Ils ont été rarissimes les moments heureux de 2024 !

Peinte par Utrillo en 1909, Notre-Dame dans toute sa splendeur, massive et imposante. L’artiste s’est attaché à représenter la grandeur de la cathédrale, sans lumière ni profondeur.
G-BDQD17ZWM0
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Peinte par Utrillo en 1909, Notre-Dame dans toute sa splendeur, massive et imposante. L’artiste s’est attaché à représenter la grandeur de la cathédrale, sans lumière ni profondeur.

Au début d'une année qui s'annonce difficile, il nous a paru opportun de s'évader du médiocre spectacle quotidien de nos saltimbanques de plateaux et montrer quelques unes de nos plus belles abbayes, afin de ne pas oublier, au-delà de ces pitoyables et insignifiantes chamailleries politiciennes, l'essentiel de ce que nous avons à préserver.
La lutte contre l'ennemi de l'intérieur est désormais l'affaire de tous.

Par Jean-Pierre Pélaez
Le programme du In d’Avignon et de franche rigolade 2023 vient de se terminer. Olivier Py l’avait mis sur les rails du conformisme subventionné et de la propagande sarkhollando-macrono-européiste. Avec le nouveau directeur, le Portugais Tiago Rodriguez, à ne pas confondre avec le syndicaliste Martinez, encore moins avec Pélaez, c’est la vitesse de croisière, une caricature post Py-enne, du superPy à gogo et en veux-tu en voilà…
Article paru dans Politique magazine
Par Yves Morel
Yves Morel a publié La névrose française. Essai sur les causes de l’éternel malaise politique de notre nation, Dualpha,éd. 2022, et aussi La fatale perversion du système scolaire français, Via Romana, 2011.

*****
Charles Demassieux
Riposte laïque

Clocher-peigne, clocher arcade, clocher-jour, clocher-pignon ou bien encore campapenard, le clocher-mur — terme générique plus communément employé — ne manque pas de dénominations. On en dénombre plusieurs centaines à travers la France.
Cliquez sur chaque image pour l'agrandir
Tiré du site Aleteia

