds hors norme, mobilisant tous azimuts ses réseaux et carnets d’adresses au service du combat de l’ovni politique Macron.

    Cette stratégie s’est appuyée sur un raisonnement simple, résumé dans un court message de M. Dargnat en septembre 2016, alors que Macron vient juste de quitter le gouvernement : « Quand on sait que les dépenses de campagne présidentielle sont limitées à 22 millions d’euros et que nous pourrions contracter un prêt bancaire (à hauteur de 9 millions) remboursé si le candidat dépasse le seuil des 5 % aux élections, il nous reste donc à “trouver” 13 millions », expose l’ancien banquier. En clair, calcule-t-il, « si l’on arrondit à 10 millions le budget à trouver, il faut donc obtenir des dons de 1 333 personnes à 7500 € chacune [le plafond autorisé pour le financement d’une campagne – ndlr] ».

    En réalité, c’est dès le printemps 2016 que les plus fidèles soutiens d’Emmanuel Macron se sont discrètement activés pour organiser de façon méthodique la mobilisation de riches contributeurs. Emmanuel Macron est encore à Bercy, mais il veut déjà tout faire pour se présenter à la présidentielle. Une véritable « task force » s’organise alors autour de Christian Dargnat, le président de l’association de financement d’En Marche ! (AFCPEM). Dans cette petite équipe soudée, on trouve Emmanuel Miquel, capital-risqueur chez Ardia et trésorier de la même association, mais aussi deux de ses anciens camarades de HEC : Stanislas Guerini, directeur de l’expérience client chez Elis, délégué du mouvement à Paris et aujourd’hui candidat aux législatives dans la capitale ; et Cédric O, un jeune directeur d’usine du groupe Safran, ancien du cabinet de Moscovici à Bercy. Cédric O, garçon discret qui fuit les médias, a endossé le costume de mandataire financier de la campagne, dont il est un des couteaux suisses les plus efficaces.

    Pas très loin du « Premier Cercle » de riches donateurs ayant financé la campagne de Sarkozy en 2007

    Pendant des mois, ce petit groupe a manœuvré avec une seule idée en tête, quasi obsessionnelle : faire fructifier en un an des carnets d’adresses bien fournis, afin de fonder un club de « grands donateurs » aux profils globalement homogènes (urbains, CSP+, issus de grandes écoles). Nous sommes là loin, bien loin, d’un mouvement soutenu par une vague aussi populaire que spontanée, image que les communicants d’En Marche ! ont savamment cultivée et propagée. Et pas très loin du « Premier Cercle » de riches donateurs ayant financé une partie de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, même si l’entourage de Macron s’en est toujours défendu au motif qu’En Marche ! n’a jamais organisé de grand raout mélangeant tous les grands donateurs. Effectivement : les proches d’Emmanuel Macron ont été bien plus discrets.

    Dans les mails de l’équipe d’Emmanuel Macron, on retrouve un document de travail, diffusé et amendé en comité restreint en avril 2016 : la notice pour la chasse méthodique aux millions de la campagne. En Marche ! est alors un mouvement balbutiant, à peine créé. Le tout nouveau parti n’a enregistré qu’environ 400 000 euros de dons et promesses – à 95 % des grands donateurs à 7 500 euros. L’équipe veut passer à la vitesse supérieure en activant un impressionnant maillage des réseaux d’entrepreneurs, banquiers, avocats, lobbyistes et autres « influencers » susceptibles de dégainer un jour ou l’autre l’équivalent de 6,5 Smic pour aider le candidat Macron

    Ces généreux bienfaiteurs seront approchés les mois suivants à travers des dizaines de dîners organisés en France et à l’étranger, le plus souvent en présence du « chef », le surnom d’Emmanuel Macron. Ces sauteries, symboles du confinement et de l’endogamie d’une certaine élite, sont « très mal vu[e]s par certaines catégories de la population », convient En Marche ! dans une note interne. Mais elles sont aussi tellement rentables, surtout quand le candidat se déplace. Mi-avril 2016, un seul déjeuner à Londres au domicile privé de la directrice financière d’un site de vente en ligne permet de réunir 281 250 euros, selon un document d’En Marche !. Deux semaines plus tard, à Paris, un cocktail dînatoire génère 78 000 euros en à peine une heure et demie. La cash machine est lancée.

    Des rabatteurs très bien intégrés dans les hautes sphères économiques

    Pour multiplier les rencontres, l’équipe « fundraising » (« collecte de fonds ») d’En Marche ! a élargi son maillage par l’intermédiaire de rabatteurs, des sympathisants du mouvement – très bien intégrés dans les hautes sphères économiques – qui ouvrent leurs carnets d’adresses, accueillent des déjeuners, voire, parfois, organisent des événements « clés en main ». Ne reste alors au mouvement qu’à valider les listes d’invités et à organiser la venue du candidat. Détail financier non négligeable : les frais liés aux dîners effectués aux domiciles des donateurs sont des « dépenses privées non intégrées » aux comptes de campagne.

    Le 1er juin 2016, le conseiller de dirigeants d’entreprise Édouard Tétreau, un temps protégé par l’ancien PDG d’Axa Claude Bébéar, accueille l’un des tout premiers grands cocktails parisiens. « Durée : 1 h 30, dont passage Emmanuel d’1 h 00 », note minutieusement l’équipe d’En Marche !. Tout est millimétré : « Salutations 15 min/speech 20 min/Q&A [questions/réponses – ndlr] 20 min/sortie 5 min. » Les invités sont triés sur le volet : une trentaine de « quadra, hors CEO [PDG – ndlr] CAC40 ». Une semaine plus tard, Édouard Tétreau renouvelle l’expérience pour une nouvelle cible. Cette fois, 32 personnalités issues de « différents cercles (avocats, conseil, lobbying, édition, etc.) » sont concernées. Ne reste qu’à valider la liste d’invités. Mais « attention ! », alerte En Marche !, « un partner d’Image 7 », la boîte de la communicante Anne Méaux, qui conseille François Fillon, fait partie des convives potentiels.

