Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

H. Bec et I. des Garets - La Lettre - Page 2

  • Sahel : et maintenant, que faire ?

    mali_barkhane_soldiers-1.jpg

    Lugan B.JPG

    Par Bernard Lugan

    Au Sahel, dans la même semaine, un militaire français a été tué, les armées du Mali et du Burkina Faso ont subi plusieurs graves défaites, perdant plus d’une centaine de morts, cependant que cinquante travailleurs civils employés d’une mine canadienne ont été massacrés au Burkina Faso, un pays en phase de désintégration. Même si la France annonce avoir tué un important chef jihadiste, la situation échappe donc peu à peu à tout contrôle.

    La réalité est que les Etats africains faillis étant incapables d’assurer leur propre défense, le G5 Sahel étant une coquille vide et les forces internationales déployées au Mali utilisant l’essentiel de leurs moyens à leur autoprotection, sur le terrain, tout repose donc sur les 4500 hommes de la force Barkhane.

    Or :

    1) Avons-nous des intérêts vitaux dans la région qui justifient notre implication militaire ? La réponse est non.

    2) Comment mener une véritable guerre quand, par idéologie, nous refusons de nommer l’ennemi ? Comment combattre ce dernier alors-que nous faisons comme s’il était surgi de nulle part, qu’il n’appartenait pas à des ethnies, à des tribus et à des clans pourtant parfaitement identifiés par nos services?

    3) Quels sont les buts de notre intervention ? Le moins que l’on puisse en dire est qu’ils sont « fumeux » : combattre le terrorisme par le développement, la démocratie et la bonne gouvernance, tout en nous obstinant, toujours par idéologie, à minorer, ou parfois même, à refuser de prendre en compte l’histoire régionale et le déterminant ethnique qui en constituent pourtant les soubassements ?

    4) Les Etats africains impliqués ont-ils les mêmes buts que la France ? Il est permis d’en douter…

    L’échec est-il donc inéluctable ? Oui si nous ne changeons pas rapidement de paradigme. D’autant plus que le but prioritaire de l’ennemi est de nous causer des pertes qui seront ressenties comme intolérables par l’opinion française.

    Dans ces conditions, comment éviter la catastrophe qui s’annonce ?

    Trois options sont possibles :

    - Envoyer au moins 50.000 hommes sur le terrain afin de le quadriller et de le pacifier. Cela est évidemment totalement irréaliste car nos moyens nous l’interdisent et parce que nous ne sommes plus à l’époque coloniale.

    - Replier nos forces. Barkhane est en effet dans une impasse avec des possibilités de manœuvre de plus en plus réduites, notamment en raison de la multiplication des mines posées sur les axes de communication obligés. Mais aussi parce qu’elle consacre désormais une part de plus en plus importante de ses faibles moyens à son autoprotection.

    - Donner enfin à Barkhane les moyens «  doctrinaux » de mener efficacement la contre-insurrection. Et nous savons faire cela, mais à la condition de ne plus nous embarrasser de paralysantes considérations « morales » et idéologiques.

    Cette troisième option reposerait sur trois piliers :

    1) Prise en compte de la réalité qui est que la conflictualité sahélo-saharienne s’inscrit dans un continuum historique millénaire et que, comme je le démontre dans mon livre Les Guerres du Sahel des origines à nos jours, nous ne pouvons prétendre avec 4500 hommes changer des problématiques régionales inscrites dans la nuit des temps. 

    2) Eteindre prioritairement le foyer primaire de l’incendie, à savoir la question touareg qui, en 2011, fut à l’origine de la guerre actuelle. En effet, si nous réussissions à régler ce problème, nous assécherions les fronts du Macina, du Soum et du Liptako en les coupant des filières sahariennes. Mais, pour cela, il sera impératif de « tordre le bras » aux autorités de Bamako en leur mettant un marché en main : soit vous faites de véritables concessions politiques et constitutionnelles aux Touareg qui assureront eux-mêmes la police dans leur région, soit nous partons et nous vous laissons vous débrouiller seuls. Sans parler du fait qu’il devient insupportable de constater que le gouvernement malien tolère des manifestations dénonçant Barkhane comme une force coloniale alors que, sans l’intervention française, les Touareg auraient pris Bamako…

