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H. Bec et I. des Garets - La Lettre - Page 5

  • Livre. Notre sélection :« L’Islam à la conquête de l’Occident. La stratégie dévoilée »

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    Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate (PCD), publie un livre « explosif » révélant un document stratégique adopté en 2000 par les États musulmans pour installer en Occident une « civilisation de substitution ». Explications.

    Votre livre examine un document intitulé « Stratégie de l’action culturelle islamique à l’extérieur du monde islamique », qui a été élaboré par l’ISESCO, département culturel de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI), regroupant 57 États musulmans. Dans quelles circonstances avez-vous découvert ce texte dont personne ne parle et pour quels motifs avez-vous décidé d’en faire connaître le contenu au plus grand nombre ? 

    C’est en lisant un livre de l’universitaire libanaise Lina Murr Nehme (Tariq Ramadan, Tareq Obrou, Dalil Boubakeur – Ce qu’ils nous cachent, ed. Salvator) que j’ai découvert le titre de ce document auquel elle faisait référence. Ma curiosité a fait le reste : je suis allé le consulter sur internet (il est disponible sur le site isesco.org) et sa lecture m’a édifié. Il n’est pas fréquent que la deuxième plus importante organisation d’États au monde, en l’occurrence l’OCI, élabore un document stratégique visant purement et simplement à assurer la domination de sa civilisation sur le reste du monde, et le disant ouvertement. L’origine de ce texte, son caractère officiel et son objectif universaliste me sont apparus comme autant de raisons de le faire connaître au grand public… et aussi aux responsables politiques français ! On ne sait jamais… 

    Pouvez-vous esquisser rapidement les principes énoncés dans cette Stratégie ? 

    Chaque musulman a le devoir de protéger et de fortifier partout sa communauté (l’Oumma) et d’assurer la propagation de tous ce qui la constitue. Il y a une vingtaine d’années, les États islamiques constataient que les communautés musulmanes occidentales n’étaient plus en situation de transmettre l’Islam dans de bonnes conditions aux nouvelles générations, et donc de répondre à cette double obligation. La Stratégie culturelle islamique vise donc d’abord à ré-enraciner les musulmans occidentaux dans leur culture et leur foi, pour qu’ils soient acteurs de l’islamisation universelle. La déréliction actuelle de l’Occident, le vide que représente la société de consommation, ont évidemment, aux yeux des responsables musulmans, vocation à ouvrir la voie au seul projet de civilisation qui soit à la fois exigeant et profitable à l’homme : l’Islam. Le document que je commente dans mon livre planifie ce remplacement. Il évoque lui-même la volonté « d’installer une société islamique pure et saine » en Occident. Difficile d’être plus clair ! 

    Selon vous, pourquoi ce document, malgré son caractère officiel, n’a jamais été pris en considération par les dirigeants politiques occidentaux, français en particulier, et par les élites en général, depuis sa publication en 2000 ? 

    D’abord la majorité des responsables politiques français considèrent l’islam comme une sorte de christianisme des Arabes. Et qu’il évoluera donc comme le christianisme – à leurs yeux tout au moins – a évolué, c’est-à-dire dans le sens d’un adoucissement, pour ne pas dire d’un affadissement progressif de ses principes. En un mot, ils ne connaissent ni ne comprennent la nature profonde de l’islam. Ensuite, beaucoup d’entre eux sont tout de même biberonnés aux bienfaits du multiculturalisme, consciemment ou non. Et cette doctrine, qui est le premier moment de la conquête de l’Europe par l’Islam, entre facilement en résonance avec ce que souhaite ce dernier. Enfin, il y a le pire : la couardise, face à un phénomène – la progression de l’islam en France – qu’ils renoncent à traiter dans le débat public, à cause de la pression médiatique qui existe sur ce sujet. Tout cela est en train de changer un peu, mais très lentement. 

    Vous affirmez sans ambages, preuves à l’appui, que l’islam est porteur d’un projet conquérant. Votre position est rarissime chez les responsables politiques occidentaux. Comment expliquez-vous leur passivité face à cette menace, que je qualifierais volontiers d’« existentielle », alors que tant d’études sérieuses sur ce sujet ont été publiées par des experts ? 

    Aux raisons que je viens d’évoquer s’ajoute une stratégie de la réduction au silence menée par les Frères musulmans, en particulier contre leurs opposants. J’ai rencontré récemment un historien spécialiste de l’antisémitisme islamique qui subit procès sur procès dans le but de le faire taire : les musulmans français l’empêchent de dénoncer ce qui est une évidence pour tous. À l’intérieur même de la communauté musulmane, les promoteurs de l’islamisation de la France et de l’Europe exercent une forme de terreur, parfois physique, sur ceux qui voudraient les critiquer ou les empêcher de remplacer la loi française par la charia. Quant aux intellectuels musulmans, en France comme ailleurs, qui sont conscients des impasses de la doctrine islamique et du danger de son application politique, ils sont eux aussi réduits au silence, en particulier parce qu’en France, l’État ne les aide pas à prendre la parole et à promouvoir leurs travaux. 

    Vous estimez que le dialogue des responsables musulmans avec les non-musulmans s’inscrit dans le cadre d’un rapport de forces destiné à lever la méfiance des Occidentaux. Sur quoi repose cette conviction ? 

    Il n’y a pas à proprement parler de dialogue dans la conception islamique. Plutôt, l’islam ne reconnaît la légitimité du dialogue avec les non-musulmans que pour s’assurer leur conversion ou leur soumission. De sorte que, du point de vue de la doctrine islamique, il n’y a que deux issues au dialogue : l’islam (qu’on s’y convertisse ou qu’on s’y soumette) ou la mort (qu’elle soit purement et simplement physique ou qu’elle prenne la forme du bannissement). Tout cela s’explique d’ailleurs parfaitement : dans la mesure où l’Islam se perçoit comme la religion naturelle des hommes, la seule voulue par Dieu, on ne voit pas pourquoi ses fidèles perdraient leur temps à discuter avec des personnes qui croient dans des ersatz de religion, dépourvus de valeur. Le Coran est très clair sur le sujet : il appelle à combattre les adeptes d’autres religions ou les incroyants, pas seulement en situation de légitime défense mais du simple fait qu’ils ne sont pas musulmans.