    Un autre « PP » (pour « poisson-pilote ») du mouvement, Hélène Chardoillet, directrice du développement d’une PME dans le domaine bancaire et « amie » d’Astrid Panosyan, une ancienne conseillère du cabinet Macron, s’active aussi en coulisses. Au mois de mai, elle alerte Emmanuel Miquel sur le positionnement politique du candidat. « Les personnes que je connais et que j’ai commencé à approcher (5 sur cette dernière semaine) sont de sensibilité politique centre droit et leur retour en substance est le suivant », écrit-elle au trésorier du mouvement : flou sur le programme de Macron, danger de voir sa candidature « phagocytée » par François Hollande, faiblesse de son bilan à Bercy…

    « Mon sentiment, développe Chardoillet, si nous restons sur l’objectif précis du fundraising, est que cette cible centre droit n’est pas, pas du tout mûre pour la donation. Positionnement, programme et démarcation de Hollande seront des éléments clés pour que cette cible évolue. »

    « Si vous connaissez des gens désireux d’aider la cause »

    « Top de voir ces manifestations », se réjouit dans la foulée Emmanuel Miquel, dans un message en copie au reste de la direction d’En Marche !. Seul bémol : pour « aller dans le sens » de ce que « Christian [Dargnat – ndlr] évoquait de constituer une petite base de gens disponibles pour appeler des contacts », Miquel « pense qu’il faut être vigilant à ne pas trop diluer l’exercice de Fundraising. Il faut certes se démultiplier, mais le sujet FR [fundraising – ndlr] reste sensible ».
    Des demandes d’audience auprès du ministre

    Trois semaines plus tard, Christian Dargnat, encore lui, est à la manœuvre pour motiver ses troupes : « Si vous connaissez des gens désireux d’aider la cause [sic], n’hésitez pas à les orienter vers moi », encourage-t-il par mail. Un appel reçu cinq sur cinq. « Hello, une de mes amies me dit que son patron [d’une mutuelle – ndlr] souhaiterait participer à un de nos dîners. J’ai bien précisé que c’était réservé aux grands donateurs  », écrit Cédric O. Retour de Dargnat, un mois plus tard : « J’ai déjeuné avec le DG et [la responsable des affaires publiques du groupe – ndlr] : excellents contacts et gros potentiels de networking. Merci encore. »

    Très investi, Cédric O préconise aussi de convier à un dîner du mois de juillet un patron qu’il connaît personnellement : « Je ne suis pas certain qu’il donnera, mais c’est un très gros driver pour d’autres (sur la thune et en termes de réseau). » Bonne pioche : ce quadra donnera plus tard 2 500 euros à la candidature. « Pas mal », note, impassible, le mandataire. « Nous organisons le 1er juillet un déjeuner autour d’E. Macron : si vous avez des gens prêts à contribuer à hauteur de 7,5 K€, envoyez à Emmanuel Miquel et moi-même les coordonnées de ces personnes », relance encore Dargnat à une dizaine de ses contacts.

    Dans la liste, des gens helpful « au taquet »

    Dans la liste : Frédéric Surry, directeur des investissements actions et obligations convertibles à la BNP, Denis Panel, DG d’une des filiales du groupe bancaire, et un ancien de la maison, David Pillet, ex-business manager ayant fondé en 2016 sa propre société de conseil. Deux mois plus tard, une nouvelle soirée fait saliver l’équipe : 23 chefs d’entreprise « qui peuvent bcp aider » ont déjà promis d’être là. L’un d’entre eux, patron d’une jeune société d’investissement, semble « très helpful ». Un autre – dans le classement Challenges des plus grandes fortunes de France en 2016 – est carrément « au taquet ». La récolte promet d’être grandiose.

    L’équipe tient des tableaux précis de chacun des événements. Et Dargnat veille au grain : « Peux-tu m’envoyer la liste des invités (noms + adresses mails) de ton dîner afin que nous puissions suivre l’évolution des contributions et t’en rendre compte également ? », demande l’ancien banquier à l’organisateur d’un dîner. Les retours sont bons, mais il faut à tout prix garder le rythme. « Les amis, les deux prochaines semaines, nous n’avons pas de dîner FR, souffle Emmanuel Miquel le 20 juin. Nous nous proposons avec Christian de (re)mettre la pression sur ceux qui auraient déjà dû donner, afin de les relancer pour qu’ils donnent d’ici la fin de semaine. »

    Le trésorier soumet alors à son équipe une liste de sept noms, « soit un potentiel de 53 K€ pour cette semaine ». Ismaël Emelien, le plus proche conseiller d’Emmanuel Macron – il est aujourd’hui son conseiller spécial à l’Élysée –, se propose d’en appeler quelques-uns. Mais pas l’avant-dernier nom de la liste, celui du directeur général d’une grande entreprise française de sites internet : « J’avais en revanche senti […] [qu’il n’était] pas très chaud pour payer, il aide beaucoup en termes de conseil. »

    Une frontière entre fonctions parfois ténue

    À l’autre bout de la chaîne, le « chef » supervise les opérations par l’entremise de son cabinet. « Sophie [pour Sophie Ferracci, cheffe de cabinet de Macron à Bercy – ndlr], peux-tu nous faire un point avec les prochaines dates ? Merci bcp », demande le 2 mai 2016 Julien Denormandie, un autre membre de la garde rapprochée d’Emmanuel Macron, son ancien dircab à Bercy.

    À la même période, Dargnat sollicite Emmanuel Miquel et Cédric O pour qu’ils trouvent « des gens qui pourraient organiser des dîners » à l’occasion des déplacements à venir du ministre à « Orléans le 8 mai, La Rochelle le 9 mai, Toulouse le 19 mai, La Grande-Motte le 26 mai, Chalon-sur-Saône le 30 mai, Rennes le 20 juin, Annecy le 23 juin ». Très efficace à Paris, En Marche ! veut désormais braconner en région. Le mouvement assure que ces dîners provinciaux ont été des fiascos.

    Pas question, en revanche, qu’Emmanuel Macron s’investisse publiquement dans la collecte alors qu’il est encore à Bercy. « Tant qu’Emmanuel est ministre, je ne crois pas en sa volonté de vouloir signer les courriers [de remerciement aux donateurs de plus de 500 euros – ndlr] », prévient Julien Denormandie. Le « chef » se contente alors de textos. C’est que la frontière entre les fonctions est parfois ténue. Comme pour ce fondateur d’un fonds d’investissement, qui sollicite une audience auprès de Macron-ministre après avoir fait un don à Macron-candidat. Son message est directement transmis par Denormandie à Ferracci, sans que l’on sache si ce donateur a obtenu gain de cause : « Sophie, pour ta pochette “demande d’audience”. Merci beaucoup. »

    L’homme sérieux à lunette qui a annoncé la liste du gouvernement d’Édouard Philippe

    Le 15 septembre, Emmanuel Miquel, prudent, rappelle aussi la nécessité de vérifier « l’absence éventuelle de conflits d’intérêts (incompatibles avec les fonctions passées d’EM) » et le « caractère recommandable [sic] du donateur ». Il transmet une liste comportant les noms et coordonnées de 62 contributeurs – principalement domiciliés à Paris et Londres – représentant 276 000 euros de dons. Cette fois, c’est Alexis Kohler qui se charge de répondre. L’ancien directeur de cabinet de Macron à Bercy a alors officiellement quitté la campagne pour travailler dans le privé, mais il reste très impliqué dans l’organisation : « Je regarde de plus près demain mais je n’en vois aucun susceptible de poser problème à première vue », répond-il. Depuis le 14 mai, Alexis Kohler est le nouveau secrétaire général de l’Élysée. C’est lui, l’homme sérieux à lunettes qui a annoncé mercredi 17 mai la liste du gouvernement d’Édouard Philippe.

