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ÉDITION SPÉCIALE : DÉCÈS DE JEAN RASPAIL

 

LE DRAPEAU PATAGON

 

EST EN BERNE

 

JEAN RASPAIL EST MORT

 

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Nous rendons un hommage spécial à Jean Raspail qui avait la France dans le sang, avait si bien décrit l'abime dans lequel elle s'enfonce chaque jour et prédit il y a déjà presque 50 ans d'une manière si brillante et si réaliste, la situation d'aujourd'hui.

 

L’écrivain, journaliste, explorateur, monarchiste est mort ce samedi 13 juin à midi, à l’âge de 94 ans.

Le consul général de Patagonie n’est plus. Né le 5 juillet 1925, trop jeune pour s’engager dans la Résistance, il devra attendre 1949 pour prendre le large. Il a posé son sac en Terre de Feu, aux Antilles, en Alaska, au bord du lac Titicaca ou encore à Macao et bien sûr en Terre Sainte.

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Suite à Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie, (1981), histoire d’un jeune homme partit, vers 1860, conquérir la lointaine Patagonie, Raspail s’autoproclame consul général de Patagonie. Des lecteurs lui écrivent pour lui demander d’être naturalisés patagons.

 

 

 

 

 

 

ELe-camp-des-saints-2.jpgn 1973, l’écrivain publie un ouvrage prophétique Le Camp des Saints, décrivant la France d’aujourd’hui confrontée à l’arrivée massive d’immigrés, avec la complaisance d’une population et d’un clergé lobotomisés.

 

 

 

 

 

 

 

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En 1991, il publie Sire qui narre le sacre de Philippe Pharamond de Bourbon en 1999. Le 21 janvier 1993, il organisa une commémoration des 200 ans de la mort de Louis XVI, place de la Concorde.

 

 

 

 

 

 

Le-roi-est-mort-vive-le-roi-2.jpgDans Le Roi est mort, vive le Roi !, Jean Raspail s’adresse à un jeune prince trentenaire au plus, car «passé cet âge, lon se met à penser chacun de ses actes, on lime son cœur, on tue son âme, on se trahit à chaque instant, car nul ne peut mener sa vie autrement en ces temps qui sont nôtres». Et cest lAppel dun homme libre au Roi qui retentit ici à loreille dun Prétendant qui oserait enfin se déclarer le premier et esquisser un geste pour tirer du néant le principe royal par cette grâce divine qui fit les rois de France, et qui échappera toujours au pouvoir des hommes. Il suffirait pour cela d’un peu de mémoire historique, d’un peu de courage, d’un peu de fierté, d’amour-propre, le tout chapeauté par un certain goût pour la belle attitude. Et il le prévient, par avance, de l’attitude de l’Eglise qui est en France :

"L’Eglise catholique qui est en France s’accommode admirablement de la République. La République l’a déchargée d’une partie de son magistère et elle s’en trouve infiniment soulagée. Elle a choisi définitivement son camp. Elle s’est même laïcisée. […] Ce n’est pas, ce ne sera plus une Église rebelle. Elle a pris acte – et que faire d’autre ? – que la France n’est plus chrétienne et que  la “fille aînée de l’Eglise” a coiffé le bonnet phrygien, catholiques compris, à commencer par les plus zélés, ceux qui étaient naguère votre soutien naturel"

 

L'anneau du pecheur-2.jpgL'anneau du pêcheur paru en 1995 évoque la figure d'un vieil homme qui erre dans Rodez à Noël 1993, à la recherche d’un peu de pain et de soupe. Lorsqu’on lui demande qui il est, il répond : Je suis Benoît.
Près de six siècles plus tôt, le concile de Constance a mis fin au grand schisme d’Occident en déposant le dernier antipape avignonnais, Benoît XIII. Pourtant, cette lignée de papes rebelles ne s’est pas éteinte. Simplement, sa trace s’est perdue. Et voilà que les services secrets du Vatican lancent leurs meilleurs agents sur la piste du mendiant de Rodez, qui porte dans sa besace l’anneau du pêcheur, emblème de cette Église de l’ombre…
Autour d’un personnage bouleversant d’humanité et de grandeur, le conßit éternel de la fidélité et de l’oubli, de la Foi toujours sommée de se soumettre au monde.

 

Auteur de d'une trentaine de romans, Jean Raspail a obtenu de nombreux prix :

  • Prix Jean-Walter 1970, pour l'ensemble de son œuvre
  • Grand prix du roman de l'Académie française 1981, pour Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie
  • Prix Chateaubriand 1986, pour Qui se souvient des hommes…
  • Prix du Livre Inter 1987, pour Qui se souvient des hommes…
  • Prix Charles-Oulmont 1987, pour Qui se souvient des hommes…
  • Prix Gutenberg 1987, pour Qui se souvient des hommes…
  • Grand prix du roman de la Ville de Paris 1992, pour Sire
  • Prix Alfred de Vigny 1992, pour Sire
  • Prix Renaissance des Lettres 1993, pour Sept cavaliers…
  • Prix Maison de la Presse 1995, pour L'Anneau du pêcheur
  • Prix Prince-Pierre-de-Monaco 1996, pour L'Anneau du pêcheur
  • Grand prix littéraire Jacques-Audiberti 1999, pour Hurrah Zara !
  • Grand prix Jean-Giono 2001, pour Adiós, Tierra del Fuego
  • Prix des intellectuels indépendants 2002, pour l'ensemble de son œuvre.
  • Grand prix de littérature de l'Académie française 2003, pour l'ensemble de son œuvre.
  • Prix Daudet 2004, pour l'ensemble de son œuvre
  • Prix Jules-Verne de l'Académie de Bretagne 2004, pour Les Royaumes de Borée
  • Prix littéraire Salon Nautique – Le Point 2006, pour En canot sur les chemins d'eau du Roi
  • Prix littéraire de l'armée de terre – Erwan Bergot 2006, pour En canot sur les chemins d'eau du Roi
  • Grand prix des explorations et voyages de découverte 2007, pour En canot sur les chemins d'eau du Roi.
  • Prix Combourg 2008, pour l'ensemble de son œuvre
  • Prix Wartburg de littérature 2009, pour l'ensemble de son œuvre
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Le 22 juin 200, il postule à l'Académie française au siège de Jean Guitton, et recueille 11 voix (6 pour Max Gallo et 4 pour Charles Dédéyan). Classé comme politiquement très incorrect il n'obtient pas la majorité requise pour être élu. L'Académie s'est privée d'un écrivain de grand talent. Il n'a pas pour autant perdu ses milliers d'admirateurs et de fidèles lecteurs.

Pour son ouvrage prophétique, "Le Camp des Saints", publié en 1973, les dévots du "genou à terre" et autres repentants compassionnels, lui tombent déjà dessus post mortem. Bien au-delà de ce seul opus qui fait controverse, Jean Raspail, c’est une œuvre romanesque immense. Il fut un formidable conteur du rêve, du mythe, de l’épopée, du don de soi : "Sire", "L’Anneau du Pêcheur" et encore "Septentrion", enfin, plus récemment l’admirable "La Miséricorde", inspirée du terrible crime du curé d’Uruffe.

À sa famille et à ses proches nous adressons nos plus sincères condolénaces

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