    3) Ensuite, une fois le foyer nordiste éteint et les Touareg devenus les garants de la sécurité locale, il sera alors possible de nous attaquer sérieusement aux conflits du sud en n’hésitant pas à désigner ceux qui soutiennent les GAT (Groupes armés terroristes) et à armer et à encadrer ceux qui leur sont hostiles. En d’autres termes, nous devrons opérer comme les Britanniques le firent si efficacement avec les Mau-Mau du Kenya quand ils lancèrent contre les Kikuyu, ethnie-matrice des Mau-Mau, les tribus hostiles à ces derniers. Certes, les partisans éthérés des « droits de l’homme » hurleront, mais, si nous voulons gagner la guerre et d’abord éviter d’avoir à pleurer des morts, il faudra en passer par là. Donc, avoir à l’esprit, que, comme le disait Kipling, « le loup d’Afghanistan se chasse avec le lévrier afghan ». Il ne faudra donc plus craindre de dénoncer les fractions Peul et celles de leurs anciens tributaires qui constituent le vivier des jihadistes. Mais, en même temps, et une fois encore, il faudra imposer aux gouvernements concernés de proposer une solution de sortie aux Peul.

    Il sera alors possible d’isoler les quelques clans donnant des combattants aux « GAT », ce qui empêchera l’engerbage régional. Le jihadisme qui affirme vouloir dépasser l’ethnisme en le fondant dans un califat universel se trouvera ainsi pris au piège d’affrontements ethno-centrés et il pourra alors être réduit, puis éradiqué. Restera la question démographique et celle de l’ethno-mathématique électorale qui ne pourront évidemment pas être réglées par Barkhane.

    Placées à la confluence de l’islamisme, de la contrebande, des rivalités ethniques et des luttes pour le contrôle de territoires ou de ressources, nos forces percutent régulièrement les constantes et les dynamiques locales. Or, le chemin de la victoire passe par la prise en compte et par l’utilisation de ces dernières. Mais encore faut-il les connaître...

    Bernard Lugan

    Blog L'Afrique réelle

  • Derrière Greta Thunberg, l’ombre de George Soros

    Neubauer.jpg

    Derrière beaucoup de manipulations de l’opinion publique, on retrouve la trace d’un même homme : le multimilliardaire apatride George Soros. Il en est encore ainsi avec Greta Thunberg, l’adolescente au visage renfrogné qui fait office de nouveau gourou pour la jeunesse et appelle à une dictature des khmers verts.

    Or, Greta Thunberg est accompagnée partout d’une jeune femme dont le nom est Luisa-Marie Neubauer.

    Luisa-Marie Neubauer est souvent présentée sobrement comme une écologiste allemande.

    Greta.jpg

    Mais cette Luisa-Marie Neubauer est aussi “ambassadrice” de ONE.

    Et ONE n’est autre qu’une des multiples officines financées par Georges Soros et quelques-uns de ses amis, comme Bill et Melinda Gates, comme on peut le lire sur le site internet de ONE.

    One.jpg

  • Comprendre les graves événements de Catalogne : points d'histoire et réalités d'aujourd'hui

    330646369.jpg

    L'Espagne ne va pas bien. Les dernières manifestations ne sont pas un bon signe, surtout quand on connaît l'histoire de l'Espagne, l'état d'esprit du peuple espagnol et la carence typiquement républicaines des autorités. Lisez l'excellent article de notre ami Gérard Pol, paru sur le site Je suis français dont la qualité n'est plus à démontrer.

     

    Gérad Pol.jpgS’il faut rechercher les sources et les responsabilités les plus déterminantes dans les graves événements d’Espagne, il serait léger de ne voir que les apparences. Peut-être un peu de recul n’est-t-il pas de trop et permettrait de les mieux comprendre.

    Ce qui se produit en Catalogne est grave parce qu’une Espagne en ébullition, en convulsion, rejouant les scénarios des années 30 mais dans le contexte postmoderne, n’empoisonnerait pas que sa propre existence. De sérieuses conséquences en résulteraient en France et en Europe. De nombreux et d’importants équilibres nationaux et transnationaux s’en trouveraient rompus. On ne sait jamais jusqu’où, ni jusqu’à quelles situations, sans-doute troublées pour la longtemps.