    Pour les donateurs étrangers, la prudence est de mise. « Vous êtes à l’aise avec les virements reçus ? », s’inquiète par exemple, le 2 février 2017, le mandataire Cédric O en découvrant les noms de plusieurs de ces donateurs étrangers sur un relevé de comptes. « Oui je les connais tous », répond Dargnat dans la minute.

    La banque saisit aussi à plusieurs reprises l’équipe du candidat. « Je suis à même de vous les réclamer [des justificatifs pour des virements en provenance de l’étranger – ndlr] en fonction des demandes de notre service des affaires internationales », prévient la directrice adjointe de l’agence du Crédit agricole où est logé le compte de campagne. Mediapart a ainsi identifié plusieurs situations litigieuses – toutes résolues a posteriori, selon les documents consultés –, dues notamment à l’incompréhension par certains donateurs de la réglementation française (interdiction de contribuer pour une personne morale ou dépassement des seuils).

    « Si cela n’est pas trop gênant »

    Le 21 mars, par exemple, le compte de l’AFCPEM reçoit un virement de 12 000 euros de la part d’un richissime donateur installé à Madagascar, Amin Hiridjee, très présent dans les secteurs de la finance, des télécoms, de l’immobilier et de l’énergie. « Nous sommes contraints de rembourser intégralement les dons qui dépassent les plafonds. Sur le compte de l’AFCPEM (financement candidat) le maximum autorisé est 4 600 € ; sur celui de l’AFEMA (financement mouvement), le max est 7 500 € », alerte Dargnat, avant de demander au frère du donateur – Hassanein Hiridjee, qu’il tutoie – s’il peut lui demander, « si cela n’est pas trop gênant », de faire « deux virements : un de 4 600 à l’ordre de l’AFCPEM et l’autre de 7 500 à l’ordre de l’AFEMA ». Pas de problème : « Je m’en occupe et te reviens », répond H. Hiridjee.

    Plus problématique est le sujet traité, début janvier, lors d’une réunion réduite à cinq participants. Les fidèles d’Emmanuel Macron ouvrent la discussion sur un point « spécifique » : le cas du « financement d’une vingtaine de donateurs libanais ». « Problème traité (identifié) », notent les participants dans leur compte-rendu. Sollicité par Mediapart pour en savoir plus quant à la nature du problème et sa résolution, En Marche!, rebaptisé depuis peu La République en marche, n’a pas retourné nos questions (voir la Boîte noire).

    Dès sa création, le mouvement a su générer une « forte demande pour organiser des événements » à l’étranger, ainsi que le mouvement le notait en avril 2016. De fait, les expatriés dans les pôles urbains de Londres, Genève, San Francisco ou New York ont été très actifs dans la collecte de dons. Parfois, les investisseurs étrangers ont aussi directement pris attache avec l’équipe.

    Plus de 57 % des dons proviennent des dîners et réseaux

    Tandis qu’Emmanuel Macron s’installait en tête des sondages, le dirigeant d’un important hedge fund à New York a par exemple sollicité fin mars 2017 Cédric O, par l’entremise d’une connaissance commune, pour qu’il organise une rencontre avec un membre du mouvement à Paris. O l’oriente alors vers Dargnat, qui accepte la mission : « Oui j’en fais 2 à 3 par jour [sic] des présentations de ce type… Cela me détend des négociations sur le prêt [En Marche ! est alors en pleine négociation – tardive – d’un emprunt de 8 millions – ndlr]. » Rien ne prouve dans la comptabilité analysée par Mediapart que cet investisseur ait financé la candidature, mais l’épisode témoigne de l’attrait du mouvement à l’international.

    Très organisée, la dynamique de dons n’a cessé d’affoler les compteurs. Dans ses toutes premières projections, En Marche ! prévoyait de récolter un total de 1,15 million d’euros par l’intermédiaire des campagnes de fundraising jusqu’en juillet 2016. S’il a tenu ce rythme de croisière (moyenne de 7 900 euros récoltés par jour) jusqu’au mois d’août, la cadence s’est considérablement accélérée dès le mois de septembre, au lendemain du départ d’Emmanuel Macron du gouvernement.

    Au 31 décembre 2016, selon la comptabilité du mouvement, En Marche ! avait récolté un peu plus de 5 millions d’euros de dons, bien au-dessus des 3,5 millions d’euros prévus dans son scénario central. Près de 70 % de cette somme – 3,482 millions – provenaient uniquement du travail de fundraising (dîners/réseaux) auprès de 669 donateurs (dont 400 à plus de 5 000 euros).

    La communication du mouvement a évidemment cherché à rendre compte d’une tout autre réalité. En avril 2017, dans un échange sur les éléments de langage à utiliser face à la presse, alors que Macron est pressé par certains médias de faire la lumière sur l’origine de ses dons, Ismaël Emelien préconise d’insister sur les 35 000 donateurs à l’origine de la collecte totale de 10 millions d’euros et de communiquer sur le don médian de 50 euros. Il note par ailleurs que « 1/3 des dons » sont inférieurs ou égaux à 30 €, « 2/3 des dons » inférieurs ou égaux à 65 € et que les « dons supérieurs à 5 000 € » ne représentent que « 1,7 % du total des donateurs ». Ou l’art de faire dire aux chiffres ce que l’on veut. Car en réalité, la place des « grands » contributeurs est centrale. Dans ses projections financières pour le début d’année 2017 (de janvier à mai), En Marche ! prévoyait notamment que les campagnes de fundraising lui rapporteraient 57,5 % des dons totaux du mouvement (contre 43,5 % pour le financement participatif).