    Le projet conquérant de l’islam est simple : dominer culturellement et juridiquement l’Europe et convaincre les Européens non musulmans d’agir en sa faveur. Il s’agit de rééditer la stratégie et l’œuvre de Mahomet, en sa double qualité de chef politique et militaire, qui sut utiliser les ressources des peuples conquis ou asservis. L’islam veut soumettre l’Occident à la dhimmitude, statut juridique qui autorise les juifs et les chrétiens à conserver leurs croyances moyennant le versement un impôt per capita. Tel est le sort des « mécréants » en pays musulman. En attendant que cette soumission s’instaure en Occident, nos pays sont très vivement priés de laisser s’installer sur leur sol les communautés musulmanes régies par leur droit propre et disposant de leurs écoles. Cette logique séparatiste n’est pas seulement destinée à conforter l’identité des musulmans occidentaux, elle vise aussi à fracturer nos sociétés pour permettre à l’islam de s’y installer plus facilement. Telle est l’essence même du projet politique de la Stratégie. 

    On est donc en train de passer du multiculturel au multi-juridisme ? 

    Oui, et c’est d’ailleurs ce passage qui fait la différence entre le communautarisme et le séparatisme. Indéniablement, il existe dans le projet de l’OCI la volonté d’installer une justice interne à la communauté musulmane, et par conséquent complètement séparée des institutions judiciaires françaises. Cette séparation existe d’ailleurs d’ores et déjà au Royaume-Uni. Avec elle, on transforme une communauté en un quasi proto-Etat, dont la vocation consiste à se débarrasser de la tutelle du pays-hôte. Cette transformation, à la fois juridique et politique, prouve que les motivations des musulmans – du moins leurs représentants et leurs militants - ne sont pas que religieuses mais qu’ils sont bel et bien dans une démarche de conquête du pouvoir. 

    Depuis quelques années, les souffrances endurées par les chrétiens ressortissants de pays musulmans, au Proche-Orient mais aussi en Afrique et en Asie (cf. le cas d’Asia Bibi au Pakistan), semblent avoir réveillé la conscience des Français sur des réalités de l’islam qu’ils ne voyaient plus. Ce réveil serait-il dû, selon vous, à la présence croissante de musulmans dans nos pays, ou bien lui attribuez-vous d’autres causes plus désintéressées ? 

    La générosité habituelle des Français lorsqu’il s’agit de soutenir des opprimés partout dans le monde se vérifie envers les chrétiens d’Orient. Mais si l’expansion de l’islam dans notre pays a pu favoriser la solidarité envers les chrétiens orientaux, je ne reconnais pas dans cet intérêt pour eux la cause que j’aimerais y voir : la conscience de partager un héritage civilisationnel commun et par conséquent le devoir strict de tout faire pour que ne disparaissent pas du Levant les traces de cette civilisation. Il reste, malgré tout, que les injustices et les cruautés que les chrétiens d’Orient ont subies dans l’histoire, et qu’ils endurent encore, sont très certainement une marque de ce dont l’islam est capable envers les non-musulmans. Cette dimension interroge sans doute nos compatriotes et accroît leur mobilisation. 

    En réfléchissant aux probables adaptations de la loi de 1905 envisagées par le président Emmanuel Macron, vous suggérez des révisions compatibles avec l’esprit de cette loi. Le contrôle des associations cultuelles que vous préconisez ne risque-t-il pas de conduire à un contrôle identique de l’Etat sur l’enseignement dispensé dans les institutions chrétiennes, si celui-ci contredit les évolutions législatives, notamment en matière de droit de la famille ou de bioéthique ? 

    Ce n’est jamais sans risque qu’on encadre une liberté. Toutefois, il existe une différence importante entre les associations cultuelles islamiques relevant par nature de la loi de 1905, et les écoles relevant par nature de la loi de 1901.
    Et par ailleurs, il est tout de même difficile, même avec la plus parfaite mauvaise foi, de considérer qu’une opinion différente de la pensée unique sur les questions de bioéthique, par exemple, a le même statut politique et représente pour la cohésion sociale le même risque qu’un discours ouvertement anti-occidental, fondé sur la violence et le mensonge comme des outils légitimes ! Le problème, pour la puissance publique française, n’est pas d’apprendre à traiter avec la plus grande fermeté les doctrines considérées comme adversaires. Elle le fait déjà. Le problème est de considérer que l’Islam comme doctrine fait partie de ces adversaires. Or, nous en sommes très loin. C’est pourquoi toutes les démarches pédagogiques portant sur le contenu et les stratégies de l’islam sont bienvenues : il s’agit d’éclairer autant que possible le peuple français comme ses responsables. 

    Poisson.jpgVous-même, en tant qu’homme politique, que préconisez-vous comme mesures politiques concrètes face à l’extension de l’islam en France ? 

    Le document de l’ISESCO montre que l’islamisation de la France relève d’une volonté stratégique portée par des Etats, agissant sur le champ culturel, et soutenue par des moyens financiers importants. Par conséquent, si la France veut y répondre, elle doit le faire sur ces trois plans.

    D’abord, faire de l’islamisation un enjeu de politique publique, porté par le gouvernement, et ne pas laisser les maires se débrouiller seuls. Il est aussi impératif de réinvestir le champ culturel par la promotion de notre civilisation, notamment à travers les réformes des programmes de l’Education nationale, en histoire comme en français. Il faut réapprendre à nos jeunes la fierté d’un héritage si beau malgré ses imperfections et ses dérives. Enfin, des moyens conséquents doivent servir cet objectif afin de répondre d’égal à égal aux pays musulmans qui, au moins sur ce plan, sont nos adversaires. Nous ne pouvons pas accepter que les Etats du Golfe continuent d’acquérir les plus beaux fleurons de notre hôtellerie et de nos châteaux, ou nos clubs de football – pour ne citer que ces exemples.

    Ensuite, l’islamisation relève d’un « gagne-terrain » favorisé par le renoncement de la puissance publique à appliquer la loi française, dans sa lettre et son esprit. Ainsi, même s’il n’est pas illégal de réserver des horaires de piscine aux musulmanes, une telle pratique est violemment contraire à l’esprit d’égalité et de confiance dans la personne humaine qui est la marque de notre civilisation. Il convient donc, là aussi, de réaffirmer la force de l’Etat.