    Points d’Histoire en bref

    L’unité de l’Espagne, on le sait, ne date pas d’hier. Elle est constante au fil des cinq derniers siècles, à compter du mariage d’Isabelle la Catholique, reine de Castille, et de Ferdinand d’Aragon, les rois sous le règne desquels l’Espagne acheva de se libérer de l’occupation arabe en prenant Grenade, dernier royaume maure de la Péninsule en1492 ; et où Colomb, cherchant à atteindre les Indes par l’Ouest, découvrit l’Amérique. S’ouvrait ainsi, après le règne de Jeanne la folle, unique et malheureuse héritière des Rois Catholiques mariée à un prince flamand, le règne de Charles Quint, lui-même prince Habsbourg de naissance flamande, sur les terres duquel, après la découverte de Colomb, le soleil ne se couchait pas. Le règne suivant, celui de Philippe II, marque l’apogée de la puissance de l’Espagne et de la dynastie Habsbourg qui y règnera jusqu’au tout début du XVIIIe siècle. Ces règnes couvrent deux premiers siècles d’unité espagnole, et, malgré de multiples conflits et convulsions, deux brèves républiques, dont la seconde sera sanglante et conduira à la Guerre Civile puis au long épisode franquiste, l’unité de l’Espagne, sous le règne rarement glorieux des Bourbons, ne fut jamais vraiment brisée les trois siècles suivants, jusqu’à l’actuel roi Philippe VI.

    Une unité jamais tout à fait parachvée

    Mais si elle fut sans conteste toujours maintenue au cours de cette longue périodeBarcelone-1936.jpg de cinq ou six siècles, l’unité de l’Espagne, surtout pour un regard français, ne fut non plus jamais tout à fait acquise, tout à fait accomplie. Et si la monarchie a toujours incarné l’unité, la république, effective ou fantasmée, a toujours signifié la division de l’Espagne. Ainsi aussitôt qu’en avril 1931, la seconde république fut instaurée à Madrid, l’Espagne, de fait, en connut deux, l’une à Madrid et l’autre à Barcelone. Ce que vit l’Espagne d’aujourd’hui, l’Espagne d’hier l’a déjà connu.

    L’Histoire – le passé – mais aussi la géographie, liées l’une à l’autre, y ont conservé un poids, une présence, inconnus chez nous. L’Espagne n’a pas vraiment vécu d’épisode jacobin …

    Bainville a raison, hier comme aujourd’hui, lorsqu’il observe que la péninsule ibérique se divise d’Est en Ouest en trois bandes verticales, définissant trois « nationalités » qui sont aussi zones linguistiques : la catalane, la castillane et la portugaise. Curieusement, le Portugal accroché au flanc Ouest de l’Espagne n’a jamais pu lui être durablement rattaché. Partout ailleurs, les particularismes sont restés vivants, jusqu’à, parfois, l’agressivité et la haine, comme on l’a vu au Pays Basque et comme on le voit encore en Catalogne. 

    De ces particularismes, la langue est le premier ciment ; Dans l’enclave basque, en Catalogne, et, même, dans la lointaine Galice, où l’on parle le galicien en qui se reconnaît l’influence du portugais. Ces langues ne sont pas de culture, ne ressortent pas d’un folklore déclinant à peu près partout, comme chez nous. Elles sont d’usage quotidien et universel, dans les conversations entre soi, au travail comme à l’école, à l’université, dans les actes officiels, la presse, les radios et télévisions, etc. Comme Mistral l’avait vu, ces langues fondent des libertés. Le basque et le catalan sont, mais au sens mistralien, des langues « nationales ». Le catalan, toutefois, est aussi langue des Baléares et, à quelques variantes près, de la région valencienne, jusqu’à Alicante… 

    A cette liberté linguistique se combine un fort sentiment d’appartenance à des communautés vivantes, vécues comme historiques et populaires, chargées de sens, de mœurs et de traditions particulières très ancrées, parfaitement légitimes et toujours maintenues.

    C’est donc non sans motifs que la monarchie post franquiste institua en Espagne 17 « communautés autonomes » ou « autonomies » qui vertèbrent le pays. On célébra partout ces libertés reconnues, transcription contemporaine des antiques « fueros » concept à peu près intraduisible en français, qui signifie à la fois des libertés et des droits reconnus, que les rois de jadis juraient de respecter, sous peine d’illégitimité.

    Lâchetés madrilènes et jeux démocratiques

    Le mouvement donné instituait un équilibre, fragile comme tous les équilibres, et qu’il eût fallu – avec autorité et vigilance – faire scrupuleusement respecter.