    Le soutien sans réserve de la banque Rothschild

    Ce rythme soutenu n’a jamais entamé le dynamisme des argentiers de Macron. Après Paris, Genève, Londres ou New York, Dargnat a aussi intensément lorgné vers l’Afrique. Ainsi qu’en témoigne son message à l’égard du responsable d’une grande banque française sur le continent. « Comme évoqué, par votre intermédiaire et celui d’[…] et de quelques autres, ce serait exceptionnel de pouvoir organiser une levée de fonds sur le continent africain, et notamment en Côte d’Ivoire », lui écrit-il en juin 2016.

    Sollicité par Mediapart, le banquier – qui confirme avoir rencontré Dargnat puis Macron – déclare avoir refusé de s’engager : « La question d’une levée n’a en réalité jamais fait l’objet d’une discussion, affirme-t-il. J’ai dit clairement que nos fonctions ne pouvaient pas nous permettre de nous mettre en avant de manière ostentatoire. J’ai dit que si une visite en Côte d’Ivoire s’organisait, je pourrais y participer au titre de citoyen franco-ivoirien mais c’est tout. Je n’aime pas le mélange des genres. »

    D’autres banquiers n’ont pas songé à prendre de telles précautions. La banque Rothschild, où a travaillé Emmanuel Macron pendant quatre ans, lui apporte un soutien sans réserve. Fin septembre, Olivier Pécoux, directeur général de Rothschild – dans les faits il est le dirigeant opérationnel de la banque –, organise pour En Marche ! une rencontre de donateurs potentiels sur les Champs-Élysées. Déjà contributeur pour un montant de 7 500 euros au mouvement, M. Pécoux n’avait toujours pas été remboursé des frais engagés pour l’événement sept mois plus tard. L’a-t-il été depuis ? Il n’a pas répondu aux sollicitations de Mediapart.

    C’est son job de soutirer de la maille aux gens qui ont de la thune et en plus c’est une meuf

    Cinq autres associés-gérants de cette banque, interlocuteur privilégié de l’État dans des opérations capitales menées par le ministère des finances, ont aussi directement soutenu En Marche !. Il s’agit de Laurent Baril (don maximal de 7 500 euros), de Cyril Dubois de Mont-Marin (7 500 euros), de Cyrille Harfouche (7 500 euros), d’Alexandre de Rothschild (2 500 euros) et d’Arnaud Joubert (7 500 euros). Florence Danjoux – compagne de Vincent Danjoux (autre associé de la banque) – fait aussi partie des premiers donateurs (7 500 euros). Tout comme Luce Gendry (3 000 euros), associée-gérante jusqu’en 2016.

    Le 19 mai 2016, un cadre de Rothschild, Philippe Guez, a aussi organisé une récolte de dons dans son appartement du XVIe arrondissement. Y étaient conviés une dizaine d’invités – chefs d’entreprise, avocats, family office et investisseurs dans l’immobilier –, en compagnie de Christian Dargnat et d’Emmanuel Macron. « Tous ont été informés d’une contribution de 7 500 euros », précise alors l’hôte de l’événement.

    Dans un autre établissement bancaire, la banque privée Edmond de Rothschild, certains salariés se sont eux aussi très activement engagés dans la campagne. C’est le cas par exemple de Mylène Bonot, une chargée de partenariat qui n’a pas ménagé son temps dans la collecte. « Salut à tous. Suite à notre échange d’hier soir et comme convenu, je vous fais suivre le profil de Mylène, proposait Cédric O en avril 2016. Je pense qu’elle serait top pour donner un coup de main sur le fundraising pour gérer la bande passante de contacts : elle est très maligne, hyper sympa, c’est son job de soutirer de la maille aux gens qui ont de la thune et en plus c’est une meuf, ce qui est un atout non négligeable. Par ailleurs je la connais très bien et je lui fais confiance », ajoutait-il à l’époque.

    Depuis, la jeune femme s’est activement impliquée dans la prospection et la relance de « grands donateurs » du mouvement, en liaison étroite avec Emmanuel Miquel. Ni elle, ni l’équipe d’En Marche ! n’ont répondu à nos questions sur le cadre de cette mission. A-t-elle été rémunérée pour cette tâche ? Ou, peut-être, s’agissait-il d’un investissement à plus long terme ?

    => Source : Mediapart

  • REPORTAGE : UNE CAMPAGNE EXEMPLAIRE

     

    Ménard2-1.jpg

    Ménard2-2.jpg

    Ménard-Nain.jpg

    EMMANUELLE MENARD ET SON SUPPLÉANT JACQUES NAIN

    Millon.JPG

    LE SOUTIEN DE CHARLES MILLON ANCIEN MINISTRE DE LA DÉFENSE

    Culture.JPG

    AVEC LES ARTISTES BITERROIS

    Maaloula.jpg

    JOURNÉE DE SOUTIEN AUX CHRÉTIENS D'ORIENT - SOS MAALOULA

    Gely.JPG

    AVEC LE MAIRE DE LIEURAN - ROBERT GELY

    Cers.jpg

    AVEC LE MAIRE DE CERS - GÉRARD GAUTHIER

    Orpellières.JPG

    SUR LE SITE DES ORPELLIERES

    Rayssac.JPG

    AU CHÂTEAU DE RAYSSAC

    Permanence.jpg

    LA PERMANENCE EST TOUJOURS COMBLE

    Sérignan.JPG

    AVEC LES COMMERÇANTS DE SERIGNAN

    Valras3.jpg

    SUR LE MARCHE DE VALRAS

    JACQUES NAIN, SUPPLEANT ET EMMANUELLE MENARD

    MARIE-EMMANUELLE CAMOUS ET HENRI BEC CONSEILLERS DÉPARTEMENTAUX

     

  • L'humour toujours grinçant de Jean-Pierre Pelaez. Encoe une chronique qui a échappé au Petit Journal. Dommage

    Pelaez2.jpg

    IMPLOSION DU LACASABOUDUPLA

     

    Les chercheurs américains et français de Paris et New-York qui travaillent sur le mutant politique apparu dans l’agglomération de Béziers il y a près de deux ans viennent de faire une importante découverte : en effet, selon plusieurs indices concordants, ils sont en mesure d’affirmer que le Lacasaboudupla a implosé.