    Enfin, tout doit être fait pour soutenir notre démographie. Il y a longtemps que, pour le bien commun de notre pays, nous réclamons un contrôle strict des flux migratoires, la suspension du droit du sol pour l’acquisition de la nationalité française et le renforcement de la politique familiale. Ces dispositions ne portent pas directement sur la contention de l’islam, mais leurs effets permettraient de lutter contre le déséquilibre démographique alimenté par sa progression. Evidemment, la dénonciation sans réserve du Pacte de Marrakech sur les migrations que la France a récemment signé, s’inscrit dans cette perspective.   

    L'ISLAM, Annie Laurent,
    Editions Artège, 285 p., 19,90 €

    Annie Laurent

    Annie Laurent.jpgSpécialiste du Proche-Orient, des chrétiens d’Orient et de l’islam, Annie Laurent est à l’origine de l’association Clarifier et est l’auteur notamment de L’Islam, pour tous ceux qui veulent en parler (mais ne le connaissent pas encore) (Artège, 2017), L’islam peut-il rendre l’homme heureux (Artège, 2012), Les chrétiens d’Orient vont-ils disparaître ? (Salvator, 2017). 

     

     

     

        L'ISLAL'Islam-Laurent.jpgM, Annie Laurent,
        Éditions Artège, 285 p., 19,90 €

  • Délinquants étrangers : faut-il n’accuser que la xénophobie ?

    Il y a deux mois de cela, dans l’excellent Politique Magazine, je vous entretenais de la question des délinquants étrangers qui peuplent nos prisons et dont nous ne parvenons pas à nous débarrasser, une fois leur peine effectuée. Il se trouve que l’actualité nous offre un cas d’école, une illustration particulièrement atroce de mon propos, que je me sens tenu de partager avec vous, car il est des choses qu’il est de notre devoir de porter à la connaissance de nos compatriotes, par tous les moyens dont nous pouvons disposer, si modestes soient-ils.

    La cours d’assises de Seine-Maritime a jugé il y a quelques semaines, Jean-Claude Nsengumukiza, pour un double meurtre « accompagné ou suivi d’un viol en récidive ». La Cour d'assises de Rouen l'a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie de 22 ans de sureté et d'une interdiction définitive de séjour en France.

    Rappelons les faits : Dans la nuit du 19 au 20 décembre 2015, Elise Fauvel, 24 ans, et Julien Tesquet, 31 ans, sortent d’une soirée entre amis au bar rouennais le XXL. Il est environ 4h du matin et la soirée a certainement été très arrosée car Julien Tesquet est ivre et titube dans rue. Voyant son état, Élise décide de le raccompagner chez lui. En chemin, les deux jeunes gens croisent la route de Jean-Claude Nsengumukiza, qui propose à Elise de l’aider. Elle accepte. La caméra d’un restaurant, situé juste à côté, les filme tous les trois rentrant dans le hall d’immeuble d’Élise Fauvel, à 4 h 21.

    Le lendemain, en fin d’après-midi, les policiers, sollicités par un proche d’Élise, rentrent dans le studio de la jeune femme. Ils découvrent les cadavres d’Elise et Julien, disposées dans une sorte de mise en scène macabre : ils sont partiellement enlacés ; leurs visages sont recouverts d’une écharpe rose et leurs corps d’un drap blanc. La jeune femme est partiellement dénudée. Tous deux présentent de multiples traces de coups. L’autopsie effectuée révèle de nombreuses lésions sur le corps d’Élise Fauvel. Elle met également en évidence que les deux jeunes gens sont morts par strangulation et que la jeune femme a été violée.

    Comme même son avocate le reconnaissait, la culpabilité de Jean-Claude Nsengumukiza ne faisait aucun doute. Son ADN a été retrouvé à de multiples endroits de l’appartement d’Elise et sur le corps de cette dernière, il a été identifié sur des images de vidéo surveillance, son téléphone a « borné » tout au long du parcours des jeunes gens.

    Inexpulsable avec quatorze identités différentes

    Qui est cet homme ? Sa nationalité n’a pas pu être déterminée avec certitude. Il est sans doute originaire du Rwanda, ou bien d’Ouganda. Ce que l’on sait, c’est qu’il est rentré illégalement en France en 2002, et qu’il a ensuite endossé pas moins de quatorze identités différentes pour pouvoir y rester. Jean-Claude Nsengumukiza n’est pas un idiot : durant près de quinze ans il a très bien su jouer avec les règles de l’administration française en exploitant leurs failles.

    Avec les règles de la justice aussi, puisqu’il a multiplié les condamnations durant son séjour en France. En 2011, il est condamné à huit ans de prison ferme pour avoir violé une femme, à Rouen. Il s’était introduit à son domicile par une fenêtre, après avoir escaladé la façade de son immeuble. En dépit de la gravité de son crime, en dépit de sa dangerosité certaine, en dépit de ses multiples condamnations passées, en dépit du fait qu’il est en situation irrégulière sur le territoire nationale, Jean-Claude Nsengumukiza bénéficie de remises de peine qui réduisent sa peine, déjà légère, à seulement six ans. En dépit du fait que la cour d’assises avait prononcé à son encontre une interdiction définitive du territoire, il est libéré en novembre 2015, sans aucune contrainte ni aucun suivi : l’incertitude sur sa nationalité empêche son expulsion.

    2015. Libéré en novembre, il récidive en décembre

    Le voici donc libre comme l’air. Et n’importe quelle personne ayant lu son dossier aurait dû comprendre que cela signifiait, inévitablement : libre de commettre de nouveaux méfaits. Un mois plus tard, il tuait Elise et Julien.

    Je pourrais m’arrêter là, car les faits parlent d’eux-mêmes : l’atrocité du crime, son caractère plus que prévisible, l’indifférence ordinaire de l’administration, lorsque personne n’est vraiment responsable de rien, l’absurdité meurtrière de certains pans de notre législation, qui amènent non seulement à garder sur notre sol des gens comme Jean-Claude Nsengumukiza mais aussi à leur laisser suffisamment de liberté pour qu’ils puissent massacrer des innocents…

    Je pourrais m’arrêter là, mais il se trouve que je lis, le même jour que le compte-rendu du procès de Jean-Claude Nsengumukiza, qu’une certaine personne a publiquement regretté « une mentalité xénophobe » dans les pays occidentaux confrontés à l’immigration. Elle a notamment appelé la jeunesse occidentale à "ne pas se laisser enrôler dans les réseaux de ceux qui veulent les opposer à d’autres jeunes qui arrivent dans leurs pays, en les présentant comme des êtres dangereux".

