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Le Pays réel - Page 15

  • Il est terrible pour un pays d’avoir pour chef un esprit faux.

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    Par Hilaire de Crémiers

    Politique magazine

    Notre président s’agite : il essaye d’être sur tous les fronts. Partout, ce ne sont que discours, les uns soigneusement préparés, prolixes autant que minutieux, les autres jetés à la venvole comme autant de propos perdus où se glissent des répliques incongrues qui ne révèlent que trop ce que l’homme est et ce qu’il pense.

    Des réformes. Pourquoi ?

    Il s’exténue et il exténue ses ministres à tenter de résoudre des problèmes, en fait, dans le cadre actuel, sans solution. Il le sait, d’ailleurs, pertinemment. Plus rien de ce dont s’occupent l’État et les pouvoirs publics, ne fonctionne correctement en France. Les premiers à le dire sont les ministres concernés : « le pays est à réparer ». Bravo pour ceux qui sont passés avant !

    Des mesures sont prises ; les fameuses ordonnances promulguées ; des lois votées à tour de rôle. Après l’annonce d’une renaissance qui se ferait grâce à la vaste conception d’un programme différent, plus intelligent et mieux adapté que tous les autres, ces mesures, décidées les une après les autres, paraissent quelque peu dérisoires et personne ne comprend ni ne voit quel bénéfice en tirer. Chacun, en revanche, évalue ce qu’il va lui en coûter, particuliers ou collectivités : moins d’aides, voire pour certains beaucoup moins ; moins de revenus ou de recettes, voire beaucoup moins. Inutile ici d’aller dans le détail. Les coups de rabot sur certains secteurs deviennent des coups de hache : emploi, logement, bâtiment, administration des territoires et des collectivités à qui sont retirés 13 milliards au bas mot, industrie, commerce, tout en souffrira.

    On a beau dire, au vu de quelques chiffres, que la situation s’améliore ; le citoyen de base a le clair sentiment du contraire. Les responsables publics savent fort bien, eux, qu’ils ne peuvent plus arriver à faire vivre les communautés, les collectivités, les institutions et les établissements dont ils ont la charge. Si l’on savait au moins à quoi sert l’effort exigé !

    Très joli de dire que la flexisécurité (!) revitalisera le marché du travail et redynamisera l’économie : vient un moment où les mots ne sont plus que des mots. Plus personne n’est content. Groupe après groupe, corps après corps, profesion après profession, tous se retournent contre un président et un gouvernement dont il est permis de se demander s’ils ont encore le souci des Français.

    Leur cote de popularité, paraît-il, remonte ; mais que signifie-t-elle ? Les évènements prennent peu à peu une allure tragique : pas seulement à cause des menaces du terrorisme, mais à cause d’un sentiment diffus d’insécurité générale que tout le monde éprouve, nationale et sociale, morale autant que matérielle. Que dire aux Français qui voient démanteler et brader, avec le consentement des plus hauts responsables, leurs plus beaux fleurons industriels, les uns après les autres, dont Alstom est l’exemple-type ? Et sacrifier leur agriculture à l’Europe et aux traités imposés de la mondialisation ? Et livrer leur commerce à un libre-échange aberrant ?

    L’Europe seule

    Macron, que peut-il ? Que fait-il ? Eh bien, c’est là toute la question ! Il suffit de bien l’écouter pour comprendre ? Il est, au fond, indifférent à la situation française actuelle ; à la vérité, il se considère comme au-dessus. Il s’active, certes, mais il resitue ses actions dans le plan grandiose qu’il a dans la tête et qui, pour lui, est le guide de sa réflexion et de sa vie. Il le dit clairement : les réformes qu’il entame pour la France, ne sont entreprises que pour satisfaire à des exigences futures, premières adaptations qu’il envisage progressivement pour mettre la France d’hier à l’heure de l’Europe de demain. Pas de l’Europe d’aujourd’hui ! De l’Europe de demain dont il a conscience d’être le promoteur attitré et dont il exerce en vertu d’un charisme supérieur la mission prophétique. Entendez-le proférer son oracle sur la Pnyx, devant le Parthénon ! Écoutez-le enseigner son docte savoir à la Sorbonne : il délivre en longues phrases qui se veulent lyriques, son message au nouveau peuple de l’Europe qu’il interpelle pour l’engager sur la voie sublime de l’avenir. Il sait ce qu’il faut à l’Europe ; il le propose ; il va même l’imposer. « La feuille de route », comme il dit, de la nouvelle Europe, celle qui doit la sortir des erreurs du passé récent pour retrouver l’élan des pères fondateurs, est déjà établie. Et par ses soins. Il possède la vision, la vraie, l’intelligente, celle à laquelle tous ne peuvent que se rallier.

    C’est une refondation, mais non bureaucratique et normative. « Ceux qui voudraient fantasmer une identité figée ne savent donc pas quel est le mythe né sur ces rives : celle d’une métamorphose constante… ». Voilà l’idée qui doit stimuler l’imagination ! Rien n’est pire que « le rétrécissement sur les frontières », « le recroquevillement ». L’Europe des chiffres et des techniques y avaient cédé, en quelque sorte.

    La souveraineté ne doit plus appartenir aux nations, aux États. C’est à l’Europe nouvelle d’assumer toute la souveraineté qu’il est nécessaire et moral d’arracher aux nationalismes, car le nationalisme est le mal absolu, principe de haine et de division. « Le repli national est un naufrage collectif » ; toute action limitée au cadre national n’est plus, de nos jours, qu’« une absurdité ». Qui ne saisit qu’une réforme institutionnelle s’impose dans la logique de cette conception ? « Il faudra inventer une gouvernance forte qui nous fera souverain, avec un budget de la zone euro, avec un véritable responsable exécutif de cette zone euro et un parlement de la zone euro devant lequel il devra rendre compte. » Et déjà, lance-t-il, « je veux défendre pour les prochaines élections européennes des listes transnationales » !

    Les peuples ne sauraient dire « non » ; sinon – et c’est ce qui est arrivé – les dirigeants sont obligés de manœuvrer dans l’hypocrisie. Pas de référendum donc, mais de la pédagogie : « Que partout où les dirigeants choisiront de suivre cette voie, et je le souhaite avec ardeur, dans chacun des États membres, nous puissions pendant six mois (le premier semestre 2018 !) organiser des consultations, des conventions démocratiques qui seront le temps durant lequel partout dans nos pays nos peuples discuteront de l’Europe dont ils veulent. ». Et ce sera, bien sûr, l’Europe de Macron ! N’est-ce pas génial ? Ce sera, dit-il, « la vraie démocratie », « la vraie souveraineté », car ses propositions ont toujours cette caractéristiques d’êtres « vraies ». Le reste est fausseté, mensonge, stupidité, incohérence. Les « il faut », les « on doit », les « je veux » rythment ses phrases, toutes impérieuses, qui déroulent son plan implacable et grandiose.

    Du mauvais Hugo

    Et, dans son discours à la Sorbonne, d’énumérer tous les domaines, en insistant sur le numérique, bien sûr, pour faire ultra-moderne, où cette Europe souveraine, enfin démocratique, s’imposera comme la grande puissance du futur. Merveille qui éclairera l’humanité tout entière et d’où rayonneront sur le monde les valeurs de l’Humanité, du Droit, de la Justice et de la Culture.

    Ah ! la culture, comme Macron en parle, quand il évoque cette Europe « plurilinguistique » – eh, oui ! – où tout jeune aura à cœur de parler au moins deux langues ! Lesquelles, au juste, direz-vous ? Le français ? Que bientôt le petit Français ne saura plus ? Vous n’y êtes pas : « Nous sommes, nous, Européens, les habitants de cette improbable Babel que la diversité des langues et des traditions ne cesse d’enrichir et d’enthousiasmer ! » Là, Macron fait plus fort que le vieil Hugo dans tous ses délires !

    Pour mener à bien ce projet immense, il jette à la volée des idées qui se traduiront, annonce-t-il, en autant de « chantiers ouverts », « d’autorités » instituées, « d’agences » créées, « d’assises » tenues, des trucs, encore des trucs, toujours des trucs ! L’Europe de la simplification ! Quoi !

    Comme citoyen d’Europe, lui qui se dit « jupitérien », il a cité, avec aplomb, Périclès « l’Olympien» et désigné le Parthénon comme le temple fondateur, oubliant que Périclès, aristocrate défenseur du peuple, n’était guidé que par la seule pensée de la grandeur d’Athènes qu’il mettait au-dessus de tout, et que le Parthénon était le temple de l’unique Athéna, la déesse protectrice de la cité. Rien de plus contraire à toutes ses billevesées. Au mieux, Macron n’est qu’un médiocre Isocrate, prêt à livrer au Thrace, au Barbare, la merveille unique de la civilisation française.

    En vérité, Macron n’est qu’un faux prophète : ses promesses de bonheur se tourneront en malheur !

  • La Nouvelle Revue de Presse

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    Le Petit Journal

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    La croix du Panthéon

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    L’affaire de la croix de Ploërmel, au dessus de la statue de Jean-Paul II, n’a pas fini de faire des vagues, parce qu’elle pose quelques questions élémentaires que les rigoureux partisans de la laïcité sont bien en peine d’esquiver. Sans doute, l’arrêt du Conseil d’État est conforme à une certaine logique, qui peut se réclamer formellement de la loi de séparation de 1905. Mais d’innombrables protestataires ont déjà objecté et continuent à objecter que des croix, il y en a partout dans l’espace public. Il y en a jusqu’au centre des plus humbles de nos hameaux. Faudrait-il donc toutes les éradiquer, comme cela se déroula d’ailleurs au moment de la révolution culturelle de l’an II, où l’on procéda à une radicale sécularisation de l’espace public. Cela se passait, il est vrai, en pleine Terreur, et cela anticipait la fameuse révolution culturelle chinoise qui voulut aussi arracher violemment l’ancien empire du Milieu à sa civilisation traditionnelle.