Merci pour celles qui subissent partout dans le monde, et maintenant en France, la dictature de la charia ! Honteux !
Comment des Français qui, jusqu'hier critiquaient la politique immigrationiste mise en place et la subversion qui nous envahit, accompagnée d'une religion qui est là pour tuer notre civilisation, peuvent-ils poser avec des femmes représentant cette même religion, vêtues du voile, une de leurs armes de conquête ?
Comment des pieds noirs, et il y en a plusieurs sur cette photo, victimes et oh! combien de la barbarie musulmane, peuvent-ils s'abaisser à ce point ?
Le clan Ménard et tous ses affidés s'enfoncent toujours un peu plus dans le déshonneur.
Tout cela n'est vraiment pas bien beau !
Henri Bec
********
La France de demain c’est Roubaix, Marseille Nord, Trappes, Mantes-la-Jolie, la Paillade, Château d’eau, Villeneuve Saint-Georges, les Mureaux, Château Rouge, Grigny, Corbeil, Sarcelles, et… Béziers. Nous ne serons pas là pour dire il fut un temps où l’on pouvait manger son sandwich jambon- beurre et boire sa cannette de bière dans ses parcs et jardins en toute sécurité et pouvoir manger un morceau pendant le Ramadan dans la journée, car désormais les restos et les bistrots ont porte close comme n’importe quelle ville musulmane dans les pays d’Allah.
parleurs aux décibels de la puissance d’un avion en décollage. Comme si la France n’avait jamais existé en tant que France, peut-être qu’elle prendra le nom de Francestan. Ses églises et ses cathédrales subiront le même sort que Sainte-Sophie.La justice sera rendue au nom de leur satané Allah, ses codes juridiques et sa constitution disparaîtront au profit des lois naturelles prétendument d’essence divine, c’est-à-dire la Charia de malheur.
La faute à ses dirigeants politiques laxistes, irresponsables, sourds et aveugles, eux qui n’ont jamais voulu entendre les mises en garde de tous les patriotes sincères, voire de Georges Marchais et prendre conscience de la gravité du danger en laissant entrer dans la bergerie le loup qui la convoite depuis Charles Martel.
Salem Benammar
le voile islamique, symbole de la trahison
de la gauche féministe
Ces deux articles sont tirés de
Riposte laïque
Écoutez la belle chanson de Jean-Pax Méfret en cliquant ICI
La gauche s’est déchaînée contre ce film en en critiquant méthodiquement tous ses aspects : mal pensé, mal joué, mal filmé, mal financé, mensonger, Vaincre ou mourir est-il vraiment un condensé d’infamie ou le révélateur du fanatisme rance des républicains nostalgiques de la Terreur ?
une mise en abime eut été la bienvenue : pourquoi pas en évoquant les aventures de Charette en Amérique ? Les premières batailles sont techniquement réussies grâce aux prouesses des cascadeurs professionnels du Puy du Fou, mais l’ensemble des scènes de guerre s’avère globalement décevant : les plans sont trop rapprochés, les mêlées indistinctes et trop ressemblantes d’un choc à l’autre. Pour autant, l’histoire prend corps progressivement, avec ses ombres et ses lumières, et le spectateur plonge peu à peu dans l’épopée des gars du Bocage. Ombres et lumières : il y a là comme une signature esthétique du film, où chaque scène est un tableau. De ce point de vue, l’œuvre offre de petites merveilles photographiques. Et, par certains côtés, il y a du Caravage dans les nombreuses scènes en clair-obscur où, par-delà les paysages et les scènes d’actions, les doutes et angoisses de Charette s’expriment à la lueur tremblante d’une bougie. Partant, le film, bien plus complexe que ne l’ont vu les journalistes de Libé, offre une dimension psychologique fort intéressante.
L’exaltation de Charette passe au contraire par la description de ses faiblesses comme de ses forces, de ses doutes et de son panache, de son ivrognerie comme de sa gentilhommerie. Le personnage de Pfeiffer est peu développé mais celui de Couëtus (Gilles Cohen) a du relief, et l’acteur incarnant Prudent de La Robrie (Rod Paradot) est très convaincant, avec beaucoup de chien. En outre, à l’heure du féminisme spectaculaire, on s’étonne que nul journaliste n’ait vu la belle place faite aux femmes, à travers les Amazones de Charette (Céleste Bulkeley, Adélaïde de la Rochefoucauld). Quant au général Travot, émule de Hoche, vainqueur de la traque, son portrait est éloquent : officier républicain doué d’honneur et de courtoisie, meneur d’hommes intelligent, il semble un adversaire à la hauteur de Charette. Il prend progressivement sa place dans la seconde moitié du film, jusqu’à la fameuse scène de la capture (« Que d’héroïsme perdu ! ») et au paroxysme que constitue l’exécution du général rebelle.
Quant au fond, on cherche en vain le « Puy du Fourbe » (titre racoleur utilisé par Libé) et les mensonges historiques évoqués par les critiques de gauche. Que les dialogues soient inventés, c’est tout à fait normal pour un film (et comment donc font les romanciers ?). Mais le fond de l’affaire, lui, est exact. On n’ose imaginer ce qu’entendent les plumes de la grosse presse lorsqu’elles disent de l’œuvre qu’elle est mensongère. Est-ce à dire que les motivations du soulèvement sont fausses ? Que les faits d’armes n’ont pas existé ? Que les massacres sont pure légende ? Le film n’évoque d’ailleurs jamais la « thèse » du génocide puisque, précisément, c’est un film, une narration, une belle histoire pleine de rebondissements, et non un documentaire. L’ouverture du film donne la parole à Secher, mais son adversaire, l’éminent sorbonnard et robespierriste Jean-Clément Martin, est aussi l’un des conseillers du film. D’après le réalisateur Vincent Mottez, si Martin n’apparaît pas à l’écran, c’est parce que ce dernier comptait apparaître dans le projet initial de docufiction, pas dans un film de cinéma : nul désaccord de fond, donc. À nouveau, l’accusation de « tract révisionniste » est spécieuse : si l’on osait, on se demanderait même si ces critiques n’avaient pas été écrites avant visionnage…Si vous ne l'avez déjà fait, allez voir ce film !
****************
LES TRIBULATIONS DE BERNARD HENRI LEVY