    Cette personne, dont la fonction éminente lui assure l’écoute, et même le respect, d’un grand nombre de gens de par le monde a ainsi montré, une nouvelle fois, son incapacité à saisir certaines réalités humaines élémentaires et fondamentales. Et aussi sa propension, qui semble malheureusement irrésistible, à tenir des propos irresponsables.

    Car ce sont des opinions semblables à celles professées par cet éminent personnage qui sont à l’origine des lois, ainsi que des mœurs judiciaires et administratives, qui ont permis à Jean-Claude Nsengumukiza de massacrer deux innocents. A savoir : l’idée que les frontières et les nations sont des créations arbitraires et néfastes, qui séparent indûment l’homme de l’homme et engendrent la plupart des maux dont souffre l’humanité. L’idée que nous devrions accueillir « l’autre » sans aucune réticence, et même avec reconnaissance, précisément parce qu’il est différent de nous, tout en nous aveuglant méthodiquement quant à la portée et à la profondeur de ces différences.

    En soutenant ces opinions, avec tout le poids que lui donne son magistère, cette personne les renforce, inévitablement, et tout aussi inévitablement les opinions finissent par se traduire par des actes. Et au bout de ces actes, il y a des conséquences.

    Il y a actuellement plus de 15 000 détenus étrangers dans les prisons françaises, soit un peu moins d’un quart des prisonniers. Encore ces chiffres ne prennent-ils pas en compte les binationaux, et pas davantage tous ceux que l’on pourrait appeler les Français de papier, et qui sont sans aucun doute fort nombreux dans nos prisons, car les mêmes principes qui nous poussent à accueillir « l’autre » sans réserve nous poussent aussi à distribuer les cartes d’identité française comme des pochettes surprises.

    Ils ne se considèrent pas comme Français

    Or, comme le reconnaissait récemment un haut magistrat : « Judiciairement parlant, je dois à la vérité de vous dire que je vois passer des « Français de souche », comme on dit, qui sont de parfaites ordures, mais que j’ai principalement affaire – à requérir puisque tel est mon métier – à des étrangers ou à des Français d’origine étrangère qui sont souvent issus du bassin méditerranéen. C’est un constat. J’irais même plus loin dans la description : nous, magistrats, sommes considérablement alimentés par des gens qui enfreignent plus ou moins gravement la loi française parce que, en réalité, ils ne se considèrent pas comme Français. » (Jean-Paul Garraud, avocat général près la cour d’appel de Poitiers. – L’Incorrect n°11 juillet/août 2018)

    Il est totalement inutile d’objecter que tous les étrangers et les Français de fraîche date ne sont pas des délinquants. Tout crime commis par un immigré « clandestin », comme Jean-Claude Nsengumukiza, devrait être considéré comme inacceptable, parce qu’il s’agit d’un crime « supplémentaire », qui n’aurait pas été commis si nos frontières avaient été correctement gardées et si la justice avait fait correctement son travail. Tout crime commis par un Français de papier, comme Chérif Chekatt, comme Mohammed Merah, comme les frères Kouachi, comme tant d’autres, devrait être considéré comme inacceptable, par qu’il s’agit d’un crime qui n’aurait pas été commis si nous avions conservé une conception raisonnable de la nationalité.

    Il n’est pas au pouvoir de nos gouvernements de faire disparaitre la faim dans le monde, ni la guerre, ni la misère, pas plus que la maladie et la mort. Il est en revanche en leur pouvoir, et il est de leur devoir, de préserver l’intégrité du corps politique dont ils ont la charge et de garantir la sécurité des individus qui le composent.

    Un homme politique anglais a prophétisé, il y a désormais longtemps déjà, que l’immigration incontrôlée ferait un jour couler « des fleuves de sang » dans son pays. Comme chacun le sait, les grandes rivières qui vont se jeter dans les fleuves sont faites de petits ruisseaux, et les petits ruisseaux eux-mêmes sont constitués de petites gouttes, de destins individuels, comme celui d’Elise et Julien. Peut-être, au moment de mourir, Elise et Julien ont-ils eu le temps de regretter que nos gouvernants ne soient pas un peu plus « xénophobes », un peu plus tournés vers le bien réel de ceux qu’ils gouvernent, et un peu moins fascinés par un mirage « humaniste » aux conséquences inhumaines.

    Aristide Renou

    Politique magazine

  • Une gauche sans migrants, le mouvement Debout en Allemagne. Qu’en disent les médias français ?

    Gauche sans migrans.jpg

     Une gauche anti-migrants en Allemagne ? Un mouvement de stupeur et d’incompréhension risque-t-il de parcourir les rédactions des médias parisiens ? Tour d’horizon.

    Un impossible ? La naissance d’une gauche clairement opposée à l’immigration massive. Pour un journaliste français de média officiel, la pilule est difficile à avaler. En règle générale, dans la majorité des médias régimistes français, être anti-migrants va de pair avec xénophobie, racisme, populisme, extrême-droite et reductio ad hitlerum. Du coup, comment ces médias, massivement de gauche ou libéraux libertaires, se sortent-ils de cette nasse en évoquant la création de Aufstehen (« Debout ! ») par Sahra Wagenknecht, membre du parti de gauche radicale Die Linke, épouse d’Oskar Lafontaine, qui fut ministre des finances avant de participer à la création de Die Linke et d’en devenir co-président. Sahra Wagenknecht, surnommée « Sahra la Rouge » par L’Obs en 2015, en référence à Rosa Luxembourg, hebdomadaire qui la considérait aussi comme « l’icône anti Merkel ».