    On a fait remarquer aussi que le monument de Paris qui symbolise le plus la laïcité républicaine, le Panthéon, restait surmonté d’une croix. Le temple laïque n’a pu être totalement arraché à sa destination première d’église dédiée à sainte Geneviève, patronne de Paris. Mais c’est une histoire assez époustouflante. Dans le projet primitif, ce n’était pas une croix qui était prévue au sommet du dôme, mais une grande statue de Geneviève. Une première croix avait provisoirement remplacé la statue en projet. Mais avec la transformation de l’église en mausolée, une autre statue de neuf mètres de hauteur représentant une femme embouchant une trompette avait été installée, avant que, sous la Restauration, on y replace une croix en bronze doré.

    Mais il faut abréger. Je croyais que cette croix avait été retirée pour les obsèques de Victor Hugo en 1885, sur la foi du cher Philippe Muray. Mais c’est inexact, Muray a peut-être confondu avec la fin de l’usage liturgique de l’édifice. Que conclure de tout cela ? Peut-être que nous ne nous sommes toujours pas au bout de nos difficultés, pour ne pas associer une saine laïcité de l’État à la furie éradicatrice d’une mémoire, qui est beaucoup plus qu’une mémoire, et qui tient aux fibres les plus secrètes et les plus persistantes de notre être profond. 

    Leclerc.jpgGérard Leclerc

    France catholique

    Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 2 novembre 2017

  • Algérie. Bouteflika vs Tebboune: guerre de tranchées au sommet de l'Etat

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    Rien ne va plus entre le président algérien, Abdelaziz Bouteflika et son Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune. Ce dernier est sur la sellette et ses jours seraient comptés. Sa méthode et ses initiatives déplaisent en haut lieu. Décryptage.

    Les médias algériens font leurs choux gras du bras de fer entre le clan Bouteflika, le président Abdelaziz et son frère Saïd en tête, et le Premier ministre Abdelmadjid Tebboune. Ce dernier, nommé il y a à peine deux mois, a, semble-t-il, voulu imposer son style et une méthode de travail. Et a également entrepris des démarches "courageuses". Il a surtout envoyé des mises en garde aux entreprises d'Ali Haddad, puissant homme d'affaires, réputé proche de Saïd Bouteflika, le frère du président, et bénéficiant des largesses de l'Etat.

    En s'attaquant à Haddad, Tebboune a franchi une ligne rouge. Et c'est le président himself qui est intervenu pour calmer ses ardeurs. "Abdelziz Bouteflika serait, ainsi, agacé par les décisions d'Abdelmadjid Tebboune. Le chef de l’Etat considère, selon le même canal, que les missions d'inspection qu’envoie le Premier ministre s'apparentent à des actions de harcèlement à l'encontre des entrepreneurs, donnant, donc, «une mauvaise image du pays à l’étranger", écrit le site algerie-focus.com.

    Même son de cloche pour tsa-algerie.com qui se fait l'écho, ce mardi 8 août, de la colère présidentielle contre le chef de l'Exécutif. "Le président Bouteflika est mécontent de l’action et de la méthode de son Premier ministre Abdelmadjid Tebboune. Et il vient de le faire savoir. Selon la chaîne Ennahar TV, le chef de l’État a adressé des instructions urgentes au gouvernement pour lui demander notamment de mettre fin à l’anarchie née des dernières initiatives prises par l’Exécutif, allusion faite aux mesures sur les importations."

    Selon le même média, Bouteflika a pris des mesures allant à l'encontre des décisions ordonnées par son Premier ministre. Une sorte de désaveu. Le président, qui a trop limité ses apparitions publiques, serait surtout agacé par la "publicité" faite autour des mesures prises par Abdelmadjid Tebboune.

    Pour freiner les ardeurs du Premier ministre "zélé", le clan Bouteflika a ainsi mis en branle sa machine médiatique. L’Expression, Ennahar et la chaîne ENTV ont adopté un ton dur à l'endroit de Tebboune. Aussi, les médias officiels, dont l'ENTV, n'ont-ils pas jugé utile de relayer la rencontre entre Abdelmadjid Tebboune et son homologue français, Edouard Philippe.

    Cependant, des observateurs avancent que le président étant malade et peu enclin à suivre ce qui se passe dans son pays, c'est son frère cadet, Saïd, qui serait derrière cette machine à broyer ses détracteurs. D'autant que l'homme a affiché clairement son ambition de succéder à son frère et de se présenter à la présidentielle prévue en 2019.

    Par Abdelkader El-Aine

  • Arènes sanglantes

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    Dans la patrie de sainte Quitterie à Aire-sur-Adour, les fêtes taurines accueillaient ses matadors : le Basque Ivan Fandiño, en compagnie de Juan Del Alamo et du Landais Thomas Dufau. Au cours d’une passe à la cape, Fandiño a glissé et a été encorné par le toro qu’il affrontait. Transporté en urgence à l’hôpital de Mont-de-Marsan, le torero âgé de 36 ans, n’a pu survivre à ses blessures et est décédé le samedi 17 juin.

    Connu pour son courage, il avait débuté sa carrière en 2005, dans les arènes de Bilbao, sous le parrainage d’El Juli. Cette « alternative » avait été confirmée en 2009 à Madrid avec Antonio Ferreira comme parrain et Morenito de Aranda comme témoin.

    Le 23 juin, sur une station de radio du service public, cet accident mortel a réjoui un pseudo-humoriste qui a poussé la chansonnette en se moquant de la victime avec des termes retenus comme appartenant au répertoire de la chanson festive dont on appréciera la vulgarité vipérine : « Tu t’es bien fait encorné, fallait pas faire le kéké » « gicle, gicle tes boyaux », « le sang en gaspacho », « brochette espagnola », « petites couilles en tapas »… On en passe et des meilleures…

    Au cours de la corrida du 15 août à Bayonne, un jeune homme s’est lancé dans l’arène et a soulevé son tee-shirt dévoilant un énorme tatouage sur son dos dont le message était destiné au président de la République afin qu’il supprime les corridas. Il a été ceinturé puis évacué vigoureusement par les peones et conduit manu militari dans les locaux de la Police. Ne partageant en aucune façon les convictions et l’action de ce jeune homme à l’encontre de l’art taurin, je ne peux toutefois que reconnaître du courage dans sa détermination et son geste.

    On peut estimer ses adversaires mais pas un clown radiophonique qui ne prend aucun risque et mériterait la prison pour médiocrité

     

    Bruno Stéphane-Chambon

    Chroniqueur théâtre

  • Livre : notre sélection

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    Connaître l’Islam

    C’est un traité simple et profond : l’Islam pour tous ceux qui veulent en parler, mais ne le connaissent pas vraiment. Il est devenu difficile de tenir sur l’Islam un discours clair et conforme à la réalité. Le conformisme ambiant, la peur d’être accusé de racisme ou d’islamophobie, concept forgé précisément afin d’en interdire toute critique et analyse, une vision erronée de la tolérance, une ignorance abyssale ont contribué, ces dernières décennies, tandis que l’implantation musulmane s’accroissait, à en présenter une image apaisée, « en phase avec la laïcité et la modernité », mais fausse. L’actualité ne cesse d’ailleurs de rappeler combien le discours officiel sur la question est mensonger et absurde, ce qui suscite, chez un nombre croissant de Français, interrogations et angoisses.

    C’est à ces gens ignorants, désinformés, inquiets, à raison, que s’adresse ce nouveau livre d’Annie Laurent, spécialiste incontestée du Proche-Orient et des rapports difficiles entre musulmans et chrétiens.

    À l’origine, il y a les Petites feuilles vertes publiées par l’association Clarifier, qui présentent, de manière synthétique et accessible mais très sérieuse et complète, l’histoire de l’Islam, ses courants, sa pensée, ses croyances, ses divisions internes, son droit, sa conception de la place de la femme dans la société, ses ambitions de domination mondiale, son recours à la violence institutionalisée, l’idée qu’il se fait de ses rapports avec les autres religions.

    Dans ces dossiers, enfin regroupés et mis à la portée de tous, Annie Laurent n’emploie pas la langue de bois. Jamais elle ne prétendra, comme il est de bon ton de le dire, que l’Islam est une « religion de paix, de tolérance et d’amour ». Elle sait qu’entretenir de tels mensonges désarme des populations d’accueil, rendues déjà vulnérables par la déchristianisation ambiante, le relativisme, la perte du sentiment national, et empêche l’assimilation des arrivants.

    Dire la vérité est une nécessité vitale, une question de survie pour nos nations. Cela ne signifie pas manquer à la charité envers les musulmans, au demeurant souvent les premières victimes d’une croyance qui a refusé, une fois pour toutes, d’évoluer ou se réformer.

    Cette prise de conscience nécessaire et urgente s’accompagne d’un appel vibrant à aimer, même s’ils se donnent parfois beaucoup de mal pour ne pas l’être, les disciples de Mahomet, c’est-à-dire à leur offrir les moyens de découvrir le Christ et son amour. C’est à l’Église, aux évêques, au clergé, tout aussi prisonniers de leurs idées fausses que le sont journalistes et politiciens, que s’adresse Annie Laurent, pas dupe d’un « dialogue interreligieux » à sens unique, dans un remarquable développement consacré aux erreurs et naïvetés trop répandues parmi les catholiques au sujet des prétendues convergences entre les monothéismes.