     
    Cette implosion, suivie d’une dislocation du tissu cellulaire, se traduirait par un gonflement polymorphe de sa partie centrale, dite aboudique, que l’on aurait aperçue, courant de réunions en réunions, et multipliant les photos et les selfies dans les rues. On le voit souriant, vêtu d’un costume bleu et portant des lunettes de soleil et, à la main, une mallette pleine de bouteilles de vins : il propose aux passants de trinquer en leur disant "oui oui tu es mon ami" . Cette partie centrale briguerait un nouveau mandat de député UMPS/LR en marche, mouvement électoral récemment créé, et où se réunissent tous les caméléonidés de la République. Par un phénomène de distorsion centrifuge, et de fusion nucléaire, les deux autres parties, à savoir la lacassique et la duplatoïde auraient fondu, on ne les verrait plus nulle part, on ne les entendrait plus, et, pour l’heure, elles se seraient totalement dissociées de la partie centrale… Selon plusieurs témoignages, cependant, on aurait pu apercevoir le bolide duplatoïde sur une orbite lointaine du candidat socialiste Fulledamon, mais cela reste à confirmer, ce dernier cherchant des électeurs avec un pendule, comme un sourcier cherche de l’eau dans les pierres du Larzac. Quand à l’autre partie dite lacassique, personne ne l’a vue nulle part, même pas aux réunions de la partie aboudique du mutant. Personne ne sait où il se trouve à l’heure qu’il est.

     

    Ce phénomène d’implosion est un événement scientifique considérable, puisqu’il viendrait corroborer la thèse selon laquelle le Lacasaboudupla serait génétiquement capable d’alterner des phases d’expansion et de contraction, et qu’il serait également en mesure de se métamorphoser grâce aux innombrables mitochondries présentes dans ses cellules ; ainsi par exemple, pareil au lézard qui a perdu sa queue, il pourrait supprimer ou faire repousser l’une de ses parties, au gré des phases électorales… 


    On le voit, c‘est une avancée scientifique sans précédent sur le Lacasaboudupla de l’agglomération de Béziers que vient de permettre la découverte de cette implosion, et c’est une mine de renseignements sur les phénomènes politicards qu’elle est en train d’apporter à tous les politologues du monde entier…


    A suivre…

  • Opération mains moites

    Ferrand Richard.jpg

     Richard Ferrand. (Sipa)

    Pourquoi la “moralisation” ne va rien changer

    Régis de Castelnau
    avocat.

     

    L’affaire Ferrand, qui empoisonne le nouveau président de la République quelques semaines après son élection, était un boomerang inévitable. Les équipes et les soutiens d’Emmanuel Macron, dont Richard Ferrand était une pierre angulaire, ont abondamment utilisé l’affaire Fillon quand elles ne l’ont pas organisée. Ce qu’il est légitime de qualifier de « coup d’État judiciaire » avait pour but de fausser l’élection présidentielle en disqualifiant le candidat de droite républicaine. Quelle meilleure cible que celui qui portait la soi-disant exigence de probité du nouveau pouvoir ? Et bien évidemment, ce qui permet de faire des gorges chaudes, c’est moins le fond du dossier de la mutuelle que la duplicité arrogante du secrétaire général d’En Marche!. Comme pour Cahuzac, chargé dans le premier gouvernement Ayrault de la lutte contre la fraude fiscale…

    Vite, une loi!

    D’habitude, ce genre d’affaire produit dans la classe politique, gauche et droite confondues, un étonnant mélange de sidération, de panique, et de zèle presque enfantin. Vite vite, une loi, une nouvelle réglementation ! Sauf que cette fois-ci, le candidat Macron ayant fait du renouvellement son cheval de bataille en surfant sur le scandale Fillon, il avait inscrit dans son programme une « loi de moralisation politique ». Et l’on peut dire qu’Emmanuel Macron a commencé fort. Outre quelques girouettes sans principe venues du camp d’en face, il a fait entrer au gouvernement des gens particulièrement vulnérables, et en particulier son Garde des Sceaux qui devait être le porteur de la fameuse nouvelle loi (!).

    Nos dirigeants sont médiocres et impuissants

    Il faut trouver des choses à dire, des choses à faire, mais aussi parce que la rupture avec ceux qu’on représente, avec les citoyens et les électeurs est génératrice d’une vraie souffrance. Comment restaurer la confiance ? Fébrilement, on se trompe de diagnostic, et par conséquent de remède. En fait, les Français se défient de leurs représentants politiques, moins parce qu’ils seraient malhonnêtes, que parce qu’ils sont médiocres et impuissants.

    Comme d’habitude, il est probable qu’il ne se passera rien d’intéressant ni d’utile. Le problème n’est pas une histoire de mots ou de textes. Il ne sert à rien d’ajouter à un arsenal déjà largement suffisant. C’est simplement une question de volonté politique. Alors comment expliquer ce feuilleton des « affaires » qui dure maintenant depuis près de vingt-cinq ans ? Comment se fait-il que l’on assiste aux mêmes indignations, que l’on entende les mêmes discours, que l’on lise les mêmes articles qu’il y a vingt ans, quinze ans, dix ans, cinq ans ?

    Le poison des années fric

    Les années 1980, que l’on a aussi appelées « les années fric » virent l’explosion simultanée de deux phénomènes. Tout d’abord l’inflation des dépenses politiques liées à l’adoption des méthodes de la communication commerciale. La corruption de la décision publique ensuite. Les partis politiques existent depuis longtemps dans notre pays et sont reconnus par la Constitution comme contribuant à l’expression du suffrage universel. En application d’un principe de liberté, ils ne faisaient l’objet d’aucune organisation juridique. La question de leur financement était taboue. Et ils vivaient tous d’expédients. La fin des partis de masse, avec l’effondrement des grandes idéologies et l’inflation des besoins, ont amené une forme d’industrialisation des expédients. L’essentiel de la décision publique (marchés, autorisations administratives) faisait l’objet  de contreparties au profit des organisations politiques. Cela s’appelle la corruption.

    La fin des années 1980 a vu l’éclatement d’un certain nombre de scandales, montrant que ce système n’était plus « socialement acceptable ». Tout le monde a compris qu’il fallait passer, comme dans d’autres pays (Allemagne, Italie), au financement public des partis. Une loi essentielle fut adoptée en 1990 sous le gouvernement Rocard.

    Le texte reposait sur trois principes : financement public en proportion du poids électoral, limitation drastique des dépenses de campagne, contrôle strict, assorti de sanctions, à la fois des campagnes électorales mais aussi de l’activité  financière des partis. Il s’agissait, je le répète, d’une véritable révolution copernicienne dans l’activité politique. Qui a eu des conséquences très positives, mais également des effets pervers. La loi et la réglementation ont évolué jusqu’à aujourd’hui, toujours dans le sens d’une plus grande rigueur, parfois d’ailleurs ridicule. La jurisprudence a pris le relais et on pourrait considérer que le système est aujourd’hui stabilisé. Malheureusement, les dernières élections présidentielles ont montré que le respect des textes était à géométrie variable et que le candidat Macron avait bénéficié outre, de la disqualification de son concurrent par la justice, d’une singulière mansuétude des organes de contrôle de la régularité du scrutin.