    Florilège des réactions des médias français

    Le Monde, habituellement prompt à analyser et à développer les articles quand apparaît un fait s’opposant aux migrants (le quotidien multiplie ainsi les articles consacrés aux manifestations qualifiées « d’extrême droite » de Chemnitz) est plus discret quant aux prises de positions de Sahra Wagenknecht. Un article paru le 3 septembre 2018, signé du correspondant à Berlin, et dans la rubrique « Allemagne ». Avec « Debout ! », il s’agirait d’un mouvement visant à « reprendre le terrain laissé à l’extrême droite ». Ce qui n’empêche pas de remarquer que la gauche allemande est « en pleine crise existentielle ». Wagenknecht est présentée comme ayant continué à se dire marxiste, soutenu la Russie, critiqué l’OTAN et développé un discours sur l’immigration « en décalage avec celui qui prévaut dans son camp ». Elle s’est opposée dès 2015 à la politique de Merkel à ce propos et est montée sur scène pour fustiger les viols de Cologne, viols dont il est dit ici qu’ils ont été perpétrés « par des hommes pour la plupart originaires d’Afrique du Nord », ce que Le Monde, comme l’essentiel de la presse officielle française avait eu des difficultés à accepter à l’époque, au point d’éviter autant que possible le sujet. Que lui reproche-t-on ? De vouloir limiter l’immigration. Le Monde insiste sur le fait que son discours serait différent de celui de l’AFD, que le quotidien considère comme un parti d’extrême droite. Une petite inquiétude perce en conclusion, vu que « 60 000 personnes se sont enregistrées » sur le site depuis la création du mouvement.

    Libération affiche plus clairement son inquiétude, dans un portrait consacré à la « femme du jour » dès le 22 août 2018. Pour la correspondante à Berlin de Libération, il y a « les relents anti-migrants d’une figure de proue de la gauche allemande » (avoir une opinion différente au sujet des migrations n’est pas pour Libération du domaine des libertés liées à la démocratie mais de celui de la puanteur, le mot relents est un marqueur classique) et la reprise « des accents de l’extrême droite sur la question migratoire ». Le quotidien en profite aussi pour critiquer les plus récentes mesures du gouvernement Merkel dans le domaine migratoire, jugées « trop dures ». Libération conclut en supposant qu’à l’approche des élections régionales dans plusieurs Länder de l’Est, la création de ce mouvement pourrait permettre la mise en œuvre de coalitions entre Die Linke et la CDU pour contrer le grand méchant AFD. L’embêtement est assez grand pour que le CheckNews du quotidien se demande : « Que dit exactement Sahra Wagenknecht sur l’immigration ? ». Que lit-on ? « On peut résumer ses positions ainsi. Sahra Wagenknecht défend le droit d’asile dans sa forme actuelle et s’est opposée à son durcissement. Elle estime cependant que pour régler la crise des réfugiés, il ne suffit pas d’ouvrir les frontières du pays mais de traiter les causes, qui justifient que des personnes quittent leur pays en guerre ». Par contre, elle considère qu’une « position d’ouverture totale des frontières n’est pas une position de gauche, car l’immigration de main-d’œuvre étrangère augmente la concurrence entre les travailleurs allemands et immigrés et tire, selon elle, les salaires vers le bas » (en gros, la position du parti communiste français avant l’élection de François Mitterrand). Elle considère aussi que ces migrations provoquent « un manque à gagner pour les pays d’origine ». Suivent ensuite des extraits de discours de la responsable politique. Le choix proposé vient à l’appui de l’analyse des journalistes de Libération.

    Le Huffpost a repris les informations de l’AFP et insiste sur « la critique d’une supposée naïveté de la gauche » soutenue par Wagenknecht, ainsi que sur ses critiques contre « l’ouverture incontrôlée des frontières » et sa remise en cause « du droit d’asile dont ont bénéficié les auteurs, pour beaucoup originaires du Maghreb, d’agressions sexuelles le 31 décembre 2015 à Cologne » (à l’époque, ce média avait de même été peu prompt sur le sujet). Le média insiste aussi sur le fait que le nouveau mouvement ne s’apparente pas à l’AFD mais qu’il veut « juguler la montée de l’extrême droite » et termine par un sondage indiquant que 33 % des personnes interrogées seraient susceptibles de voter pour Debout.

    Les Échos publie le 4 septembre 2018 un véritable article journalistique, tout en retenue et en neutralité, qui pourrait être lu pour l’exemple par les rédactions de nombreux médias Français.

    Ce n’est pas le cas du Point, du moins en son titre : « Sahra Wagenknecht, la gauche allemande sur le créneau antimigrants » et son accroche : « La coprésidente du groupe parlementaire Die Linke mise sur la préférence nationale. Et espère chiper des voix à l’extrême droite ». On rappelle l’entartage « antifa », la ligne « pro-russe », mais on développe aussi sur son père iranien « porté disparu » et sur son adhésion au parti communiste de RDA en 1989, quelques mois à peine avant la chute du Mur de Berlin. Notons que cet article propose un lien conduisant à un article du même hebdomadaire paru fin août et intitulé « Nationalistes et socialistes à la fois », illustrée d’une photo de Mélenchon en tribun agité. Le début de l’article fait encore plus fort que le titre : « National et socialiste à la fois ». National et socialiste… On sent que la période des européennes va être agitée au sein du Point, et la mobilisation pointe déjà pour aider Macron à imposer ses élus.

    La télévision à l’unisson

    Le site infomigrants de la chaîne de télévision publique France 24 propose cette accroche : « Avec le mouvement de gauche Aufstehen, Sahra Wagenknecht veut reconquérir l’électorat populaire en Allemagne. Pour ce faire, elle n’hésite pas à emprunter à la rhétorique du parti d’extrême droite AFD. » Pour ce média, Debout ! a été un peu vite « catalogué comme une version germanique de la France Insoumise de Mélenchon ». Ce ne serait pas illogique, sauf que Wagenknecht n’hésite pas à emprunter « à la rhétorique anti-immigrés des populistes d’extrême droite de l’AFD, là où Mélenchon s’est toujours présenté comme le premier opposant au Rassemblement National ». On indique que « ses adversaires affirment qu’elle est autiste » et suppose que « la création de son mouvement résulterait d’une sorte de frustration de ne jamais s’être imposée à la tête de Die Linke. » Est indiqué en fin d’article que celui-ci a été initialement publié sur France 24. Un article visant clairement à distinguer le mouvement Debout ! du parti de Jean-Luc Mélenchon, ce qui laisse penser que finalement La France Insoumise ne dispose pas seulement du Média mais parfois aussi d’un autre organe de presse, France 24.