    Ce n’est qu’en apprenant à connaître vraiment l’Islam qu’il sera possible d’assurer notre avenir. Lire Annie Laurent est un excellent moyen de le faire.

    L’Islam, Annie Laurent, Editions Artège, 285 p., 19,90 €

    Anne Bernet

    Historienne et journaliste

     

     

    Sévilla.jpgLes appréciations de Jean Sévilla

    Consacré à islam — conçu à la fois comme religion, civilisation et donnée politique et sociale — et portant un sous-titre qui annonce son objet Pour tous ceux qui veulent en parler (mais ne le connaissent pas encore), le livre d'Annie Laurent, spécialiste du Proche-Orient, des chrétiens d'Orient et de leurs relations avec les musulmans, est un chef-d'oeuvre de pédagogie.

    Du Coran aux différentes familles de cette confession (sunnisme, chiisme, alaouitisme...), du djihad à la conception islamique de l'Etat, du statut de la femme en islam aux rapports des musulmans avec les autres religions, l'auteur décrypte tout dans un langage très clair.

    Un guide très sûr pour aborder un sujet brûlant en mariant lucidité sur la réalité et respect pour les personnes.

  • La France et le bourbier libanais

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    Emmanuel Macron a changé de ton au sujet de l’accord sur le nucléaire iranien, qu’il souhaite désormais renégocier, à l’instar de Donald Trump. Le Président français veut maintenant y inclure une négociation sur l’activité balistique de l’Iran qui jusqu’alors était exclu de l’accord nucléaire conclu entre l’Iran et les six grandes puissances (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie), également connu sous l’acronyme JCPOA (Joint Comprehensive Plan of Action). Si le président français a réaffirmé son souhait de voir le JCPOA «préservé», il a pour la première fois envisagé de le compléter «avec deux piliers».

    Les deux piliers iraniens de Macron

    A l’instar du président américain, Emmanuel Macron a annoncé comme « premier pilier » qu’il voulait ajouter à l’accord «une négociation sur l’activité balistique de l’Iran, avec des sanctions si besoin». Une disposition qui n’existait pas jusque-là puisque le JCPOA n’interdit pas les activités balistiques de l’Iran, demandant simplement à Téhéran de ne pas mener d’activités pour développer des missiles conçus pour porter des têtes nucléaires, ce à quoi Téhéran s’est toujours conformé, comme l’a vérifié l’agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à huit reprises.

    Le second pilier évoqué est plus flou mais marque une prise de position forte dans le conflit qui oppose Riyad et Téhéran, le président français ayant fait part de son souhait «d’encadrer l’hégémonie iranienne dans toute la région». C’est un gage apporté à l’Arabie saoudite et qui apparaît comme le triste résultat d’un marchandage secret pour pouvoir sauver et extrader Hariri, le grand ami de la France et logeur de Chirac à Paris.

    En Arabie Saoudite, il y aurait donc bien eu négociation sur fond de prise d’otage diplomatique. Le président français a bien marchandé avec le nouvel homme fort du pays, le prince héritier Mohammed ben Salmane, l’extradition de Hariri à Paris puisqu’avant cette visite impromptue, début novembre, Macron déclarait haut et fort qu’il ne voulait pas qu’on révise le JCPOA. On dit d’ailleurs qu’à son initiative, Macron s’était entretenu avec Vladimir Poutine par téléphone pour discuter du sujet et que les deux chefs d’Etat étaient tombés d’accord sur ce point. Le Kremlin avait publié à cet effet un communiqué de presse dans lequel il notait que les deux dirigeants s’étaient prononcés «pour la réalisation stricte du Plan global d’action conjoint sur le programme nucléaire iranien», soulignant «le caractère inadmissible d’une révision unilatérale de cet accord extrêmement important». Ce qui surprend c’est que le revirement de la position française sur la question iranienne s’est déroulé en quelques jours.

    Or rappelons que la démission du Premier ministre libanais a été faite depuis Riyad où il n’était apparemment plus totalement libre de ses mouvements, ce qui confirmerait bien les spéculations d’une mission des Saoud qui l’aurait contraint à prendre cette décision. L’Arabie saoudite avait ensuite immédiatement annoncé que le Liban lui avait déclaré la guerre en raison de ce qu’elle considère comme des agressions commises dans le royaume par le Hezbollah libanais – soutenu par l’Iran – et avait demandé à ses ressortissants à Beyrouth de quitter au plus vite le pays. Les événements comme à chaque fois qu’on fait bouger des pions aux échecs se sont donc déroulés rapidement et il s’agissait pour le camp israélo-américano-saoudien de faire bouger les choses après la victoire russe en Syrie.

    De fait, la volonté nouvelle de la diplomatie française de négocier le programme balistique iranien a été accueillie froidement par Téhéran qui y a apporté une fin de non-recevoir sans équivoque. Un conseiller du numéro un iranien s’en est pris directement à la France, le 18 novembre, affirmant que le programme balistique de son pays ne regardait pas le président Emmanuel Macron (déclaration d’Ali Akbar Velayati, porte-parole de la diplomatie iranienne à la télévision d’État). Le 17 novembre, l’Iran avait déjà critiqué la France après les déclarations du chef de sa diplomatie, Jean-Yves Le Drian qui avait prêté à Téhéran des «tentations hégémoniques» au Moyen-Orient. Le porte-parole de la diplomatie iranienne avait affirmé que la «partialité» de la France était en train d’aggraver les crises régionales.

    Israël a prévenu qu’elle n’hésitera pas à agir seul contre Téhéran (discours prononcé par visioconférence devant l’assemblée générale de la Fédération juive d’Amérique du Nord à Los Angeles le 14 novembre), évoquant la possibilité d’une action militaire israélienne unilatérale contre l’Iran. Or, il est clair que dans une telle action, Israël demandera le soutien d’autres Etats pour contrer les intentions supposées de l’Iran. On comprend ainsi que malgré les efforts américains et russes pour instaurer un cessez-le-feu en Syrie (communiqué conjoint du 11 novembre), Israël veut la guerre et cherche à continuer son action sur le territoire syrien, notamment au sud du pays où d’ailleurs, elle mène sans répit des opérations aériennes (une centaine de frappes) en violation du droit international. La France devra peser ses décisions dans la région car toutes ses déclarations l’engageront à terme : la chute de Daesh ne marque pas  la fin du conflit dans la région et la reprise de combats au Liban pourrait être imminente.

    Dans ce jeu controversé (Etats-Unis, Israël, Arabie Saoudite, France), la Turquie, membre des Frères Musulmans s’engage  à soutenir le Qatar, pays phare des Frères Musulmans. Pendant que Donald Trump et Emmanuel Macron visitaient Ryad, Erdogan était  au Qatar (deuxième visite officielle du président turc depuis le début des tensions entre Ryad et Doha). Le dictateur turc Erdogan a promis au Qatar qu’Ankara continuerait à apporter une aide militaire à ce pays. Il a aussi indiqué que le secteur privé turc était prêt à aider Doha dans les projets en construction dans le cadre des préparatifs pour la Coupe du monde 2022 qu’organise le Qatar (cette coupe aura-t-elle d’ailleurs vraiment lieue ?). Cette visite ottomane souligne le soutien continu de la Turquie à l’État du Qatar dans tous les domaines mais tout spécialement industriel et militaire.

    Quelle est donc la position de la France face au Qatar et surtout à la Turquie ? En se positionnant comme elle le fait , n’ouvre-t-elle pas aussi sur son propre territoire, en raison de la diaspora turque, un nouveau front civil ?

    Michel Lhomme ♦
    Philosophe, politologue

  • Gendarmerie - Fête de la Sainte-Geneviève

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    Chaque année au mois de novembre, la gendarmerie rend hommage à sa sainte patronne, Geneviève. Pour 2017 la cérémonie se déroulait à Sérignan. La belle messe, empreinte de gravité, était animée par l'excellente chorale Vocalise, les chants de Marie Senié, les orgues et violon. De nombreux porte-drapeaux apportaient la solennité nécessaire. Plusieurs élus du biterrois avaient tenu à apporter leur soutien aux forces de l'ordre, dont il a été rappelé le dur tribu payé chaque année par ces militaires :

    Jacques Nain représentait Emmanuelle Ménard.

    Dominique Garcia représentait le maire de Béziers.

    Étaient également présents vos conseillers départementaux, Marie-Emmanuelle Camous, Isabelle des Garets et Henri Bec

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    S'en suivit un apéritif au forum Castagné au cours duquel le lieutenant-colonel Dooze fit part, avec force et émotion, de sa reconnaissance envers ses hommes pour leur efficacité et leur sens du devoir, évoquant les périodes difficiles et dangereuses que connaît notre pays.

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  • La Nouvelle Revue de Presse

     

    SUR LE CANTON

     

    A Valras, le National Tennis Club

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    DANS LE DÉPARTEMENT

     

    Vos conseillers départementaux Marie-Emmanuelle Camous, Isabelle des Garets et Henri Bec étaient présents aux obsèques civiles et religieuses de Mme Bousquet, qui outre ses mandats de maire et de présidente de l'agglo, était conseillère départementale.

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    EN FRANCE

    Gaspillage de l'argent public

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    Au palais Bourbon, Emmanuelle Duverger-Ménard

    dénonce la presse sous perfusion

     

    Alléluia ! La représentation nationale peut enfin s’enorgueillir de compter parmi ses membres un député courageux.