Nous avons attendu pour le publier de connaître l'arrêt de la Cour d'appel de Montpellier qui devait se prononcer sur le volet pénal de l'affaire. Nous devons, avec une grande satisfaction, constater qu'elle a considérablement réduit la décision du tribunal. Il n'en reste pas moins que l'article que nous reprenons met très justement l'accent sur le caractère inique des poursuites maintenues par l'administration dans un esprit de sectarisme difficilement admissible.
*************
Il ne sait pas encore que sa carrière universitaire vient de prendre fin. Lâchés par le président de l’université, Jean-Luc Coronel et le doyen Philippe Pétel terminent en garde à vue : première étape d’un processus qui consacre l’inversion des valeurs en matière de maintien de l’ordre (sur ordre des autorités). Ce sont les deux universitaires qui sont poursuivis, désignés tout autant à la vindicte populaire qu’à l’opprobre de l’université. Il leur est reproché de ne pas avoir laissé les fauteurs de troubles agir en toute impunité. Leur faute : avoir réagi. Le péché capital de Jean-Luc Coronel de Boissezon : avoir des idées non conformes, c’est-à-dire être conservateur. Et pourtant, jamais ses compétences sur le plan universitaire ne sont remises en cause. On l’accuse plutôt d’avoir participé au « commando de la fac de droit ».
****************

*****

avec étonnement. À cette date, il y a tout juste 230 ans, le roi Louis XVI était guillotiné place de la Révolution (actuelle place de la Concorde) par les révolutionnaires. Tous les ans, monarchistes ou simples passionnés d’Histoire commémorent la mémoire du souverain qu’ils considèrent "martyr". Ce samedi encore, des messes de requiem auront lieu dans toute la France, et une marche aux flambeaux se rendra à la Chapelle expiatoire, où furent inhumés Louis XVI et Marie-Antoinette en 1793.
"C’est presque une dimension de fête religieuse, explique-t-elle. Il y a quelque chose de très sacré dans cette journée, que je vis comme une sorte de pèlerinage en solitaire". Robin, 21 ans, étudiant en histoire originaire du Nord, et actuellement en reconversion pour devenir artisan brasseur, a anticipé les grèves pour se rendre à Paris et ne pas manquer les commémorations. Lui aussi ressent cette dimension spirituelle : "Il y a quelque chose d’assez christique dans la mort de Louis XVI, un côté sacrificiel", estime-t-il. Un raisonnement que ne réfutera pas le Père Thomas : "Pour un catholique monarchiste, il est important de prier pour les morts et le salut de l’âme du défunt".Hugues Maillot