    TV5 Monde s'était encore plus inquiété, en titrant le 26 août 2018 : « Immigration, la gauche allemande chasse-t-elle sur les terres de l’extrême droite ? ». Pour ce média, Debout ! « reprend la rhétorique de l’extrême droite allemande, notamment de l’AfD (…) ce parti qui mène les cortèges contre la présence d’étrangers en Allemagne dans la ville de Chemnitz ». TV5 Monde choisit de présenter une vidéo de Sahra Wagenknecht entartée par « un militant antifasciste » (selon le média, qui n’interroge pas la pratique en question sur le plan du débat politique démocratique). La chaîne précise que Die Linke se « désolidarise des idées anti immigration » de ce mouvement. Un encart indique que debout ! « n’est pas sans rappeler l’alliance rouge-brune en Italie, entre le mouvement 5 étoiles, anticapitaliste, et la Ligue du Nord, parti d’extrême droite anti immigration ». On suppose que le stagiaire responsable de cet encart est encore étudiant à Sciences-po, sans quoi sa connaissance des mouvances dites rouges-brunes seraient sans doute plus fine

    France 3, en son JT  se demandait si l’AFD ne serait pas « pillée »? Cette gauche allemande chasserait sur les terres de l’extrême droite indique le correspondant. Cela se ferait sur l’idée que les réfugiés récents « capteraient les aides sociales », ce qui serait une idée de Debout ! L’écoute de la vidéo donne à penser que le jeune journaliste s’exprimant en direct de Berlin parle du FN des années 80 du siècle passé.

    Le JT de France 2 du 4 septembre 2018 proposait un reportage centré sur Sahra Wagenknecht, dont le ton est celui usuellement usité pour les reportages traitant de sujets effrayants, type Allemagne nazie, qui indique qu’elle « veut dynamiter la vie politique allemande », cette femme longtemps « ardente défenseur de la RDA communiste ». Citation de la femme politique : « j’en ai marre de laisser la rue aux partis d’extrême droite, parce que beaucoup de gens qui les suivent ne sont pas seulement xénophobes, ils se sentent plutôt laissés de côté, abandonnés par la vie politique ». Suite à cet extrait, le commentaire (extraordinaire) du journaliste est : « Le grand écart politique ». Il semble difficile de voir en quoi la citation précédente peut conduire à ce commentaire. C’est que sur la question des migrants « cette fille d’un père iranien rejoint le discours de la droite populiste, elle dénonce l’ouverture incontrôlée des frontières ». Citation de la femme politique : « Il y a beaucoup de colère contre les immigrés car il y a un lien avec les problèmes sociaux ».

    Ainsi, pour France 2, ne pas être favorable à l’ouverture incontrôlée des frontières n’est pas une opinion libre dans le débat démocratique mais un marqueur d’extrémisme de droite. C’est un discours largement partagé par les médias français au sujet de cette initiative politique en Allemagne. Le plus étonnant est cependant ailleurs : aucun média français n’interroge les causes de la naissance de Debout !, ni les faits concrets, ce qui est pourtant la base du journalisme  avec une question simple : ce qui est affirmé par Sahra Wagenknecht correspond-il au réel de la situation allemande ?

    Observatoire du journalisme

  • Des professionnels jugent impossible la reconstruction en cinq ans du charisme de Bruno Le Maire

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    La communauté scientifique internationale a écrit à Emmanuel Macron pour lui faire part de ses doutes concernant le projet de restauration en cinq ans du charisme du ministre de l’Economie.

    Dans une lettre ouverte adressée au président de la République, 1170 experts ont répondu à la volonté du gouvernement de reconstruire au plus vite le charisme de Bruno le Maire en s’asseyant sur toutes les procédures existantes et sur l’avis des spécialistes. « Le charisme de Bruno Le Maire, c’est un immense chantier, il est impossible de le restaurer en si peu de temps et dangereux de le laisser croire » ont écrit les signataires avant d’ajouter : « Des années d’absence de style et de déclarations grotesques ont fait du ministre de l’Economie une sorte de mélange entre Benoît Hamon et Nicolas Dupont-Aignan. Il faudra sans doute des siècles pour lui conférer un peu de charisme. Même Edouard Philippe a plus d’envergure ».

    Un mince espoir ?

    Les lettres ouvertes adressées au président de la République ne sont pas rares mais le nombre et la qualité des signataires sont cette fois-ci inédits puisqu’on trouve par exemple parmi ces derniers les experts chargés de reconstruire la crédibilité de Nathalie Loiseau. Après avoir dénoncé « l’attitude du gouvernement et du président de la République, qui n’écoutent rien ni personne », les spécialistes proposent toutefois une solution à court terme pour que Bruno Le Maire retrouve un semblant d’envergure par contraste : être constamment accompagné d’un bigorneau et de Jean-Marc Ayrault.

    Le Gorafi

  • Le président français ferait mieux de s'occuper des français

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    Le chef d’Etat-Major de l’Armée Nationale Populaire, le général Ahmed Gaïd Salah s’est exprimé sans ambiguïté. Il accuse la France de s’ingérer dans la politique algérienne et d’attenter à la sécurité de l’Algérie, d’une part en permettant des manifestations à Paris et dans toute la France destinées uniquement à semer le désordre.

     

    Il accuse le gouvernement français de réaliser un double-jeu bien que le président Macron affirme « suivre les événements d’Algérie sans ingérence mais également sans indifférence ».

    L’Ambassadeur Xavier Driencourt a été interpellé notamment sur certains médias télécommandé par le Quai d’Orsay qui influent sur le cours des événements, citant notamment « France 24 » et surtout l’AFP (Agence France-Presse), dont le directeur a été expulsé tout récemment et qui ne fonctionne plus en Algérie.

    Les Algériens qui manifestaient pacifiquement, jusqu’alors, en Algérie, comprennent difficilement que les autorités françaises acceptent que de telles manifestations de « Français d’origine algérienne » brandissant de nombreux drapeaux d’un pays étranger (Algérie) puissent se dérouler en France, avec des heurts et des débordements.

    « Est-ce que l’on voit des manifestations, en Algérie, lors d’élections en France, d’Algériens d’origine française, brandissant des drapeaux français ? Non, bien entendu ! Ni même de Français naturalisés algériens. Vous avez fuis votre pays, vous êtes dans un pays étranger et vous savez parfaitement que vous ne retournerez jamais vous installer en Algérie, d’ailleurs nous ne souhaitons pas votre retour car vous êtes la lie de votre pays d’origine. Préoccupez-vous de la politique de votre pays d’accueil qui a certainement davantage besoin de vos conseils ».