    C’est bien ce que Madrid n’a pas fait lorsque les équilibres commencèrent à être rompus en Catalogne. A y regarder de près, le système des partis, des alliances électorales et de gouvernement, n’a fait ici comme ailleurs que susciter et attiser les divisions latentes, tandis qu’à Madrid ce même système jouait en faveur du laisser-faire, autrement dit de l’inaction.

    Les choses, contrairement au Pays Basque longtemps ravagé par le terrorisme, se sont passées en Catalogne sans violence mais, on le voit bien aujourd’hui, avec efficacité. Après un temps de renaissance catalane, libre, heureuse de vivre ou revivre, et satisfaite des nouvelles institutions, est venue l’heure des surenchères, de la conquête progressive des pouvoirs de fait par les catalanistes les plus sectaires. Un exemple suffit pour en juger et c’est, depuis bien longtemps déjà, l’interdiction de fait, quasi absolue, de l’espagnol à l’école et à l’université de Catalogne, privant d’ailleurs la jeunesse catalane du privilège du bilinguisme qui était jadis le sien dès la petite enfance. Madrid a laissé faire et plusieurs générations, toute une jeunesse, élèves et professeurs, ont été formées dans la haine de l’Espagne. Il eût certainement fallu interdire cette interdiction, rétablir partout l’espagnol dans ses droits de langue nationale ; c’est tout spécialement par la culture : école, université, médias, univers intellectuel, qu’un petit clan d’indépendantistes s’est progressivement emparé de quasiment tous les pouvoirs en Catalogne. Les anti-indépendantistes qualifient à juste titre leurs menées de coup d’Etat. Mais, ce coup ne s’est pas déroulé en un jour, il s’étale sur plusieurs décennies.

    En somme, au long des dites dernières décennies, minée par le jeu délétère desDrapeau catalan.jpg partis, paralysée par sa faiblesse, Madrid a tout laissé faire, tout laissé passer, y compris l’inacceptable, y compris l’installation progressive d’une hostilité envers l’Espagne, qui a gagné une petite moitié des Catalans et coupé la société en deux parties adverses. Du beau travail ! Jusqu’à ce qu’à l’heure des échéances, ne reste plus à Madrid comme solution que l’usage de la force et de la violence. La responsabilité du gouvernement espagnol, ses atermoiements, nous semblent indéniables.

    La trahison des bobos de centre-droit catalans 

    Du côté catalan, les partis révolutionnaires, d’implantation ancienne en Catalogne, ont fait leur travail habituel ; il n’est guère utile de s’en scandaliser. Mais sans-doute est-ce l’engagement indépendantiste des partis de centre-droit qui a rendu possible tout ce à quoi nous sommes en train d’assister.

    Si les choses devaient tourner mal Outre-Pyrénées, et cela est bien possible, il ne faudrait pas oublier que – par-delà le légitime traditionalisme catalan – les présidents de centre-droit qui ont longtemps dirigé et président encore la région – Messieurs Jordi Pujol, Artur Mas et Carles Puigdemont, leurs partis et leurs soutiens – y auront une large part de responsabilité. Au détriment de la Catalogne et de l’Espagne, mais aussi de la France et de l’Europe.  ■

    Gérard POL

    Je suis français

    Manifestation antiindépendantiste à Barcelone. Les indépendantistes sont très probablement minoritaires …

  • T G V SUD INFOS EXPRESS

    TGV-2.jpg

    T G V SUD INFOS EXPRESS

    Edition septembre 2019 N° 28

     

    Edito

    Le 14 septembre, les associations ont tenu leur stand sur les Allées Paul Riquet à Béziers. TGV SUD Territoires-Environnement était là, bien sûr pour exposer la situation actuelle du projet de Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan, mais aussi pour faire le point sur la situation du ferroviaire sur notre région : ce qui a évolué, sous l’impulsion de la Région notamment, ce qui reste menacé, ce que nous avons à défendre. Car, si la situation des Transports en Commun demande vigilance et de nombreuses améliorations, celle des transports ferroviaires est encore plus délicate et menacée dans de nombreux secteurs. Il ne vous aura pas échappé que les Pouvoirs Publics misent essentiellement sur la route ; elle est parée de toutes les vertus et espoirs (véhicules électriques, véhicules autonomes sur des routes équipées pour cela), sans préciser toutefois ce que cela va coûter. Quant aux médias, s’ils se complaisent à dénoncer les dysfonctionnements et incidents ferroviaires, avec reportages et images, ils se montrent étonnamment discrets sur des problèmes routiers considérables. Qui a entendu parler du gigantesque embouteillage, qui a duré toute la journée du dimanche 8 septembre dans la vallée du Rhône? Selon « autoroute info » 107.7, un accident entre un poids lourd et un minibus survenu à 4h30 ce dimanche sur l’autoroute A7 entre Montélimar et Valence, l’autoroute a été coupée dans les deux sens pendant une demi-journée, puis une seule voie a été rouverte dans chaque sens, ce qui a entraîné un énorme bouchon dans chaque sens, puis un engorgement progressif du réseau secondaire, jusqu’au blocage. La station de radio ne savait plus quel conseil donner aux automobilistes. Cela a été sans doute la journée la plus noire de l’été. Pourquoi aucun reportage n’a été diffusé au journal de 20h00 ? Pourquoi ce silence ?