    Le refus de tourner la page

    Les années 80 avaient été incontestablement une période de folie, la corruption personnelle se nourrissant aussi de la corruption politique. Mais, qu’aurait-il fallu faire pour tourner la page? D’abord solder le passé. Ce qui aurait permis d’instaurer des mécanismes de contrôles efficaces. La peur du gendarme est une arme qui a ses avantages.

    Il y avait trois solutions :

    - L’amnistie. Avoir le courage du coup d’éponge en choisissant la bonne date. Soit 1995, soit 2002, le temps que les systèmes soient démontés et les mauvaises habitudes abandonnées. Cette solution aurait eu, entre autres mérites, celui d’éviter mélanges et anachronismes. Des faits qui se sont déroulés il y a très longtemps sont comparés avec des affaires d’aujourd’hui comme le démontre la mise en examen d’un vieillard de 88 ans pour des faits non encore établis qui se seraient déroulés il y a vingt-cinq ans. Cela aurait aussi facilité la mise en place des moyens de surveillance nécessaires sans s’en remettre uniquement à la machine judiciaire qui n’en a pas les moyens.

    - L’opération « mains propres ». Comme le fit l’Italie, et comme le préconisait Jean-Luc Mélenchon, un coup de balai, une table rase. Mais attention, une vraie «Mani Pulite ». Disparition de tous les partis à l’exception du PCI à peu près indemne, mais au prix une lourde opération de chirurgie esthétique, dont il sortit valide, mais défiguré. L’opération provoquera la disparition prématurée du paysage de 80 % du personnel politique. Le résultat chez nos amis transalpins, ce fut Berlusconi, le transparent Romano Prodi pour finir par Beppe Grillo. De toute façon, c’est trop tard pour faire ce genre de choses ici.

    - L’opération « mains moites ». La pire des solutions. Qui a été adoptée dans les faits. La décimation. La vie politique dans notre pays est égayée par les affaires depuis vingt-cinq ans. De temps en temps, on se passe les nerfs sur les quelques malchanceux qui payent pour les autres. De Gaymard à Ferrand en passant par Woerth, Thévenoud et Fillon. Rappelons-nous aussi Noir, Mouillot, Dugoin qui, douloureusement surpris, se défendaient en disant : « Mais tout le monde fait pareil !» Depuis 1988 – début des hostilités – la proportion des élus touchés est faible. Il y a 450 000 élus locaux et nationaux dans notre pays. En près de trente ans, quels sont les chiffres ? Détentions : peut-être une cinquantaine en comptant les provisoires. Mises en examen, disons 300. Jugements ou arrêts de condamnation définitifs : à ce jour moins de 100.  Et en général, ceux qui ont souhaité revenir en politique après ont été triomphalement réélus ! Une opération mains propres lente et molle.

    Ceux qui ne veulent pas que ça change

    Et tout ceci va continuer. Pour la bonne raison, que les principaux acteurs n’ont aucun intérêt à ce que ça change. Sinon, ils auraient agi depuis longtemps. Et qui sont ces acteurs ? Les trois sommets d’un triangle vaguement équilatéral : politiques, journalistes, magistrats.

    Les politiques : Pourquoi faire de la politique quand on peut déshonorer ses concurrents ? L’action politique, sans trop la caricaturer, se réduit aujourd’hui essentiellement à l’assouvissement d’une ambition personnelle, déconnectée de grands projets collectifs. Comment se distinguer de ses adversaires, sans clivages idéologiques et différences politiques ? Tout simplement, en jouant les chevaliers blancs et en essayant de les disqualifier moralement. Mais gardez-vous, chers petits Ivanhoé, gare au retour d’épée !

    Les journalistes : La transparence dans le brouillard ? La crise de la presse d’information est une évidence. Elle a des conséquences économiques qui retentissent lourdement sur sa qualité. La popularité des éditorialistes est aussi faible dans l’opinion que celle des politiques. Alors, que faire ? Deux choses : d’abord porter au pinacle les “journalistes d’investigation” en prétendant qu’ils sont une des pierres angulaires du contrôle démocratique. Lorsque l’on connaît un peu l’endogamie matricielle qui les lie à la sphère politique nationale, on rigole de bon cœur. Ensuite, profiter de ce qui constitue une niche économique. Quitte à accepter de se faire instrumentaliser par des intérêts qui n’ont rien à voir avec la recherche de la vérité. Aucune affaire politico-financière ne commence pour des raisons juridico-judiciaires. Dissimulé sous l’opacité de la transparence, il y a toujours un facteur extérieur, et souvent un imam caché : rivalités politiques, économiques, industrielles. Et une volonté d’instrumentaliser la justice pour des fins qui ne sont pas les siennes.

    Les magistrats : Inamovibles, puissants, et encensés par les médias, pourquoi changer ? Dans un pays où la tradition de régulation administrative a largement reculé au profit de la régulation juridique, intégration européenne oblige, la justice est confrontée à des responsabilités nouvelles. Prétendre qu’elle n’a pas aujourd’hui les moyens institutionnels de son indépendance est faux. Ne serait-ce que parce que les politiques en ont une peur bleue. La justice française n’est pas la pire, loin de là. Mais, incontestablement, elle souffre d’abord de son manque de moyens et d’une difficulté d’adaptation à ses responsabilités nouvelles. Longtemps soumise au pouvoir politique, elle a fait de la recherche de son indépendance un objectif en soi. Or l’indépendance n’est qu’un moyen, celui qui peut garantir son impartialité. Cette impartialité est souvent maltraitée par la magistrature française, où la culture arbitrale est faible. Or, en droit, le juge est là pour appliquer la loi et arbitrer entre des intérêts contradictoires. Le hiatus, c’est qu’il se vit aussi comme garant de l’ordre public. Cela n’est pas déshonorant, mais ce n’est pas sa mission. Inutile de dresser la liste des juges justiciers, tout le monde la connaît. De Thierry Jean-Pierre à Serge Tournaire en passant par Éric Halphen et Eva Joly, combien de fois le respect des règles et l’impératif d’impartialité sont passés au second plan au profit d’objectifs purement politiques, d’ambitions personnelles, d’envie de succès éditoriaux, et de satisfactions d’amour-propre?

    Changer le scénario ?

    Et cela durera. Les scénaristes de cette triste comédie ne changeront rien. Ils n’y ont aucun intérêt. Jusqu’à la prochaine clameur. Le soap Opération mains moites a de beaux jours devant lui. Les acteurs changent, mais le scénario restera aussi définitivement répétitif que celui des Feux de l’amour.