    Il est vrai que dans d’autres pays, tel l’Espagne par exemple, qui abrite une très importante communauté d’Algériens originaires notamment de la région d’Oranie, aucune manifestation ne s’est déroulée pour ou contre Bouteflika.

    D’autre-part, devant l’intervention musclée des forces de police et de l’armée, ce dernier vendredi, Saïd Sadi, président et fondateur du RCD (Rassemblement pour la Culture et la Démocratie), a demandé avec insistance au général Gaïd Salah de partir : « Le peuple demande votre retrait t ce n’est pas en recourant aux règlements de compte que nous allons redonner confiance aux citoyens. Vous avez une occasion unique de clore votre carrière par une décision patriotique. Faites rentrer l’armée dans les casernes et laisser les Algériens inventer le grand destin que le militarisme leur a interdit depuis le premier jour de l’indépendance. »

    Quelle sera la réponse du chef de l’Etat-Major, Gaïd Salah ? Partir ou menacer de rester de gré ou de force ?

    Attendons le prochain vendredi pour le savoir !

    © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

  • Beaucaire : Carole Delga condamnée pour discrimination envers le maire RN

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    Il faut bien qu'un jour le masque tombe. Apeurés, tendus, aux abois, hantés par leurs prochains échecs électoraux, les représentants de la gauche, toujours  donneurs de leçons, se comportent en véritables autocrates, tentant d'éliminer par tous moyens tout ce qui n'est pas eux. Du département à la région, en passant par les autres échelons locaux, force est de constater qu'ils ont tous la même attitude. Abandonnés par leurs électeurs qui ont compris le mépris dont ils faisaient l'objet, récupérés par la finance apatride, sans plus aucun repère idéologique, ils ne pensent plus que par des slogans et n'agissent plus que par des coups tordus.

    La discrimination systématique à laquelle ils se livrent a reçu un coup de bâton judiciaire bien mérité. Carole Delga mettra-t-elle un bémol à son arrogance ? Rien n'est moins sûr.

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    La présidente (PS) de la région Occitanie, Carole Delga, a été condamnée ce 26 avril 2019 à 8.000 € d'amende et dommages et intérêts pour discrimination à l'encontre du maire (RN) de Beaucaire (Gard),

    Julien Sanchez et de sa commune. En cause : sa décision de ne pas y implanter un lycée.

    La présidente (PS) de la région Occitanie, Carole Delga, a été condamnée ce 26 avril 2019 à 8.000 € d'amende et dommages et intérêts pour discrimination à l'encontre du maire (RN) de Beaucaire (Gard), Julien Sanchez.

    La commune de Beaucaire indemnisée

    La chambre correctionnelle de la cour d'appel de Nîmes condamne notamment Carole Delga à verser 5.000 euros à la commune de Beaucaire au titre du préjudice moral. Elle était poursuivie pour "discrimination fondée sur des opinions politiques" et "entrave à l'exercice d'une activité économique".

    Plainte irrecevable en première instance

    En première instance, en décembre 2017, le tribunal correctionnel de Nîmes avait à l'inverse jugé la plainte de Julien Sanchez "irrecevable" car la date de la délibération municipale donnant pouvoir au maire pour porter plainte était "antérieure à l'infraction reprochée".

    Litige sur l'implantation d'un futur lycée

    La présidente du conseil régional d'Occitanie n'avait pas signé le contrat de ville tel qu'il avait été validé par les élus gardois. Une ancienne friche SNCF, proche du centre, n'avait pas été choisie pour accueillir un futur lycée général. Il devrait être construit sur une autre commune plus petite du Gard.

    Le maire parle de "mépris"

    Julien Sanchez a réagi à cette décision de justice auprès de nos confrères de l'Agence France Presse :
     

    Je suis satisfait que la discrimination soit enfin reconnue. Beaucaire est la quatrième ville du Gard, avec 16.000 habitants, et c'était le seul contrat de ville sur 38 dans le département qui n'avait pas été signé par la présidente de la région. Je n'ai rien contre Carole Delga en tant que personne, je souhaite la paix et que Beaucaire soit traitée comme les autres communes.

    Le maire de Beaucaire a appelé la présidente de Région à réétudier la question de l'implantation d'un lycée général sur sa commune.

    France 3 Occitanie

    Dans le même esprit voir notre article du 8 avril 2019 en cliquant ici

  • Décision tragique pour Vincent Lambert : le Conseil d’Etat confirme son euthanasie

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    COMMUNIQUÉ

    Le Conseil d'État vient de confirmer le jugement du Tribunal Administratif (TA) de Châlons-en-Champagne conduisant à l’euthanasie de Vincent Lambert.

    C’est le pire dénouement possible pour Vincent, pour ses parents, les frères et sœurs qui le soutiennent, pour ses amis et les 110 000 soutiens du comité, mais aussi pour les milliers de patients qui vivent en France dans le même état pauci-relationnel que Vincent.

    Les experts mandatés par le Tribunal Administratif avaient eux-mêmes affirmé que sa prise en charge ne relevait pas de l'acharnement thérapeutique ou d'une obstination déraisonnable. Ils avaient préconisé son transfert. En avril 2018, alors que la vie de Vincent était déjà gravement menacée, 70 médecins avaient rappelé dans un quotidien national que Vincent Lambert n’était pas en fin de vie et que des unités spécialisées existaient dans notre pays pour le prendre en charge.

    La justice en a décidé autrement et préfère avaliser des pratiques d’élimination des handicapés sous couvert de lutte contre l’acharnement thérapeutique et de la manière la plus hypocrite qui soit : en provoquant la mort de faim et de soif pour éviter d’avoir à pousser sur la seringue.

    Vincent Lambert est dans un état stable. Il n’est pas en fin de vie. Il n’est pas sous assistance respiratoire ni cardiaque. Il n’a pas perdu le réflexe de déglutition. Ses parents qui le visitent chaque jour voient bien qu’il n’est pas le légume décrit par les médias et beaucoup de médecins le constatent avec eux (Tribune des 60 médecins). Vincent Lambert est un très grand handicapé, en état de conscience minimale, mais beaucoup d’autres le sont comme lui et accepter qu’il trouve la mort dans les conditions d’une euthanasie déguisée condamnerait de facto tous ses semblables.