L'œuvre de Jean-Pierre Pélaez ne se déduit pas à ces trois ouvrages. Vous pouvez retrouver la bibliographie et commander sur son site en cliquant ICI
***
SUR « LA TRILOGIE MOLIERE » *
LECTURE PUBLIQUE
AU THEATRE MUNICIPAL DE BEZIERS
24 Novembre 2022
« Si Molière était parmi nous… »
L’action de chacun des volets de cette Trilogie Molière se passe dans une ville différente. Le premier a pour cadre Montpellier, le second Paris, le troisième Marseille. Ainsi me suis-je promené en diverses endroits de notre pays, mais bien sûr, aucun des travers qui ont servi de sujets pour ces comédies, les mêmes que chez Molière, n’est spécifique de la région où elles se déroulent. Par contre, l’époque n’étant plus la même, les précieux, les hypocrites, ou ceux qui veulent soumettre les femmes sont bien différents de ceux de Molière, même si les vieux fonds intemporels de l’âme humaine restent identiques…
C’est en partant de ce constat que l’idée m’est venue du principe de cet ouvrage, qui est à la fois un jeu d’écriture et une provocation. La Trilogie Molière est subversive à deux titres, sur le fond et sur la forme : subversive par sa critique d’un certain théâtre officiel et de son formalisme, subversive par la satire qu’elle fait d’un certain nombre d’abus de pouvoirs et de conformismes, politiques, culturels et sociaux.
Dans le premier volet, Les Singes Savants, j’ai représenté les précieux d’aujourd’hui, ces pédants et ces snobs pleins de sottise et de prétention qui peuplent notre milieu culturel et dont le milieu théâtral est particulièrement pourvu. Dans le deuxième, Le Tartuffe Nouveau, j’ai voulu montrer ce que sont les hypocrites de notre temps et leurs dupes, comment ils fonctionnent, non plus en se référant à l’Eglise et à la morale chrétienne pour étaler leurs faux bons sentiments, mais en fréquentant assidument la nouvelle Eglise Médiatique. Dans le troisième, La Soumission des Femmes, j’aborde un problème qu’on croyait en voie d’extinction en France, celui des mariages forcés et de la domination des femmes par les hommes, mais que l’on voit revenir insidieusement, à travers le communautarisme et l’islamisation grandissante de notre pays.
Jeu d’écriture donc. En m’inscrivant, comme dans un autre de mes ouvrages, énormément joué depuis sa première parution, Le Barillet -Exercices de Théâtre-, dans la tradition littéraire de Raymond Queneau et de l’OULIPO, je me suis imposé une contrainte stricte, qui est le principe même de cette Trilogie, une sorte de jeu littéraire, consistant, par-delà le clin d’œil au modèle, à garder la structure de l’œuvre, le canevas en cinq actes, l’ordre des scènes et les alexandrins (des alexandrins plus fluides, souvent disloqués, n’appliquant systématiquement ni la diérèse, ni la césure à l’hémistiche) ; mais les situations, les personnages, les problèmes auxquels ils sont confrontés ne sont plus les mêmes, ils sont ceux d’aujourd’hui. Il s’agit d’inventer sur ce canevas une histoire actuelle, conduite par des hommes et des femmes de notre époque, d’écrire une pièce, à la manière de Molière, mais sur le monde contemporain.
En aucun cas cette Trilogie ne constitue un pastiche ou une réécriture. En même temps qu’un hommage à l’un de nos plus grands auteurs dramatiques classiques, dont elle reprend l’argument de trois des pièces majeures, transposées à notre époque, elle est une application à l’écriture dramatique d’un principe que j’ai inventé dans les années 90 avec Le Barillet puis avec Le Fantôme de la Cité Démocratie et que j’ai appelé la supra-modernité. Ce principe consiste à dépasser le vieux clivage classique/moderne, l’illusoire avant-gardisme formel, en détournant les différents styles dramatiques à des fins satiriques, burlesques ou autres, sur le monde contemporain, quelquefois même en les fusionnant pour donner naissance à une forme originale, supra-formelle. Utiliser la surprise de certaines rimes, le clin d’œil en forme de contrepoint à la langue classique pour parler de notre temps !