    Alléluia ! La représentation nationale peut enfin s’enorgueillir de compter parmi ses membres un député courageux, en l’occurrence une femme, Emmanuelle Duverger-Ménard, défenseur acharné de la liberté d’expression, ancienne juriste à la Fédération internationale des droits de l’homme devenue journaliste (elle a même enseigné à l’Institut des hautes études de journalisme de Montpellier), plume bien connue de Boulevard Voltaire qu’elle dirigera de sa fondation, en 2012, jusqu’à son élection à l’Assemblée nationale en juin dernier.

    Bref, un député qui… en a ; cela nous change considérablement de ces verbeux incontinents et creux dont le seul vrai courage politique se borne à éviter de serrer publiquement la main à leurs collègues du FN ou apparentés.

    Un député qui, citant intelligemment – car fort opportunément – Jean Jaurès, fondateur de L’Humanité (premier titre le plus aidé de la presse française), lequel considérait qu’« un journal n’est libre de son action qu’à condition de rejeter les subventions à la presse », ce député, donc, a osé braver le tabou des aides publiques directes et indirectes à la presse en sollicitant leur suppression pure et simple, propos essuyant l’assourdissant silence du ministre franco-belge de la Culture Françoise Nyssen.

    « N’est-il pas aberrant, observe pertinemment notre élue de la nation, de faire vivre sous perfusion une presse que les lecteurs n’achètent plus, dont ils ne veulent plus, au prix, peut-être, de l’éclosion d’autres titres plus en adéquation avec les attentes de ces mêmes lecteurs ? N’en déplaise à une corporation trop souvent soucieuse d’elle-même, l’argument de la liberté d’expression a bon dos. Il faut, comme le disait le camarade Jaurès, couper le cordon ombilical entre l’État et les journalistes ; il faut arrêter les petits arrangements entre amis ; il faut en finir avec cette presse subventionnée par l’État ou propriété de quelques milliardaires. » Et notre Louise Michel de la liberté de la presse d’exhorter à « redonner du souffle à une presse qui se meurt, à une information qui se disloque, à une vérité qui se perd ».

    En 2012, dans un ouvrage à succès – mais guère auprès des médias, et pour cause ! –, Benjamin Dormann, dans Ils ont acheté la presse (aux Éditions Jean Picollec) dénonçait la mainmise du trust État-financiers privés sur une presse muselée par la publicité. En 2014, Sébastien Fontenelle, dans un roboratif libelle non moins explicitement intitulé Éditocrates sous perfusion. Les aides publiques à la presse, trente ans de gabegie (Éd. Libertalia) opérait le même constat accablant : « Les aides publiques à la presse constituent ce qui ressemble d’assez près à une tartufferie en bande organisée. […] Dans le même temps qu’elle ensevelit l’État sous une avalanche d’exhortations à mieux maîtriser ses dépenses, [la presse française] se gave de subventions étatiques. »

    En 1985, la très sérieuse et inébranlable Cour de comptes publiait un substantiel Rapport sur les mécanismes d’aide publique à la presse, lesquels, selon les magistrats de la rue Cambon, n’en finissaient pas de représenter « une charge croissante pour les finances publiques ». Les mêmes réitéraient en 2013 en jugeant que « ces aides n’ont pas démontré leur utilité puisque la crise de la presse persiste et s’accroît ». Invitée sur le plateau de Jean-Jacques Morandini (CNews, 17 novembre), Emmanuelle Duverger-Ménard souligne qu’« un journaliste de presse écrite, en France, coûte 10.000 euros par mois, toutes aides confondues, les taux de TVA réduits, etc. »

    De là à parler d’une véritable fonctionnarisation de la profession, il n’y a qu’un pas que nous franchirons sans tergiverser, étant donné la mono-coloration éditoriale et le psittacisme idéologique de ces chiens de garde de la non-pensée inique. Leurs lecteurs valent moins que les électeurs de leurs maîtres.

    Aristide Leucate

    Docteur en droit, journaliste et essayiste

  • Objections à Stéphane Bern

    Par Gérard Leclerc

    France catholique

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    La proposition de Stéphane Bern de faire payer aux visiteurs l’entrée des cathédrales a provoqué un véritable tollé. Même l’épiscopat français a réagi officiellement, en rappelant que la loi de 1905 interdisait pareille pratique. L’intéressé s’est montré un peu peiné d’une si vive contestation : « J’aurais aimé de votre part, a-t-il dit à l’adresse des catholiques, plus de mansuétude, d’autant que je me bats au quotidien pour sauver le patrimoine religieux, tant les églises sont menacées de destruction. » L’intention de Stéphane Bern n’est pas critiquable, au contraire, mais la solution qu’il préconise se heurte à une objection de fond, que le recteur de Notre-Dame de Paris, Mgr Patrick Chauvet, a résumé en une formule : S’il fallait payer pour entrer dans les cathédrales, celles-ci deviendraient des musées. Et cela irait à l’encontre des touristes, qui n’auraient plus le même regard, dès lors que c’est le caractère de l’édifice lui-même qui aurait changé.

    Chacun a pu en faire l’expérience. Une église désaffectée, transformée en musée, n’est plus vraiment une église. Sa raison d’être qui est d’attirer l’âme vers le mystère s’efface dès lors qu’elle n’est plus le signe de la transcendance mais simplement la trace du souvenir. Si démuni qu’il soit de culture religieuse, le touriste qui pénètre dans une cathédrale fait une expérience de gratuité qui l’affecte d’une façon ou d’une autre, parce que cette gratuité se rapporte à une présence. C’est encore plus vrai, lorsqu’il y a un office dans la cathédrale. J’ai pu souvent observer comment des visiteurs, qui ne savent rien de la liturgie, sont interpellés par ce qui se déroule au cœur de l’édifice, au point de s’arrêter de longues minutes afin de contempler ce qui leur échappe mais résonne étrangement en eux.

    Il y a énormément à tirer parti de cet extraordinaire legs de nos cathédrales, de nos églises et de nos abbayes, à condition qu’elles soient des témoignages vivants de la foi. La récente scénographie qui a eu lieu à Notre-Dame, à l’enseigne de la Dame de Cœur, montre la puissance de la catéchèse que constitue la cathédrale lorsque s’anime l’étonnant peuple des pierres et des vitraux qui y réside. L’évangélisation passe aussi par une telle pédagogie religieuse.

    Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 20 novembre 2017

  • La stratégie de Patrick Buisson pour la droite : "Plumer la volaille frontiste" !

     

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    L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy conseille à Laurent Wauquiez de reproduire la même stratégie qu'à la présidentielle 2007.

     

    Patrick Buisson ne perd pas le nord. Pour l'ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, la droite, pour reconquérir le pouvoir, doit "plumer la volaille frontiste" et non chercher à "occuper l'espace central parfaitement occupé par Emmanuel Macron".

    "Je n'ai jamais plaidé pour une alliance entre les Républicains et le Front national. Je suis exactement sur ce qu'était la ligne du Parti communiste en 1936 à l'égard de la SFIO : plumer la volaille socialiste, disaient les communistes lorsqu'ils ont fait alliance avec la SFIO. La droite, pour redevenir une force d'alternance, n'a pas d'autre choix que de plumer la volaille frontiste", a exposé, mardi 21 novembre, Patrick Buisson sur France-Inter.

    "La seule façon dont la droite peut reconquérir le pouvoir, ce n'est pas en occupant l'espace central, le spectre du centre parfaitement occupé par Emmanuel Macron aujourd'hui. Emmanuel Macron remplit merveilleusement cette tâche, plutôt d'ailleurs au centre-droit qu'au centre-gauche, mais il couvre cet espace. La seule combinaison possible, c'est l'alliance électorale, la convergence électorale de la droite conservatrice, celle qui a porté Fillon à la primaire, et de l'électorat populaire", a développé Patrick Buisson.

    Faire comme de Gaulle en 1947

    Laurent Wauquiez, dont Patrick Buisson louait les qualités dans un récent livre, "ne se trompe pas du tout puisqu'il s'agit d'aller récupérer ces électeurs qui devraient ou qui pourraient être le soutien naturel de la droite. Que fait de Gaulle en 1947 quand il crée le RPF ? Il va chercher toute une partie de la droite", "il ramasse tout le monde".

    Laurent Wauquiez, favori pour la présidence des Républicains (10-17 décembre), a opposé une nouvelle fin de non-recevoir à Marine Le Pen qui lui suggérait de lui "proposer une alliance".

    "Il n'y a pas besoin de parler comme Marine Le Pen pour parler de la nation, du patrimoine national, de l'identité, du mode de vie, du localisme, des circuits courts, de l'enracinement, de tout ce qui constitue la convergence entre l'électorat conservateur et l'électorat populaire". "D'ailleurs Marine Le Pen n'en parle pas", a dit Patrick Buisson.

  • Rappel - Ce soir une belle conférence - Venez nombreux

    Nous vous recommandons tout particulièrement cette conférence donnée par un historien de talent, sur une période dramatique de notre histoire qu'il est important de ne pas oublier. Elle est une leçon pour l'avenir ...

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  • A ne pas manquer

    L'association OCB MUZIQUé propose toujours des soirées de qualité. Il serait dommage de manquer celle-ci :

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  • Livre - Notre sélection : le prix Bouvier 2018

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    Tous les ans, les Éditions Auteurs d'Aujourd'hui attribuent le prix Bouvier à un auteur de roman policier. Ce prix doit son nom au grand commissaire Bouvier du Quai des Orfèvres, à l'origine de la résolution de nombreuses affaires criminelles, et notamment de l'affaire Mesrine.

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    Après une analyse de l'ouvrage par Henri Bec, le prix a été remis à Mme Anne Giquel par M. Jacques Nain, directeur des Éditions les Auteurs d'Aujourd'hui. Cette remise s'est déroulée dans lesIMG_4397.JPG locaux  du musée taurin à Béziers, en présence d'une nombreuse assistance, notamment d'Emmanuelle et Robert Ménard.