    Pendant cette journée de grandes possibilités de circulation étaient disponibles sur les 3 grands axes ferroviaires de la vallée du Rhône.

    Le ferroviaire est à défendre et promouvoir plus que jamais et votre participation est essentielle

    Participations

    Participation à l’assemblée générale et au CA de FNE LANGUEDOC-ROUSSILLON qui continue à faire valoir les mêmes points de vue que nous sur le projet Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan (mixité sur la totalité de la ligne, opposition aux gares nouvelles excentrées, priorités aux gares centres…) et à demander un service ferroviaire de qualité.

    Participation au conseil annuel de la FNAUT Occitanie Pyrénées Méditerranée.

    Actions

    Participation à une manifestation de soutien à la Ligne Béziers-Neussargues à Marvejols

    Notre Assemblée Générale du 3 mai avec une belle participation des fidèles adhérents que vous êtes.

    Participation au Comité Départemental des Mobilités et à une réunion de concertation avec la SNCF pour faire valoir les besoins des usagers.

    Contribution à la préparation du Forum Fret menée par la CCI Occitanie.

  • Intolérable... mais toléré !

    Elle aurait pu commencer par apprendre le français !

    voile.jpg

    Cette photo doit rester sans commentaire. Elle illustre l'abandon, par nos gouvernements successifs, de la terre de France aux envahisseurs venus d'ailleurs. Il serait peut-être temps de réagir au lieu de passer son temps dans de stériles querelles politiciennes. Le système en est-il capable ?

  • Adoption du projet de loi de bioéthique : un triomphe du transhumanisme

    https://www.laselectiondujour.com/fileadmin/_processed_/d/d/csm_GettyImages-1012412390_9e8ea2bbd3.jpg

    Qu’on ne parle plus de bioéthique en France ! Elle a été enterrée à l’Assemblée nationale le mardi 15 octobre par le vote du projet de loi dit de « bioéthique » mais qui en réalité achève le démantèlement de l’éthique qui procède de l’anthropologie judéo-chrétienne. C’est une victoire incontestable d’une pensée inspirée par la franc-maçonnerie, largement due au député LREM (ex-socialiste), Jean-Louis Touraine, franc-maçon assumé et ardent militant de la GPA et de l’euthanasie.

    Le projet de loi (qui doit à présent être examiné par le Sénat) ne se résume pas à la « PMA pour toutes ». Cette mesure phare adoptée au nom de l’égalité peut en effet aveugler sur ce qui la sous-tend ou en découle : rupture entre la procréation et la sexualité par la PMA non-thérapeutique ; rupture avec l’horloge biologique par la légalisation de l’autoconservation des gamètes ; accélération de l’eugénisme par l’extension du diagnostic prénatal et préimplantatoire ; feu vert à l’exploitation et la modification génétique des embryons humains ; rupture de la frontière entre l’homme et l’animal par la greffe de cellules humaines sur des embryons animaux ; et finalement, toute puissance de la volonté sur la biologie comme fondement de la filiation.

    Cette doctrine « transhumaniste » qui trouve pour la première fois dans l’Histoire les moyens de s’appliquer grâce aux progrès technologiques, est un rêve ancien. On peut même la faire remonter à l’antique tentation biblique : « Vous serez comme des dieux ». Dans les temps modernes, elle a été théorisée en France par « les philosophes des Lumières » du XVIIIe siècle pour lesquels l’homme doit s’affranchir de la nature par la toute puissance de son intelligence et de sa volonté. Dans cette conception, ce n’est pas le désir d’un progrès de l’humanité qui est problématique mais la rupture métaphysique qu’elle opère : l’homme ne doit plus se contenter des dons qu’il a reçus en naissant afin de les faire grandir et fructifier pour son bien propre et celui de la société, mais s’en affranchir pour être totalement « libre », sans aucune limite pourvu que la science lui en offre la possibilité : le transhumanisme entend faire de l’homme un mutant, capable de se libérer de sa propre espèce.