    En attendant, nous allons avoir trois nouvelles « grandes lois de moralisation politique » qui seront aussi inutiles que beaucoup des précédentes, et qui ne restaureront pas plus la confiance. Mais qui vont présenter cette fois-ci l’énorme défaut d’affaiblir les institutions démocratiques. À force d’avoir enfermé les fonctions politiques dans des carcans, on est arrivé au bout. Pour faire plus sévère encore pour les mutiler et les affaiblir, il faut savoir que l’on est arrivé à l’os. Et c’est pour cela qu’on nous annonce la mise en cause des principes : suffrage universel, séparation des pouvoirs, immunité parlementaire etc. etc.

    Alors que faire ? Monsieur le président de la République, si je puis me permettre, abandonnez cette idée des trois grandes lois (dont une révision de la Constitution) dont la rédaction et l’adoption ne vont vous attirer que des contrariétés. Faites réaliser une compilation des textes existants relatifs à la responsabilité personnelle des décideurs publics, ils sont bien suffisants. Et si vous voulez inaugurer une ère nouvelle marquée par l’exigence pour l’avenir de l’irréprochabilité, soldez le passé en utilisant une méthode que votre maître Paul Ricoeur lui-même conseillait l’amnistie.

    « Le philosophe se gardera de condamner les successives amnisties dont la République française en particulier fait grande consommation, mais il en soulignera le caractère simplement utilitaire, thérapeutique. Et il écoutera la voix de l’inoublieuse mémoire, exclue du champ du pouvoir par l’oublieuse mémoire liée à la Refondation prosaïque du politique. À ce prix, la mince cloison qui sépare l’amnistie de l’amnésie peut être préservée. » (Paul Ricoeur, La mémoire, l’Histoire, l’oubli, Le Seuil, 2000, p. 651.)

    Man-Canards.JPG

     

  • L'Algérie à la veille de s'effondrer.

    Benouari.jpg

    Ali Benouari, ancien ministre au Trésor (fondateur du parti Nida El Watan).

    © Copyright : dr

     

    Un ancien ministre algérien prédit l’effondrement de l’Algérie en 2019

    Une nouvelle sinistre prédiction de l’effondrement du régime algérien à l’horizon 2019, établie cette fois par l’ancien ministre au Trésor, Ali Benouari. Il explique comment le président Bouteflika a réuni tous les ingrédients d’un chaos total en Algérie.

    «Attention à ce qui se passe en Algérie! Ce grand pays, le plus grand d’Afrique et du monde arabe, est menacé d’effondrement, dans l’indifférence générale». L’alerte n’émane pas cette fois d’une quelconque «partie ennemie», elle n’est donc pas l’oeuvre d’un «complot extérieur», comme le régime de Bouteflika a tendance à le claironner à chaque mise en garde internationale contre le scénario de chute de ce régime rentier, grabataire et en rupture de ban. Non, l’avertissement provient de l’intérieur de l’Algérie, précisément de l’ancien ministre algérien au Trésor, Ali Benouari. Dans une tribune libre publiée sur le site algérien CNP News, il détaille les uns après les autres les syndromes d’une faillite inévitable. «Cela ne se voit pas encore, mais tel un meuble mité, il (le pays) est rongé de l’intérieur», diagnostique-t-il, mettant le doigt à la plaie. L’Algérie est «mitée par une gestion désastreuse qui n’a jamais fait l’objet de la moindre autocritique, en cinq décennies de gestion populiste, nourries par la rente pétrolière», assène-t-il.


    A défaut de travail d’auto remise en question, il va donc incomber à d’autres de le faire à la place du régime. Ali Benouari, ancien argentier sous le gouvernement Ahmed Ghozali (91-92), en fait partie. Dans sa tribune libre, il va droit au but et pointe l’index vers  le régime et précisément «l’artisan en chef du Système politique algérien à l’Indépendance», en l’occurence Abdelaziz Bouteflika, qui «a fini par l’incarner totalement à partir de 1991». «Son triomphe total aura été paradoxalement l’accélérateur de la débâcle d’un système qui a réussi à diviser les Algériens, détruit le rêve d’une union des peuples nord-africains et compromis la stabilité et l’avenir de la région», pointe Ali Benouari. Elevant la servilité au rang de critère absolu pour accéder aux hautes fonctions, au détriment de la méritocratie, «l’actuel pouvoir a poussé à l’exil des centaines de milliers de cadres et perdu une occasion unique de rattraper les retards accumulés dans tous les domaines», relève M. Benouari, lui-même amené à chercher une autre nationalité, en l’occurence la nationalité suisse, à défaut d’opportunités dans le cadre d’un régime incroyablement méprisant envers les compétences nationales algériennes. «Le refus obstiné (du régime) de voir l’Algérie telle qu’elle est, dans un monde qui a profondément évolué, l’a conduit à refuser d’introduire la moindre réforme à un système de gouvernance aussi inefficace que dangereux», relève-t-il encore. Avant de larguer cette bombe à fragmentation: «Il est quasiment certain qu’en 2019, au terme de son quatrième mandat, le pays sera passé à côté de quelque chose de géant: une manne de près de 1000 milliards de dollars engrangés en 20 ans, fruits de ressources non renouvelables. Qui aurait suffi à financer les besoins en développement de tout le continent africain»!


    Vous avez bien lu: une manne de 1000 milliards qui aurait suffi à financer les besoins en développement de tout le continent africain!

    Circulez, rentrez, il n’y rien à voir. Cette manne «céleste» aura plutôt servi à "créer les conditions d’un chaos indescriptible, au lieu de servir à remettre (rien que) le pays sur les rails grâce à des réformes hardies que personne n’aurait pu contester» !, indique l’ancien Trésorier de l’Algérie, la mort dans l’âme. Pire encore, «les énormes besoins sociaux, dopés par la rente pétrolière et une démographie galopante (un accroissement de plus de 20 millions d’habitants au cours de la période 1999-2019) ne pourront plus être couverts par suite de la dissipation de la rente pétrolière», observe-t-il. Et d’enfoncer encore ce clou: «Le pays ne produit presque rien. Il survit grâce aux importations»! Rien donc hors des hydrocarbures (98% des exportations), alors que le reste, soit les 2% restants, sont aussi un don de la Nature, en l’occurence les minerais dont regorge l’Algérie!