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    A commander à la librairie Clareton ou à Cultura au Polygone.

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    Aix-en-Provence… Un jeune parachutiste est découvert assassiné au pied de la montagne Sainte-Victoire. Une enquête délicate dont les investigations conduiront le Commandant Le Prado et son adjoint le Lieutenant Fabre à s'immerger dans l'Histoire régionale de la Seconde Guerre mondiale. Ce crime est-il la conséquence de l'abîme dans lequel le conflit international a plongé l'Humanité ou un geste destiné à couvrir des machinations relatives à la vie publique locale ? Quel lien peut-il y avoir entre la victime et la découverte de mystérieuses tombes ? Une intrigue singulière… Un polar captivant…

    Anne Gicquel a toujours vécu en pays aixois. De formation Gestion Finance, l'auteure a décidé de changer de voie à la suite d'un accident en se donnant à sa passion, l'écriture. Son ouvrage est le reflet de nombreuses anecdotes qu'elle a vécues, d'endroits qu'elle a aimés, de souvenirs de son enfance qui l'ont émue, le tout dans un style évocateur de sa passion pour la Provence. Avec son premier roman policier, "Le cimetière abandonné", Anne Gicquel est la lauréate du Prix Maurice Bouvier 2018.

    Prix : 21,00 €

    Dans toutes les librairies de l’Hexagone et sur vos sites marchands préférés

     

  • Commune de Cers : l'Escapade, une magnifique réalisation

     

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    Le samedi 28 octobre 2017, une manifestation bien sympathique s'est déroulée sur la commune de Cers, l'inauguration de la nouvelle salle associative culturelle. Nous publions ci-dessous le discours de Gérard Gauthier, maire de Cers, Conseiller régional d'Occitanie, accompagné de quelques photos de l'évènement.


    Mesdames et Messieurs, bonjour à vous toutes et tous. La première étape de cette inauguration, «couper le ruban » s’est déroulée avec succès sans se couper les doigts !...Parfait !... Étape deux. Pénible. Rude épreuve. Ce sera celle des discours. Je serai bref !... Une heure, une heure et demie au plus !...Quelques autres interventions et nous attaquerons le buffet concocté par « Les Savouries » traiteur renommé avec à sa tête Hamel une petite cersoise, que j’ai vu naître, qui ne nous ne décevra pas. Vous pouvez me croire !... Un feu d’artifice suivra…..Et nous arriverons paisiblement à l'heure du « couvre-feu » en vigueur à Cers, avec ses nombreux contrôles de police et d’alcoolémie... Je plaisante !...


    Ce samedi 28 octobre 2017 est un grand jour pour Cers. Telles les inaugurations du Groupe scolaire, de la Maison de Retraite, de la nouvelle Mairie ou du Carrefour dénivelé qui reste pour moi un point d’orgue... Une belle soirée en perspective que je vous propose de placer, dans le respect de nos différences, sous le signe de la Fraternité, de la convivialité, de l’échange et de la bonne humeur !...
    En préambule je me dois d’excuser Monsieur le Sous-Préfet qui est en vacance. Et pour induire cette souhaitable bonne humeur, j’ajouterai, sans viser personne, que certains ici ne se plaindront pas de cette absence !...


    22788824_10212626709476737_8788933481974904362_n.jpgEt je me félicite d’accueillir de nombreuses personnalités dont je veux souligner la présence. En respectant au mieux le protocole...Ce qui n’est pas certain... Les Parlementaires. Madame la Députée, Emmanuelle Ménard, notre députée, récemment élue, sur notre 6ème circonscription de l’Hérault, ma chère Emmanuelle, tu sais toute l’affection que je te porte.


    Monsieur le Député Louis Alliot, que tout le monde connait, ancien Députée Européen, venu en ami, depuis les Pyrénées Orientales. Cher Louis, ta présence me fait vraiment plaisir. Nous avons guerroyé ensemble et même si l’on n’a pas gagné ça crée des liens. Ça éveille l’espoir !...


    Monsieur le Sénateur Cabanel, mon cher Henri merci de ta présence.
    Madame Députée Européenne, France Jamet, ma Chère France, « Douce France » comme aurait pu le dire Charles Trenet !...Quoique !....


    Madame la Présidente de la Région Occitanie est représentée par Florence Brutus que je salue.
    Monsieur le Président du Conseil Départemental, est représenté par.... N’est pas représenté. Personne de sa majorité !... Alors, Mesdames et Messieurs, le Conseil Départemental sera, au moins pour moi dans mon cœur, représenté par le souvenir, la mémoire des socialistes intègres et respectables, qu’étaient Raoul Bayou et Gérard Saumade, depuis disparus.


    Monsieur le Président de l’Agglomération Béziers Méditerranée, mon cher Frédéric Lacas.
    Mesdames et Messieurs les Conseillers Régionaux mes collègues Nic22853115_10212626710036751_8137506670577374742_n-1.jpgole Mina et Gilles Ardinat. Nicolas Cossange lui, même si nous ne partageons pas le même « évangile » a eu la délicatesse de s’excuser.
    Mesdames, Messieurs les Conseillers Départementaux et plus particulièrement le binôme de notre 3ème canton de Béziers, mes amis Nicole Zénon et Franck Manogil, accompagnés de Marie-Emmanuelle Camous et Henri Bec.


    Mesdames et Messieurs les Maires. D’abord l’entité plus que millénaire, qui me tient à cœur, le trinôme Villeneuve, Cers, Portiragnes est bien représentée par la dynamique Gwindoline Chaudoir ,maire de Portiragnes, commune « assoiffée » à qui notre communauté d’Agglomération vient généreusement d’ouvrir le robinet d’eau. Et par 22852000_10212626712036801_7108568675299495848_n.jpgJean-Paul Galonnier le maire de Villeneuve dont on me dit qu’il est arrivé à vélo électrique par le CD37 qu’il aime emprunter... car au passage... il ne manque pas de se recueillir « doublement recueillir » au Carrefour de la Croix de Moussié devenu maintenant le carrefour des deux Calvaires !... Comprenne qui pourra !....
    Les maires et vice-Présidents d’Agglo. Mon ami Robert Gély le maire de Lieuran que j’affectionne et apprécie pour son sens aiguisé de l’équilibre budgétaire. Gérard Abella le maire de Boujan, avec qui je partage le devenir de l’OPH, dont il est le Président et où il excelle dans le redressement !... Michel Loup, que je ne connais pas beaucoup, maire de Valros, l’une des communes tout dernièrement rattachée à l’Agglo. Guy Combes de Valras, Jean-Claude Renau de Lignan et Christophe Thomas de Servian se sont excusés.


    Et j’allais l’oublier !.... Le Maire du chef-lieu d’arrondissement, Maire de Béziers, le truculent Robert Ménard, dont on me dit, mais ce n’est peut-être qu’une fausse rumeur, qu’il serait arrivé aujourd’hui à Cers par le chemin de fer dans un sleeping du Perpignan-Montpellier, affrété pour l’occasion, dans lequel deux autres personnalités étaient présentes. Deux personnalités qui n’ont pas souhaité faire escale, préférant poursuivre leur paisible déplacement. Je crois qu’on l’a échappé belle !... Car certains observateurs, me dit-on, auraient reconnu les Présidents Tump et Kim Jong-Un, bras dessus, bras dessous, évoquant ensemble une stratégie pour faire aboutir au plus vite notre projet de ligne TGV tant attendue !... Information à prendre avec réserve !... Mais que ne démentiraient pas certaines affiches vues dans la cité Biterroise.


    Nombreux sont aussi les conseillères et Conseillers Communautaires, Adjoints, conseillères et conseillers municipaux de Béziers et autres communes.


    Bien entouré aussi de l’ensemble de mon Conseil Municipal et plus particulièrement de mes Adjoints, précieux adjoints, Dominique, Jean-Paul, Jean-Yves, Guy et Christel.


    Nombreuses aussi des personnalités et des amis que je veux citer notamment Christian Rigal notre Trésorier, le Lieutenant Moro de la Sécurité. Robert Sanchez de France-Domaine, Raymond Devaix du Cadastre, tous deux amis de longue date qui dans quelques jours, vont prendre le statut de jeunes retraités !... Je vois aussi mon ami Gérard Bèze ancien président de la CCI ...
    Nombreuses et nombreux Présidentes et Présidents des Associations locales ou d’ailleurs...
    Je suis comblé. Pardon à tous ceux que je pourrais bien involontairement avoir oublié...C’est sûr qu’il y en a !...


    23031262_10212626713476837_7307259145152444501_n.jpgAlors Mesdames et Messieurs, Cersoises, Cersois, parents, connaissances et amis, soyez toutes et tous les bienvenus sans distinction, sans discrimination. Et même, pour être au gout du jour, parler comme il se pratique dans les milieux observés, dans les milieux considérés, pour être « tendance », même si à priori, je n’en vois pas dans cette belle et noble assistance... j’ajouterai que si parmi vous se trouvent des fainéants, des cyniques, des extrêmes, ils sont aussi les bienvenus !.....A une condition bien sûr !.... Qu’ils ne me foutent pas le bordel !...


    Mesdames, Messieurs après cette petite digression !...Sérieusement, j’embraye sur un vieux dicton qui nous dit « jamais deux sans trois !... ». Et bien à Cers depuis l’après-guerre, nous partageons déjà, le destin de deux salles des fêtes et voici que la troisième arrive fort à propos. Alors je veux les évoquer ces salles communales car elles ont permis de créer des liens. Elles ont rassemblé. Elles sont les témoins de moments forts. De moments heureux. Par là même je veux rendre hommage à ceux qui les ont réalisées.