    Le moteur de cette « libération » est la sexualité, dont on exalte le rôle hédoniste libéré par la contraception, en la déconnectant de sa fonction reproductrice, confiée à la technoscience. Celle-ci est chargée de produire un homme « parfait », débarrassé de tout ce qui pourrait entraver son autonomie, au prix d’un tri embryonnaire et de manipulations génétiques sans limites, sinon provisoires, la société n’étant pas encore « prête » à les franchir (simple affaire de temps et de campagnes d’opinions).

    Le projet transhumaniste de totale maîtrise de la procréation passe par l’eugénisme. Tant pis si le prix à payer pour ce « progrès » est l’élimination des plus faibles, qu’il s’agisse d’embryons sans « projet parental » ou suspects d’être porteurs d’un gène déficient, ou encore de malades devenus une charge pour la société (charge financière mais aussi affective, mise en avant par l’euthanasie « compassionnelle » au nom du « droit à mourir dans la dignité »).    

    Dans Valeurs Actuelles (en lien ci-dessous), Grégor Puppinck retrace dans un tableau saisissant les étapes du projet transhumaniste dont les « promoteurs les plus radicaux sont tous issus du milieu de la libre-pensée et de la franc-maçonnerie ». Tels Clémence Royer, fondatrice de l’obédience maçonnique Droit humain, qui prônait l’élimination des « représentants déchus ou dégénérés de l’espèce » (dans son introduction à « L’origine des espèces de Darwin » en 1862) et Paul Robin, fondateur en 1896 de la Ligue pour la Régénération humaine dont l’objet était de promouvoir la contraception, l’avortement et la liberté sexuelle, ou encore Charles Richet, prix Nobel de médecine en 1913 et vice-président de la Société française d’eugénisme, qui préconisait « l’élimination des races inférieures » et « des anormaux ». Quant à Margaret Sanger, la fondatrice du Planning familial, elle n’entendait pas seulement par la contraception « prévenir la naissance de ceux qui transmettraient leur imbécillité à leur descendance » (sic), mais disposer d’« un instrument de libération et de développement humain » car, écrivait-elle (en 1922), « par le sexe, l’humanité peut atteindre la plus grande illumination spirituelle qui va transformer le monde, qui va illuminer l’unique chemin vers un paradis terrestre ». L’histoire du XXe siècle, acharné à broyer les plus faibles (individus, classes ou peuples), a pourtant déjà montré que c’était plutôt l’enfer qui était au rendez-vous du « transhumanisme » (mot inventé -pour le promouvoir- par Julian Huxley, le frère d’Aldous, l’auteur du Meilleur des mondes…).

    Philippe Oswald

  • L'eugénisme en marche

    philippe_vigier_capture-3692721.jpg

    Philippe Vigier, député d'Eur-et-Loir

    Par Yves Daoudal

    On pourrait croire qu’il est nazi, d’autant qu’il est biologiste, mais il est seulement une de ces nullités en surpopulation au Palais Bourbon. Il s’appelle Philippe Vigier. A la tribune de l’Assemblée, il a martelé, dans un discours écrit : « Il faut traquer, oui je dis "traquer", les embryons porteurs d’anomalies chromosomiques. »

    Cette profession de foi d’un eugénisme radical a tout de même suscité quelques réactions, signe que la société n’est pas encore complètement mûre pour un eugénisme d’Etat digne du troisième Reich. Philippe Vigier s’est fendu d’un petit mot d’excuse envers certains, mais d’autres, notamment des « porteurs d’anomalies chromosomiques », attendent toujours.

    Si l’on creuse un peu, il est vraisemblable que le nègre de Philippe Vigier a simplement trouvé malin de reprendre au compte de son patron une expression trouvée chez les défenseurs des handicapés, de ceux qui précisément depuis des mois se battaient contre un nouveau projet de « traque », disaient-ils, des embryons porteurs d’anomalies chromosomiques dans le projet de loi dit par antiphrase de bioéthique.