Mais par-delà le jeu sur l’écriture, cette Trilogie est fondamentalement subversive. Sur la forme d'abord, puisqu’elle s’attaque à ce conformisme actuel de certains metteurs en scène, dans leur rabâchage de Molière, lorsqu’ils prétendent parfois « moderniser » ses ouvrages! Mon intention -que le succès et la réponse enthousiaste du public ont confortée- était de montrer que la seule mise en scène ne peut prétendre à la « modernisation », à la « réactualisation » d’une œuvre. Le texte de Molière parle de son temps, et si la mise en scène parle du nôtre, on voit alors les deux avancer comme les rails d’un chemin de fer, sans jamais se rencontrer. Pire, quelquefois, la mise en scène vient même contrarier l’esprit de la pièce et ce que son auteur a voulu qu’elle soit.
Comment ne pas voir dès lors que toutes ces « modernisations » et autres « relectures » de Molière ou d’auteurs du Répertoire, ne peuvent vraiment fonctionner, pour la bonne raison que le texte reste lui-même ? Et, quoiqu’on fasse, il parle de son temps. Même lorsqu’il évoque des travers ou des caractères intemporels, son vocabulaire, ses expressions, ses références culturelles, politiques, sociales, sont celles de son époque et, dès lors, ces spectacles censés « réactualiser » -en fait destinées surtout à mettre en avant le travail de mise en scène, à se servir de l’œuvre au lieu de la servir- apparaissent comme des sortes de leçons plaquées sur la pièce elle-même. Si bien que le spectateur se demande ce qu’ils font l’un avec l’autre, et ne manque pas, le plus souvent , de trouver cela ridicule.
En vérité, si l’on veut moderniser une pièce classique, il n’y a qu’une seule façon de le faire : c’est de la réécrire. Mais alors -et c’est très bien ainsi- on crée véritablement une oeuvre nouvelle. Et n’est-ce pas précisément ce que firent Molière lorsque de l’Aulularia fabula (La Marmite) de Plaute il fit l’Avare, ou Giraudoux lorsque il écrivit Amphitryon, ou Jean Anouilh, quand il s’inspira de celle de Sophocle pour écrire une Antigone de son temps - et l’on pourrait multiplier les exemples ? C’est à dire qu’à partir d’une légende, d’un épisode de la mythologie, ou d’une simple histoire, inventés par nos anciens, on crée une œuvre moderne, contemporaine, qui parle véritablement de son temps, non d’une époque révolue. Moderniser Molière, lui faire écho aujourd’hui, c’est écrire une autre pièce, une pièce nouvelle.
Voyant tous ces « revisiteurs » prétendre « réactualiser » Molière, parce qu’ils plaquaient sur son texte une mise en scène dite « modernisante », je voulus il y a quelques années leur offrir une véritable réactualisation, c’est à dire par l’écriture… Pas une réécriture ou une adaptation : non, une véritable pièce, s’inspirant du sujet de Molière -comme les Classiques le faisaient avec les mythes ou les auteurs anciens- mais résolument contemporaine, originale ! Ainsi naquit ce que j’ai appelé La Trilogie Molière…
Sur le fond, cette Trilogie est née du désir de retrouver tout ce que le théâtre de Molière a pu avoir de subversif dans son temps. Car un autre paradoxe -et non des moindres !- est la manière dont ce rabâchage, même lorsqu’il est dit « modernisant », occulte de surcroit -au lieu de le mettre en lumière !- l’aspect tellement décapant de bon nombre de pièces du Répertoire, notamment celles de Molière, et, au lieu de leur redonner toutes leur force et leur sens originel, contribue à les aseptiser.
N’est-il pas étonnant en effet qu’un des auteurs les plus subversifs de notre Théâtre soit aussi l’un des plus joués dans les théâtres de la bien-pensance actuelle, et les lieux du ronron culturel ? Oui, l’auteur qui vit en son temps plusieurs de ses pièces interdites, notamment Le Tartuffe -interdit pendant cinq ans !-, l’homme de théâtre qui, sans la protection de Louis XIV, monarque absolu et donc au-dessus des coteries, n’aurait jamais pu accéder à la notoriété qui fut la sienne, détesté par les puissants, et par l’Eglise d’alors, se voit de nos jours adulé, glorifié, et mis à toutes les sauces par les Trissotins de la Culture officielle et les curés et Tartuffe de l’Eglise Médiatique.