    L’ancien Trésorier de l’Algérie étaie ses prévisions par des arguments chiffrés. «Le déficit de la balance des paiements atteindra des sommets en 2019, de même que le chômage et l’inflation. Son ampleur exposera le pays à une crise de la dette analogue sinon plus grave que celle qui a résulté de la crise pétrolière de 1986-1987. Il tourne à 30 à 35 Milliards de dollars par an depuis trois ans», chiffre-t-il. «Le déficit budgétaire dépasse déjà 15% du PIB et restera au moins aussi important qu’aujourd’hui. Il ne peut plus être couvert par les recettes fiscales accumulées au titre du Fonds de régulation de recettes, qui sont déjà épuisées», prévient-il. Une prévision qui, qu’à Dieu ne plaise, entraînera des conséquences désastreuses. «Ce déficit empêchera, s’il n’était résorbé d’une manière ou d’une autre, de payer les fonctionnaires, d’assurer les services publics et maintenir les subventions aux catégories sociales les plus vulnérables». «En 2019, ces déficits ramèneront les avoirs extérieurs du pays à zéro. Ce scénario n’a rien d’exagéré, le pays l’ayant déjà vécu»


    Il en ressort qu’à l’issue du quatrième mandat du président Bouteflika, l’Etat algérien, ou ce qu’il en reste, n’aura même pas de quoi payer les salaires de ses fonctionnaires, à plus forte raison «acheter la paix sociale» via la subvention tout azimut des besoins de la majorité des citoyens habitués à la rente.


    Une éventualité qui risque de sonner le glas définitivement du régime algérien, qui ne doit sa «survie» qu’à l’ «achat de cette paix sociale». Le spectre du début des années 90 et donc de la guerre civile, avec son long cortège funèbre (250. 000 morts), risque ainsi de se reproduire. «A mon arrivée au gouvernement en 1992, les caisses étaient vides et la banque centrale ne pouvait plus dénouer les opérations de swaps sur or (c’est-à-dire racheter l’or vendu au comptant) effectuées l’année précédente. Il manquait, pour ce faire, 1,5 milliards de dollars. Autant dire que les réserves de changes étaient négatives!», rappelle Ali Benouari. «Cette situation nous avait conduits à mobiliser tout l’appareil de l’Etat dans une gigantesque opération de mendicité internationale dont les seuls résultats étaient de nous maintenir dans le même état de précarité financière mais avec des abandons progressifs de souveraineté et un enlisement progressif du pays dans la guerre civile».


    Voilà, le mot est lâché: la «guerre civile» risque de se reproduire au bout du quatrième mandat de Bouteflika. Autant que le spectre d’un «rééchelonnement en bonne et due forme qui fût décidé en 1994, permettant de reporter sur 15 ans les échéances de la dette qui absorbaient la quasi-totalité de nos recettes extérieures». «Le risque est donc sérieux de se retrouver de nouveau dans la situation de ne pas pouvoir couvrir les besoins du pays en nourriture, biens d’équipements et matières premières pour maintenir l’économie en état de fonctionnement minimal», prévient encore Ali Benouari. Une prévision confirmée par les rapports internationaux mais que le régime de Bouteflika, qui fait de la fuite en avant une "politique d'Etat"!, ne veut pas regarder en face.
     

    Ziad Alami

    Le 360

  • Raffarin et "Les constructifs" ! A quoi bon voter Républicains ou socialistes. Tous les gamélars à la gamelle

    Raffarin.jpg

     

    En votant pour la droite UDI-LR, vous votez pour Macron. Il n’y a même plus le moindre doute. C'est annoncé clairement.

    Il n'y a que ceux qui font semblant de ne pas voir qui ne voient pas !

     

    Le paysage politique accélère sa décomposition, grâce à Macron. À gauche, l’opération siphonnage du PS a été menée de façon exemplaire, avec la participation remarquable de Hollande, Valls et Hamon.

    À droite, les acteurs de la macronisation sont très nombreux et tout aussi talentueux. Avec mille nuances. Il y a donc les ralliés, intronisés, macronisés, autour du baron Philippe. Il y a tous ceux qui en rêvaient et qui le seront, à un moment ou à un autre du quinquennat, quand il faudra faire entrer des remplaçants sur le terrain, et qui se préparent, tel le juppéiste Maël de Calan, qui affiche franchement la couleur : « Une droite ouverte pour réformer avec Macron. »

    Et puis, il y a M. Raffarin, qui organise le club de supporters LR qui soutiendra Macron et votera la confiance au gouvernement Philippe (Le Figaro du 24 mai). Ce nouveau club de députés de droite, pas encore élus au demeurant, s’appellera « Les Constructifs ». Et cette proposition collaborative, comme on dit aujourd’hui, recueille l’assentiment de beaucoup de responsables : centristes, évidemment, avec MM. Lagarde et Arthuis ; juppéistes, bien sûr, radicaux a fortiori.

    Donc, en votant pour la droite UDI-LR, vous votez pour Macron. Il n’y a même plus de doute. Ils le disent avant.

    Et, pour une fois, on peut leur faire confiance pour tenir leur promesse ! Mais alors, à quoi bon voter encore pour cette étiquette : « la droite et le centre » ?

    Dans ces conditions, on s’étonne que les sondages accordent encore 20 % à cette tendance. Quand on se vide des deux côtés et qu’on est destiné, tout comme le PS, à rejoindre à terme le plancher des 6 %, c’est quand même étonnant, cette stabilité à 20 %, cette lenteur dans l’effondrement. Vote d’habitude de la France âgée ? Coefficient personnel de certains élus ? Peut-être. Mais, à l’heure de la décomposition, cette sclérose, cette glaciation de 20 % de l’électorat est vraiment surprenante. Il ne faudrait pas qu’elle dure trop car cette stérilisation de votes qui pensent être « de droite » risque d’interdire une vraie recomposition qui arrivera tôt ou tard. Mais il y a un espoir : la démographie. L’électorat Fillon-LR est majoritairement constitué de personnes âgées. Cette tendance lourde, ajoutée à la macronisation, pourrait en quelques années laminer cette droite sans conviction et sans tête.

    Mais visiblement, pour l’heure, au moment d’emprunter ce qui ressemble à une pente fatale, cette droite âgée s’achemine docilement vers l’isoloir pour remettre le même bulletin qu’elle met depuis quarante ans. Sans voir l’échec, les trahisons, l’absence de convictions, la participation de cette droite aux multiples « déconstructions » du pays (économique, culturelle, sociétale) que M. Macron souhaite intensifier.

    Ils se sont mis en marche derrière les « Constructifs » de la déconstruction entreprise par Macron. Il leur fallait bien une bonne raffarinade pour finir en beauté.

    Pascal Célérier

    Celerier Pascal.jpg