    5-img-1694.jpgFin des années 40 le conseil municipal présidé par Arthur Pech, eu cette volonté de doter Cers de nouveaux équipements. Il choisit d’acquérir un corps de bâtiment, qui appartenait aux « Sahuc » une riche famille sans descendance. Le bâtiment principal devint la Mairie à l’étage et l’école maternelle en rez-de-chaussée avec la cour de récréation attenante. A l’arrière, ce qui n'était qu'un hangar agricole fut judicieusement aménagé en « Maison du Peuple ». L'exiguïté des lieux, incita Arthur Pech à faire creuser sur la façade arrière du bâtiment, une sorte de niche, un trou, si vous préférez, qui devint la scène carrément enterrée dans le terrain attenant, le terrain voisin en remblai et au-dessus de cette scène ont continué à pousser tomates et autres légumes !... Cas unique d’une parfaite ingéniosité !... Jusqu’en 1982 cette « Maison du Peuple » fut au service de notre population. Avant de devenir garage communal et ensuite « déconstruite » pour parler comme aujourd’hui, afin d’« aérer » le centre ancien. Alors un grand merci à Arthur Pech. Et d’une !....


    En 1982 le conseil municipal sous la conduite de Louis Lapalu transforme, cette fois, les « écuries de Sahuc », en «Salle des fêtes». Ce bâtiment depuis trente-cinq ans est, au cœur de la vie Cersoise, un élément apprécié pour les réceptions municipales, fêtes de familles, lotos, spectacles, expositions, conférences, bureau de vote, salle de prélèvements des dons de sang etc etc... Au fil du temps cette salle a subi quelques améliorations, la « Clim », la « fresque » réalisée par nos ados et la mise en conformité des Établissement Recevant du Public( ERP) qui nous a imposé de changer, je le dis parce que j’ai, en son temps, protesté et râlé, les belles portes en bois massif sorties des mains des artisans cersois Antoine et Marcel Houlès, afin de donner une amplitude d’ouverture d’un mètre-quarante alors qu’elle n’était que de un mètre-trente-trois !... Sept centimètres qui peuvent tout changer notamment au niveau des responsabilités !... Merci à Louis Lapalu et son équipe, dont je salue André Imbert alors Adjoint et présent ce soir, et je souhaite une bonne continuation et une longue vie à cette « Salle des fêtes ». Et de deux !...


    3.jpgEt bien sûr, « jamais deux sans trois ».... la troisième est bien celle qui nous réunit. Son histoire commence aujourd’hui, mais elle est le fruit d’une longue gestation. D’abord il fallut justifier, en fonction des besoins et des moyens, le bienfondé et la pertinence du projet. Démonstration facile. Progression démographique. Désir et besoin d’un outil culturel performant et... nécessité d’un lieu de rencontres adapté. En effet, depuis plus de dix ans le traditionnel repas des anciens, pour pouvoir rassembler toutes les personnes concernées le même jour en un même lieu, se réalise hors les murs !... Hors de Cers !...Un « scandale » !... J’en profite pour remercier ceux qui nous ont aidés, dans cette démarche « scandaleuse », les maires de Portiragnes, Villeneuve et Sauvian, qui nous ont très cordialement hébergés, à tour de rôle, durant toutes ces années.


    La décision approuvée, le choix du lieu d’implantation se pose. Confronté à deux éléments réducteurs. Terrains inondables au sud. Accès rendu difficile par la traversée de la voie ferrée au nord. Critères recherchés ; accès facile et limitation des nuisances de proximité. Certes, existait une réserve foncière au POS, à l’arrière de l’Intermarché. Elle est abandonnée après la consolidation du Plan de Protection des Risques d’Inondations (PPRI), édictée par l’Etat, qui a classé en « rouge » cette zone jusqu’alors « bleu ».


    Finalement un heureux hasard nous apporte la solution. Histoire quelque peu rocambolesque. Dans les années 80, jeune maire, par inexpérience je le confesse, avec le désir de rendre service, je donne mon accord, à une entreprise biterroise de BTP, de déposer de la terre de chantier ici même. Le jour « J », un, deux, vingt, trente...cinquante.... une noria de camions.... remblaie le terrain où nous sommes !.... Emotion, voire colère de l’administration. Sommations d’arrêter... Confusions et plates excuses de ma part. Tout se fige. Arrêt sur image. Le temps passe. La nature reprend ses droits. Un terrain de vélocross est aménagé. Et puis… un beau jour, le Plan d’Occupation des Sols (POS) est mis en révision dans le but de devenir Plan Local d’Urbanisme (PLU). Les courbes de niveaux NGF sont relevées par les services de l’Etat qui classent l’exaucement « accidentel » en zone bleu du PPRI, sans que l'on y prête attention.
    4-ob-45d70a-img-4772.jpgPar la suite nous découvrons la fabuleuse, l’inespérée aubaine qui s’offre à nous car en zone bleu les constructions des bâtiments publics, sans habitat permanent, sont autorisées !...Dès lors, pour nous, il est hors de question de ne pas saisir cette opportunité, mais « ça coince » côté administration où tout est fait pour nous dissuader, même si par la suite la compréhension a pris le dessus.
    Car à la réflexion les « risques » d’inondation sont quasi-inexistants avec notamment le bassin naturel de rétention attenant de plus de cinq hectares. Et puis il y a eu « Pôle Méditerranée » CGR, Bricoman et Cie... tout proche, qui est le fruit de la perspicacité, de la détermination et du savoir-faire de ce valeureux « guerrier » que fut Michel Solans, l’ancien maire de Villeneuve à qui je veux rendre hommage. Son exemple fait école !...


    En toute objectivité nous sommes ici au point le plus haut des crues centennales de l’Orb telle la crue de 1953 qui fait référence. En clair, ici, inutile de se munir de bouées de sauvetage car si un jour cette salle est menacée, l’on peut imaginer qu’alors, toutes les bouées seront réquisitionnées à Valras, Sérignan, Sauvian, Villeneuve et au faubourg de Béziers déjà sous les eaux et évacués. Peut-être même qu’alors, dans notre grande générosité, cette salle hébergera une partie de ces malheureux sinistrés !...J’en prends l’engagement solennel !...


    Alors, le 5 avril 2013, déterminés, nous actons notre choix et lançons la consultation pour le marché de maîtrise d’œuvre. Dix-neuf offres sont déposées. La Commission d’Appel d’Offre du 13 mai 2013 sélectionne cinq candidats qui sont auditionnés. Le 6 juin 2013 le choix se porte sur le projet présenté par le Groupement placé sous l’autorité de l’Architecte Romain Lougare d’ « Atelier Concept ». Son projet nous séduit par sa façade escamotable avec les portes sectionnelles.


    Une demande de Permis de Construire est alors déposée le 17 octobre 2013. Un premier permis est délivre le 12 mars 2014. Il ne nous satisfait pas !... Alors s’ouvre une longue réflexion avec tous les services amenés à donner leurs avis. Premier modificatif un an après, le 3 mars 2015. Celui-ci prend en compte une nouvelle implantation, la modification des talus par rapport à la RD 612, l'accès aux loges pour les personnes à mobilité réduite et la suppression des panneaux photovoltaïques en toiture, demandée par l’Architecte des Bâtiments de France par rapport à la proximité du Canal du Midi. Décision que nous regrettons nous aurions préféré être plus au gout du jour dans ce domaine des énergies propres et renouvelables.


    Le 10 juin 2015, un second modificatif concerne alors une extension du bâtiment en vue de réaliser une scène répondant mieux aux besoins du programme. Enfin, un troisième et dernier modificatif délivré le 21 janvier 2016 a pour objet l’ajout de deux issues de secours qui apportent plus de sécurité pour accueillir un effectif maximum d’un public debout. Et là... Le marathon de plus de deux ans s’achève !...


    Entre temps fin mars 2015, nous lançons la consultation du marché de travaux. Quatorze lots. Depuis l’adaptation au sol, jusqu’aux espaces verts en passant par le gros et second œuvre, toujours pris en tenaille, il est bon de le rappeler, entre le souhaitable techniquement et le réalisable financièrement. Enfin en septembre 2016 le chantier démarre après avoir réglé l’épineux problème géotechnique d’implantation, avec des pieux de 8 mètres de profondeur.


    Je veux remercier tous ceux qui ont contribué à cette réalisation : le Maître d’œuvre, l’architecte Romain Lougare, mais aussi et plus particulièrement Noël Carvalhal ingénieur, pièce maitresse dans le déroulement du chantier qui a travaillé avec Marc Richier, Paysagiste et les responsables des bureaux Berim et Serial. Remecier René Vacquer de BEI, qui a assuré notre assistance à notre maitrise d’ouvrage.
    Merci aux entreprises : TPST à St Thibéry qui a réalisé les voiries et réseaux, avec Rachid Oukassou qui travaillait il y a encore quelques heures pour les aménagements de dernières minutes. L’Entreprise Olacia de Montblanc qui a exécuté le gros-œuvre. Avec un clin d’œil de satisfaction à Alain Olacia résidant Cersois. L’Entreprise Ibis de Boujan, pour la plâtrerie, l’isolation, les carrelages et faïences. L’Entreprise Henri Saurel et Fils de Villeneuve. Avec un double clin d’œil à Patrick et David aujourd’hui Cersois à part entière. PSP à Frontignan pour les espaces verts. Plein-Sud à Béziers pour les menuiseries. Eiffage TP à Vendres pour les terrassements. Travesset à Béziers, éclairages extérieurs et ABLB à Saint Pierre la Mer pour les sols souples.