    Il est significatif que le député ait proclamé, avec un accent de conviction qu’il ne peut pas avoir, cette horreur qui lui paraissait naturelle.

    Si je me permets d’évoquer l’absence de convictions du personnage, ce n’est pas par procès d’intention. On peut déjà constater qu’il est « président » du groupe « Libertés et Territoires » (sic) : un groupe de 19 députés plus ou moins membres ou dissidents de 6 partis, du centre et de gauche, et de Pè a Corsica qui représente 3 partis… Mais surtout ce député, qui vient de voter la loi dite de bioéthique (bien qu’on ait abandonné le renforcement de la traque des embryons), faisait campagne il y a deux ans contre le projet de « PMA pour toutes », et avec cette conviction qu’il affiche dans la traque des embryons : « Je suis fermement opposé à cette évolution que je combattrai. »

    Souvent l’élu du peuple varie… (Toujours dans le même sens, celui du vent dominant)

     

    Et ci-dessous sa déclaration musclée du 12 septembre 2017 ! Comment qualifier cette catégorie de politicien autrement que de "pauvre type" ?

    Vigier-Presse.jpg

  • Librairie "Le Chameau malin" : deux nouveaux ouvrages

    Titre.jpg

    Le Chameau malin.jpg

     

    Photos-portraits.jpg

    Très bel ouvrage sur la vie sociale à Béziers entre 1850 et la Grande guerre.

    Il concerne tout autant les personnes de la société bitteroise généralement fortunées,

    que les artistes photographes grâce auxquels nous pouvons encore mettre un visage sur un nom,

    souvent prestigieux.


    Cette galerie de portraits permet de recenser les ateliers photographiques

    dont certains comme Reynouls connurent une pérennité de plusieurs décennies.


    On découvrira également avec ravissement les clichés réalisés par Louis Paul, cet artiste

    complet, cheville ouvrière du Béziers 1900, souvent dans le cadre familial ou amical,

    autre aspect de l'art photographique de cette seconde moitié du XIXe siécle.

    Format 16X 24 -papier bouffant - 426 pages

    Prix public 18 €

     

    Villeneuvette.jpg

    L'ouvrage déroule le fil de l'histoire de cette cité industrielle et ouvrière sur près de trois siècles. Tout d'abord depuis sa création, ensuite ses agrandissements sucessifs, lors de périodes fastes où 700 ouvriers s'activent, puis enfin l'industrialisation, la concurrence, les difficultés et la fermeture en 1954.

    Manufacture Royale, Impériale, entreprise familiale et capitaliste, le passé de ce microcosme reste inscrit dans cet ensemble architectural original.

    Format 16 X 24 - papier couché - 375 pages
    Prix public 35 €

     

    Ces deux ouvrages sont disponibles

    à la librairie Le Chameau Malin 9 rue Montmorency 34500 Béziers.

    Vous pouvez également les commander en laissant vos coordonnées à l'adresse 

    lechameaumalin@gmail.com Au prix du livre s'ajouteront les frais de port.

  • Tuerie islamiste à la préfecture de police de Paris : de graves conséquences

    Nous connaissons bien à Béziers Xavier Raufer qui  est déjà venu nous entretenir des questions tenant à la délinquance et à la sécurité publique. Il donne ici un entretien à Atlantico particulièrement motivé : un avis de professionnel

    L’auteur fut naguère habilité au secret-défense, en raison d’études sensibles qu’il dirigeait sur les nouvelles menaces. Et il connait la DRPP pour avoir co-rédigé, avec un ex-directeur de ce service, une partie d’un livre blanc sur la sécurité.

     

    Raufer.jpgUn fonctionnaire de la préfecture de police de Paris a poignardé à mort quatre collègues le 3 octobre, puis a été abattu par un policier. Le parquet antiterroriste se saisit de l’enquête.

    Si les informations les plus inquiétantes sont exactes, quelles pourraient être les conséquences dans l’opinion et pour le ministère de l’Intérieur ?