C’est que jouer Molière ne dérange plus grand monde en France aujourd’hui. Les effets, les manières des travers en question ont changé. Qui connaît les précieux du XVIIème siècle ? Qui se préoccupe des faux-dévots, à supposer qu’ils existent encore -il reste déjà si peu de simples dévots et l’Eglise n’a plus de pouvoir-? On s’accorde donc à célébrer la beauté de la langue, l’efficacité dramatique, la justesse des caractères, on rit de Trissotin, on condamne les faux-dévots, les médecins ou les mariages forcés du temps de Molière, et tout le monde est content. Mais montrer les équivalents actuels de ces personnages, ces légions de Trissotin de notre milieu culturel, chasseurs de subventions publiques, toutes ces coteries prétentieuses pour qui, comme chez les Femmes Savantes, “nul n’aura de l’esprit hors eux et leurs amis “, railler le conformisme qu’ils nous servent ; montrer tous les Tartuffe qui peuplent le milieu politique, et nos grands médias, puisqu’ils ont un pied dans l’un, un pied dans l’autre, toutes ces bonnes âmes, ces grands donneurs de leçons, -spécialistes des postures et surtout imposteurs, dont les actes sont à l’opposé de ce qu’ils affectent d’être-, tous ces gens qui se gargarisent du mot de démocratie -le pouvoir du peuple (démos) !- mais qui méprisent tellement le peuple (populus) que la plus grande injure de leur vocabulaire est le mot “populiste”, bref ces mêmes pédants, ces mêmes hypocrites que Molière a ridiculisés, faire réapparaître aujourd’hui ce que fut cet auteur en son temps, s’en prendre aux pouvoirs et aux hypocrisies du nôtre, dire : “Voyez ce que Molière écrirait sur notre société, s’il vivait aujourd’hui !” Alors, la censure tombe, sous sa forme actuelle : le silence, faire comme si celui qui a cette audace n’existait pas…
Mais alors, à quoi servent les auteurs, les gens de théâtre, s’ils ne doivent déranger rien ni personne, à commencer par le catéchisme culturel cher aux esprits frileux et aux engagés conformes ? A quoi sert le Théâtre s’il doit rester un art de mollusques subventionnés, d’iconoclastes de salons, un élitisme auto-proclamé de bureaucrates culturels ?! A chaque époque, tout est à recommencer. Et la nôtre est une époque ou la tartufferie est devenue une véritable institution, la boite à outils indispensable des nouveaux carriéristes !
A la fin des années 90, voyant les dérives du théâtre public, et comment bon nombre de Trissotin se servaient de Molière pour leurs carrières et pour masquer -au lieu de les révéler- les travers de notre société, notamment les leurs, alors que cet auteur s’était tellement moqué de leurs homologues du XVIIème, l’idée me vint de faire le parallèle entre notre époque et la sienne ; en montrant les mêmes imposteurs aujourd’hui, rappeler le caractère subversif de ses pièces, retrouver aujourd’hui la même audace, le même esprit de comédie que Molière en son temps. En quelque sorte, imaginer ce qu’il aurait pu écrire, si Molière était parmi nous…
JEAN-PIERRE PELAEZ
Les Singes savants 2005 Editions Domens - Pézenas (Création Mirondela Dels Arts 2005 Mise en scène de Jean-Louis Sol)
Préface de Serge Begou
Le Tartuffe nouveau 2014 Editions L’Harmattan - Paris (Création Théâtre du Chêne Noir - Scène Permanente d’Avignon 2013 / Festival d’Avignon 2014 Mise en scène de Gérard Gélas)
Préface de Michel Maffesoli


Un tribunal marocain a condamné un parrain français à 20 ans de prison pour une série d’accusations liées aux stupéfiants.
Dreuz info

Henri Bec

Il va bien falloir, rapidement, changer de système si nous voulons garantir notre survie !
Cliquer sur l'image et agrandir