    Ces entreprises qui outre le fait de remplir leurs obligations techniques ont souhaité vous offrir Mesdames et Messieurs, il faut le souligner et les en remercier, le cocktail qui va suivre.
    Ont également participé au chantier les entreprises : SET Étanchéité à Béziers. Les Ets. Zonzogni à Boujan, pour la menuiserie alu et la serrurerie. BH Agencement à Béziers, menuiseries intérieures et parquets. PAGES SA à Béziers pour le chauffage, plomberie et sanitaires. SPIE Sud-Est à Vendres, éclairages extérieurs. ASA Fermetures à Lescar, dans les Pyrénées Atlantique, pour les portes sectionnelles.
    Je veux attester, pour être venu très souvent sur le chantier, que j’ai apprécié le sérieux de l’ensemble des corps de métiers et des ouvriers et artisans avec lesquels j’ai sympathisé. N’est-ce pas Manu, Mimoun, André, Moustafa, David, Sami, Patrick, Eugène et les autres avec un encouragement particulier que j’adresse à Enzo, le benjamin d’entre eux, en contrat formation en alternance.
    J’ai même partagé le désarroi de Frédéric l’électricien qui un matin s’est retrouvé en face de tous ces fils en attente qu’il avait minutieusement identifiés. Ces fils coupés à ras. La partie raccourcie volée, oui, dérobée pour récupération du cuivre ! Tous ces nombreux fils, de toutes les couleurs, redevenus anonymes, qu’il a fallu ré-identifier !...Bravo Frédéric pour ce laborieux travail qui t’en a fait voir de toutes les couleurs !...


    20171028-175343.jpgA noter aussi deux effractions, quelques gribouillis, ainsi qu’un autre vol, récent, celui des câbles extérieurs... Décidément le cuivre doit être un excellent investissement !...Tout cela venu, quelque peu, troubler le bon déroulement du chantier.


    Abordons le financement élément important dans cette période de restrictions budgétaires. Parlons subventions accordées, notifiées : Conseil Général : 300.000 € en deux subventions 125.000 et 175.000 €. Conseil Régional Languedoc-Roussillon : 200.000 €. Agglomération Béziers-Méditerranée : 700.000 soit un total de 1.200.000 €. Montant réel de subventions 1.075.000 €. A notre grand désarroi 125.000 € se sont évaporés. Explications.


    Concernant l’Agglo, je remercie le Président Lacas de sa compréhension, de son discernement, quant à notre demande de subvention quelque peu déposée « à l’arraché » car il nous a fallu retarder le projet, l’adapter, l’ajuster au règlement du FAEC, nouveau programme mis en place, après les élections de 2014, qui est un Fond d’Aide aux Équipements des communes de l’Agglo. Merci Frédéric et selon l’expression consacrée...Merci l’Agglo !...


    Un merci aussi à l’entreprise qui a bien voulu différer, à notre avantage et sans compensation, les conditions du marché d’adaptation au sol, justement pour cadrer avec le FAEC et pouvoir nous en faire bénéficier. En clair merci à Jean-Michel Buesa ainsi qu’à l’entreprise Olacia.


    Et maintenant, Mesdames et Messieurs, je suis contrarié de relater ce qui suit. Nous sommes d’accord pour dire que notre pays est censé fonctionner dans le respect du droit et des règles démocratiques. Respect de toutes les idées. Respect de la liberté d’expression. Respect du libre choix de chacun. Respect du suffrage universel !...Grand étalage d’hypocrisie pour certains. La violence de ce qui s’est passé me donnerait presque le droit de repousser les limites de la bienséance. Je ne le ferai pas. Mais, pardonnez-moi, Mesdames et Messieurs d’être un court instant pas hors sujet mais presque !... Quoique !?...


    La commission permanente du 26 juin 2014, du Conseil Général de l’Hérault, présidé par André Vézinhet, qui m’a toujours témoigné cordialité et respect, je lui en sais gré, lorsque j’étais Conseiller Général, hors de sa majorité, a attribué une subvention de 125.000 € à la commune de Cers. Cette subvention notifiée le 10 juillet 2014 avait une validité jusqu’à la date du 10 juillet 2015. Cependant la notification de subvention prévoyait la possibilité d’une prorogation qui devait être effectuée avant la date du 10 juillet 2015.


    Mes services ont effectué cette formalité par lettre recommandée avec AR en date du 02 juin 2015 LRAR N° 1A 111 485 7854 2. Aucune réponse. Quatre mois après, le 16 octobre 2015, une première demande de paiement d’honoraires a été faite. Et ce n’est que courant novembre, cinq mois après, qu’embarrassés les services du Conseil Départemental, interrogés par téléphone, ont répondus à mes services que le paiement ne pouvait être honoré. Leur demandant de contacter directement le Cabinet du Président !?... Alors que la procédure administrative a été scrupuleusement respectée. Le Président Mesquida a refusé de me recevoir. Celui-ci, avec sa « bonhommie et sa tendresse légendaires » tente d’expliquer l’inexplicable. Tente de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Voudrait nous faire croire qu’il n’y a pas de relation de cause à effet entre mon engagement politique et « sa » décision régalienne, dictatoriale, inédite, ne reposant sur aucun fondement juridique !... De qui se moque-t-il ?...Oui, Cersoises, Cersois, en fait, vous êtes, nous sommes, les victimes d’une sanction brutale que le Président Mesquida m’a infligé pour délit d’opinion. Gautier au goulag !... Gautier fusillé pour l’exemple !...


    La raison ?...Et bien oui, j’ai soutenu les candidats Front National et apparentés aux élections Départementales de 2015... Et alors ?... Oui, même libre et non encarté, j’appartiens et j’en suis fier, au Groupe d’Opposition Front National au Conseil Régional d’Occitanie !... Et alors ?... Oui, je suis pour la défense d’une identité française forte, pour l’accueil des réfugiés certes... mais contre l’accueil massif des migrants !...Et alors ?... Oui je suis pour la laïcité à la Française 10-escapade-vue-a-rienne-5.jpget contre tous les communautarismes quels qu’ils soient !... Et alors ?... Oui je suis pour une autre Europe !...etc... Etc... Et alors ?... Y-a-t-il en cela quelque chose de répréhensible ?... N’aurions-nous, dans l’Hérault, et aux yeux de son Président, plus le droit, dans le respect de la loi et de nos institutions, de nous exprimer et d’agir librement ?...


    Alors Mesdames et Messieurs, je vous laisse juger ce qui reste pour moi méprisable, basé sur l’intimidation, qui engendre le clientélisme !...


    Alors tel est mon message, sage et philosophe, à la manière d’un Florent Pagny, au Président Mesquida ... « Vous avez eu nos 125.000 €... mais vous n’aurez pas notre liberté de penser !.... ».
    A l’inverse, c’est réconfortant, très réconfortant pour la démocratie et pour cette liberté qui nous est chère, de voir que dans le même camp politique, tout le monde n’agit pas de la sorte...Pas d’amalgame !... Aussi je tiens à témoigner ma gratitude au Président de l’ex-Région Languedoc-Roussillon, Damien Alary et à son vice-Président Claude Zemmour pour leur digne comportement. Notre demande de subvention, comme à l’Agglo, a été traitée loyalement. Je sais que Claude Zemmour, ici présent que je salue, y a pris une part active. Alors chapeau Messieurs !...et mille fois merci à tous les deux.
    Les chiffres : Dépense totale TTC, y compris les honoraires : 2.033.000 €, équilibrée en Recettes par 1.075.000 € de subventions auxquelles s’ajoute notre autofinancement de 958.000 €. A noter que l’autofinancement sera ramené à 601.000 € après la récupération de la TVA de 357.000 €. Pas d’emprunt, pas d’endettement, pour cette réalisation. Seulement un prêt relai contracté auprès de la Caisse d’Épargne pour préfinancer la TVA récupérable et les rentrées de subventions échelonnées sur trois exercices. Aucun impact sur la fiscalité locale, sur la feuille d’impôt !... J’ajouterai, dans cette prégnante autosatisfaction que vous me pardonnerez, que les taux communaux d’imposition n’ont pas augmenté, à Cers, depuis 2008.


    L'Escapade-1.jpgMesdames et Messieurs, pour sortir de l’anonymat, cette salle, après consultation, il a bien fallut lui trouver un nom. « L’Escapade ». Tel l’esprit créatif du superbe logo que l’on doit à Astrid Puech, une autre Cersoise, le mot «Escapade » traduit bien la vocation que l’on veut donner à ce lieu. Larousse donne comme définition ; « Action de partir quelque part pour échapper aux obligations, aux habitudes de la vie quotidienne ». C’est bien le but recherché. Tous ceux qui viendront ici, condition sine qua non, auront obligation d’oublier leurs tracas, leurs soucis quels qu’ils soient !... L’origine du mot viendrait de l’espagnol « escapada ». Mais cerise sur le gâteau, mon ami Joanda, Occitanophile s’il en est un, m’a bien confirmé que l’on retrouve « Escapade » dans la langue d’Oc, le dictionnaire occitan, bien avant les espagnols, avec une définition qui me ravi : « Acte d'audace ou d'aventure désapprouvé par les autres.... ». Alors là c’est que du bonheur !...Que du bonheur qui réveille le caractère rebelle et intègre de notre ascendance cathare !...