    Vanité des entreprises humaines… Tout débutait si bien : la meute média-antifa aux trousses d’Éric Zemmour… L’amorce d’un dialogue détendu-convivial sur l’immigration lancé par l’Élysée. Soudain, le vrai monde anéantit tout cela avec fracas. Car si la moitié de ce qu’on lit sur la tuerie de la Préfecture de police est vrai – nous y revenons  – la sécurité de la France, la confiance des Français en leur État, seront gravement affectés. Le philosophe Clément Rosset édicta naguère que « la réalité est insupportable, mais irrémédiable » : nous y voilà. Résumons : un individu depuis dix ans fasciné par l’islam… converti depuis deux ans peut-être… habilité au secret-défense… niché au cœur informatique du service opérant le renseignement d’une capitale mondiale majeure … Aussi : on ne compte plus les missions ultra-sensibles récemment confiées à la DRPP, de par sa taille réduite, son étanchéité et son esprit de corps. Les dégâts potentiels sont vertigineux.

    Dans l’hypothèse où l’attentat terroriste serait retenu, comment expliquer que les services de renseignement n’aient pas pu identifier les pistes d’un passage à l’acte ?

    C’est inouï. Trois pistes cependant :

    Quand vos chefs prônent le politiquement-correct ; quand cent stages vantent l’idéal du vivre-ensemble et l’horreur de la discrimination ; quand toute blague déclenche la foudre ; s’inquiéter d’un collègue infirme et Antillais est ardu. Preuve, la réaction de l’État : le piteux Castaner bredouille que tout est normal et une péronnelle de la présidence suggère d’éviter les amalgames. Quand ces réactions émanent du sommet d’un État fort pyramidal, sa base évite tout propos malsonnant – comment lui donner tort ?

    Second point majeur. On lit que l’assassin était signalé depuis 2015. mais signalé par qui ? Et vers qui ? En 2015, l’ambiance était électrique entre la direction de la DGSI et celle de la DRPP, pour affaires touchant à la françafrique. Que s’est-il alors passé – ou pas passé, plutôt ? Il serait judicieux d’aller y voir de près.

    Dernier point : Macron a fondé la coordination du renseignement : bien. Or depuis, sous l’empire de la nécessité – protéger le président de ses affaires… ambitions pseudo-savantes sans vrai contenu… la coordination semble oublier ses fondamentaux, dont celui-ci : coordonner est bien s’il s’agit d’un tout étanche et cohérent – ce n’est pas le cas, on l’a vu. Brutal résultat – le protocole de la médecine d’urgence vaut pour le renseignement : toujours envisager le pire. Nul catastrophisme, mais seul moyen de sauver le patient. Et si M. H. était une taupe islamiste ? Qu’a-t-il transmis et à qui, des bases numériques de la DRPP ? Y a-t-il logé un logiciel-malveillant, cheminant ensuite -vers où ? On imagine la réaction des services alliés. Au pire, tout ou partie de l’informatique de la DRPP est à revoir.

    Connait-on l’ampleur de la radicalisation au sein les services de l’Etat ? Comment peut-on lutter contre cette menace ?

    On l’ignore – même, on aggrave les choses. Un exemple inquiétant. Pour grappiller quelques sous, l’Intérieur externalise la réparation de ses véhicules, camions de CRS, etc. Or dans leurs garages, les mécaniciens de la police voient ces sous-traitants chercher les véhicules à réparer. Parfois, des barbus portant au front la zebiba, tache noire du prosterné en prière. Voilà à qui on confie les camions des CRS. On détecte ainsi des sots trop voyants, mais de longue date, les durs des Frères musulmans et les salafistes disposent de fatwasleur permettant de se raser et porter costume-cravate pour infiltrer les structures infidèles. Quand ils l’ont pu dans le monde musulman, ils ont infiltré les centres d’éducation : leurs recrues savent se planquer. En Turquie, on voit le mal qu’a RT Erdogan à éradiquer la secte islamiste de Fetullah Gülen de l’administration et l’armée.

    Alors que l’on est focalisé sur les « revenants » de Syrie et d’Irak, ce type d’attaque interroge. La menace vient-elle davantage de vétérans du djihad ou des radicalisés sur le sol français, notamment les convertis ?

    Le péril État islamique – al-Qaïda recule. Ne pas baisser la garde, certes, mais la pression diminue. Quand on jette une pierre dans un étang, des cercles concentriques se forment à partir du point d’impact. Nous en sommes aux cercles extérieurs. Plus espacés, moins visibles -mais dangereux car proches de nous, voire actifs dans nos sociétés-même. 

    Xavier Raufer  Docteur en géopolitique et criminologue. Il enseigne dans les universités Panthéon-Assas (Paris II), George Mason (Washington DC) et Université de Sciences politiques et de droit (Pékin)