    « L’Escapade » toute belle est maintenant là, bien ancrée dans le paysage aux portes de Béziers. C’est incontestable... nous y avons mis du temps, on me l’a même reproché, on m’a même brocardé!...Mais aujourd’hui, revanche, le petit village de Cers de 2300 âmes, peut s’enorgueillir d’être doté d’un bel outil à sa mesure qui, à n’en pas douter, va faire des heureux !... Qui plus est un bâtiment à l’abri, par le merlon de terre, mais aussi en vitrine, de la RD 612 qui à cet endroit voit passer plus de 20.000 véhicules/jour. «L’Escapade » c’est un instrument, culturel et de rencontres, qui va demander un certain temps d’adaptation pour parvenir à une utilisation raisonnée, raisonnable, adaptée. « L’Escapade » c’est aussi un espace fragile qu’il faudra respecter et faire respecter... Aussi je vous demande Cersoises, Cersois d’être vigilants, patients et ordonnés. Nous n’allons pas ouvrir cette salle aux quatre vents et dans n’importe quelles conditions. Un règlement strict est indispensable. Certes « L’Escapade », prioritairement, sera mise à votre disposition plus particulièrement du monde associatif.10-escapade-vue-a-rienne-7.jpg


    Mais « L’Escapade » en bons gestionnaires il va nous falloir la « rentabiliser » au mieux avec des locations et limiter les frais de fonctionnement. «L’Escapade » c’est une construction de caractère, un équipement qui mérite une optimisation de son emploi au service des hommes, au service de la culture. Une réflexion s’impose et j’ai l’espoir qu’avec tous ceux qui ont des idées, de bonnes idées, nous arrivions à trouver le bon créneau culturel, la vocation spécifique et valorisante qui donnera encore plus de sens, encore plus de caractère... qui donnera une belle âme, à notre « Escapade ».
    Mesdames, Messieurs je ne peux conclure sans adresser encore d’autres remerciements. Un grand merci à Madame et Monsieur Rossi les propriétaires-gérants d’Intermarché qui nous ont offert une grande partie des boissons que vous attendez j’en suis persuadé, avec impatience !... Merci à notre DGS Julien Garone et à l’ensemble du personnel communal qui a déjà mis la main à la pâte...A l’ensemble du Conseil Municipal et plus particulièrement à Stéphane Bézes qui a suivi le chantier ...
    Et bien sûr, je le gardai pour la fin, merci à celui qui a porté ce projet, depuis son état embryonnaire, jusqu’à son total achèvement. Mon adjoint, mon ami Jean-Paul Rodriguez, dit Carlos, qui fut la précieuse et essentielle cheville ouvrière de cette réalisation autant sur le plan technique, avec une présence quotidienne sur le chantier, que sur le plan financier. D’une part, nous sommes restés dans l’enveloppe fixée. C’est déjà très bien. D’autre part, l’autofinancement provient des opérations de lotissements communaux, conduites également par Jean-Paul. Opérations qui au-delà du caractère social, ont généré des réserves pour les futurs équipements communaux. Alors de tout cœur bravo et merci Jean-Paul. Merci Carlos !....


    Mesdames et Messieurs merci de votre amicale attention. Je sais que j’ai été un peu long mais il y a des choses dans la vie, qu’elles soient agréables ou difficiles à dire, que l’on ne peut s’exonérer de dire. Elles sont dites. Et, ce sera ma conclusion, mon souhait formulé dans la langue de Mistral et du félibre Cersois, né à Villeneuve (on ne peut pas être parfait !...) Jean Laurès ...Polida e longa vida a l'Escapade !... (Belle et longue vie à l’Escapade !...).


    Gérard Gautier.

  • Promenade de novembre : les cimetières marins

     

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    Ce site rapporte souvent les luttes des hommes, la plupart mesquines, pitoyables, insignifiantes. En ce mois de novembre, il nous a paru opportun de sortir de cette agitation.

    Chateaubriand, célèbre de son vivant, a été enterré selon ses dernières volontés, seul face à la mer, sur le Grand Bé à Saint-Malo. D’autres, parmi les communs des mortels, ont simplement eu la chance d’avoir une place dans un cimetière français, face à la mer.

    Petit tour de France des cimetières marins à la vue apaisante…

    1. Sète, le cimetière marin de Paul Valéry

    C’est le plus célèbre des cimetières marins français, car il fut chanté par un grand poète sétois. En effet Le Cimetière Marin est le titre d’un poème de Paul Valéry paru en 1920 :

    Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
    Entre les pins palpite, entre les tombes,
    Midi le juste y compose de feux,
    La mer, la mer, toujours recommencée…

    Depuis la mort de Paul Valéry en 1945, le cimetière de la ville a été rebaptisé cimetière marin. Il avait été creusé à même la falaise au XVIIe siècle pour enterrer les premiers ouvriers morts sur le chantier de construction du môle Saint-Louis. Les tombes racontent la vie de ce petit port. A Sète, face à la Méditerranée, reposent désormais Paul Valéry mais aussi Jean Vilar (1912-1971), fondateur du Festival d’Avignon.

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    1. Poésie et peinture à Varengeville-sur-Mer

    A Varengeville-sur-Mer, l’église Saint-Valéry et son petit cimetière à flanc de falaise donnent envie de sortir sa boîte de couleurs, comme Claude Monet ou Camille Pissaro, séduits par les lumières changeantes de ce site naturel. Le poète Georges Braque (1882-1963) est enterré ici face à la baie de Dieppe, sous le ciel normand.

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    1. People for ever à Saint-Tropez

    L’emplacement du cimetière marin de Saint Trop’, en contrebas de la citadelle, au bord du golfe de Saint-Tropez, a de quoi faire pâlir d’envie tous les bronzés de l’immobilier ! Les prix des concessions sont élevés et il reste très peu de place. Évidemment, quelques célébrités du show-biz ou du cinéma se sont installées ici ad vitam aeternam, comme Eddie Barclay, Roger Vadim ou Pierre Bachelet.

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    1. Avec Tino Rossi à Ajaccio

    Le cimetière marin d’Ajaccio se trouve sur la route des Sanguinaires, très fréquentée par les touristes, qui s’arrêtent volontiers sur la tombe du chanteur Tino Rossi (1907-1983). Ne cherchez-pas l’empereur, Napoléon est aux Invalides ! Sur les pentes de ce cimetière chic qui dévale doucement vers la Méditerranée, on retrouve les noms des grandes familles locales. Ici le parfumeur François Coty (1874-1934) côtoie une aristocrate anglaise, pionnière de l’archéologie en Corse, Dorothy Carrington (1910-2002).

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    1. Bonifacio, le cimetière marin le plus méridional de France

    C’est une ville dans la ville, à l’extrême pointe d’une de ces falaises vertigineuses qui font de Bonifacio un site unique au monde. Ce cimetière fait face à la Sardaigne. Les chapelles se serrent le long des rues comme des petites maisons mitoyennes. Leurs croix blanches se détachent sur un fond de mer et de ciel bleu intense.

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    1. Ciboure, un cimetière de pêcheurs basques

    Situé dans le quartier de Socoa à Ciboure, ce cimetière marin domine la baie de Saint-Jean-de-Luz. De nombreux pêcheurs sont enterrés ici, face au port, bercés sans fin par le clapotis des vagues et le va et vient des bateaux. Mais ce beau cimetière héberge aussi le romancier Pierre Benoît, décédé à Ciboure en 1962 dans sa villa Allegria

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    1. Douarnenez, un cimetière marin breton paisible

    Tourné vers l’océan, le cimetière marin de Tréboul à Douarnenez surplombe la plage Saint-Jean. C’est un havre de paix. De magnifiques cyprès veillent sur des défunts peu connus, mais on pourrait tirer de l’oubli un romancier américain, un sociétaire de la Comédie française ou la petite fille du fondateur de SOS Amitiés.

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    1. Le cimetière américain de Colleville-sur-Mer

    C’est sans aucun doute le plus poignant des cimetières marins en France. S’y rendre est même un devoir à accomplir une fois dans sa vie. Plus d’un million de visiteurs viennent chaque année saluer la mémoire et le courage de ces jeunes soldats qui donnèrent leur vie pour un pays qu’ils ne connaissaient pas, au nom de la liberté. Toutes ces croix blanches identiques, alignées à perte de vue sur une pelouse vert tendre, invitent au recueillement. En contrebas, la plage baptisée « Omaha la sanglante » après le Débarquement de juin 1944. A l’horizon, la mer, insolemment bleue…

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    1. Les z’endormis de Saint-Paul à la Réunion

    Ce cimetière marin est un jardin luxuriant avec ses allées bordées de cocotiers et de frangipaniers en fleurs. Situé sur la route des Premiers Français, le cimetière marin de Saint-Paul honore le souvenir de marins disparus en mer. Des esclaves, le poète Leconte de Lisle (1818-1894) ou le pirate La Buse, « écumeur des mers du Sud », exécuté ici en 1730, figurent parmi les « z’endormis » face à l’océan Indien. Requiescant in pace.

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  • Spécial impots fonciers - La leçon est sans appel !

    Ils tempêtent, ils critiquent, ils stigmatisent, ils discriminent ... mais ils sont les derniers de la classe, eux qui, sur le territoire de l'agglo veillent le moins bien sur les intérêts de leurs administrés !

    Eh oui, après avoir baissé les impôts dès leur arrivée, l'équipe municipale de Béziers peut s'honorer d'être la commune qui a le moins augmenté les impôts fonciers, malgré la baisse des dotations de l’État, tout en procédant à une magnifique remise en état de la ville. Les discours lénifiants, c'est bien, les réalisations, c'est mieux !

     

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    Le ponpon : 17,20 % d'augmentation ( Béziers 4,50 %) à Valras sans la moindre explication. Comme nous le titrions il y a quelques semaines, à Valras, rien ne va plus.

    A noter que cette municipalité a refusé de mettre à la disposition de notre député, Emmanuelle Ménard, un lieu pour recevoir les valrassiens. Grands démocrates, républicains, donneurs de leçons, à vos calculettes !

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