    Cette décision du Conseil d’État n’est pas définitive. Les avocats qui défendent la vie de Vincent ont annoncé de nouveaux recours, en premier lieu devant les instances internationales défendant les droits des handicapés en application de conventions auxquelles la France a adhéré.

    Comité de Soutien Vincent Lambert

  • EDITION SPÉCIALE - Département de l'Hérault : épiphénomène d'un césarisme intégral

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    Chers lecteurs,

    Vous avez reçu hier au soir notre dernière « Lettre ». La suivante vous serait parvenue beaucoup plus tard si un incident n’était venu aujourd’hui nous contraindre à vous tenir informés, comme nous le faisons régulièrement, du fonctionnement très particulier du Conseil départemental de l’Hérault.

    Vous pensiez peut-être qu’un despotisme classique s’accompagnait toujours de bruits de bottes et de démonstrations martiales telles qu’en a connu par exemple l’Union soviétique au temps de ses heures les plus sombres. Sachez qu’il y a plus subtil, inventif et ingénieux, en un mot plus hypocrite.

    Démonstration :

    Vos six conseillers départementaux de Béziers et des villages voisins, qui représentent plusieurs milliers d’électeurs, siègent depuis leur élection en mars 2015 au « Syndicat mixte des vallées de l’Orb et du Libron » dont le siège est domicilié au Domaine de Bayssan et qui a pour mission, sans rentrer dans les détails, de mettre en œuvre les dispositifs de défense contre les inondations,  la gestion de la ressource en eau ainsi que la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité des écosystèmes aquatiques et des zones humides. Des compétences importantes lui ont été dernièrement dévolues et par voie de conséquence des moyens supplémentaires.

    Il s’agit donc d’une mission purement technique sans la moindre coloration politique ou politicienne, déviation malsaine dans laquelle nous avons toujours veillé à ne pas tomber. Assistés de techniciens les décisions nécessaires à l’exécution de cette mission ont été prises avec notre participation et notre appui constant. Aucune difficulté, et encore moins des propos polémiques n’ont émaillé ces quatre années au cours des réunions où nous avons été régulièrement présents. Les séances de travail se sont déroulées en bonne intelligence, en compagnie de nombreux maires qui apportaient les informations sur leurs spécificités locales, toujours bien venues.

    Pourquoi étions-nous membre de ce syndicat, au titre du département, alors que notre présence a été systématiquement refusée dans toutes les instances (plus de 300) où il est représenté ? Tout simplement parce que les statuts imposaient la présence des conseillers départementaux dont les cantons bordent les rivières concernées, Orb et Libron. Connaissant mieux que quiconque notre territoire, il n’était venu à l’idée de quiconque de considérer incongrue ce critère territorial et donc notre présence… Tout au moins personne n’avait, jusqu'à ce jour, osé se ridiculiser en le disant.

    C’était mal connaître la rancœur de certains qui n’ont jamais digéré notre élection (54,60 %, 54,14% et 59,18 %) et ont développé en continu une animosité souvent non dissimulée, source d’imaginations les plus sophistiquées pour installer des entraves savantes à l’exercice de notre mandat, c’est-à-dire qui ont déversé tout leur mépris sur des milliers d’héraultais.

    Or, lors de l’assemblée générale du département ce jour 8 avril 2019, une dernière délibération sortie discrètement en fin d’assemblée, sans que nous ayons reçu la moindre information préalable sur son contenu, prenant prétexte d’une modification des statuts qui ne reprenaient plus le critère territorial, a entériné notre éviction de ce syndicat. C’est ainsi que les trois cantons biterrois directement intéressés ne seront plus représentés dans une instance touchant en particulier à leur sécurité.

    Cette manœuvre n’a pas manqué d’en surprendre beaucoup (les échos qui nous sont parvenus sont sans ambiguïté), notamment ceux qui n’ont pas pu faire autrement que de la voter au risque de représailles rapides (le représentant des Républicains s’est même déclaré mal à l’aise !). Rappelons qu’en 2018 le groupe des 8 conseillers de Montpellier s’étant abstenu sur le budget se sont vus exclus de toutes les représentations dont ils assumaient la charge !

    La machination n’est rien moins que médiocre et pitoyable. Serait-elle la manifestation d’un signe avant-coureur de la fin d’une époque ayant vu la domination d’une minorité désormais abandonnée aux oubliettes de l’histoire ? Le chant du cygne avant sa mort est, dit-on, le plus beau, ce que Pline l’Ancien contestait formellement dans son Histoire naturelle. Nous ne pouvons que constater qu’il avait raison. Cette intrigue de basse politique politicienne ne grandit pas ses auteurs et n'apporte pas, pour le moins, sa contribution à l'œuvre d’intérêt général à laquelle tout élu doit se consacrer.

    Il faut dire également que lors de la dernière commission d’appel d’offres du Syndicat de l’Orb et du Libron, nous nous sommes étonnés de n’avoir eu communication d’aucun document nous permettant de nous prononcer en toute connaissance de cause sur les marchés à l’ordre du jour. Et nous n’avons jamais rien eu, ni avant, ni après la réunion. Comme s’il ne fallait pas que nous soyons pleinement informés. Fallait-il nous éliminer rapidement ? Ceci explique-t-il cela ? La question reste posée.

    En tout état de cause, et quelles qu'en soient les raisons, ces procédé de purge, enrobés comme à l’accoutumée de grandes déclarations sur la démocratie, les valeurs républicaines et le vivre ensemble… apportent la démonstration d’un exercice autocratique du pouvoir, du souci permanent d’exclure toute nuance d’idées ou de propositions et ne sont finalement que l’expression d’une vanité démesurée planant dans les nuées de l’autosatisfaction.

    Bien à vous

    Henri Bec

    Zone de compétence du syndicat de l'Orb et du Libron

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  • Encore et toujours : la nouvelle ligne ferroviaire

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    La ligne de chemin de fer à grande vitesse entre Nîmes et Perpignan semble ne préoccuper les responsables concernés que de façon très périodique et de courte durée, alors qu’ils devraient s’estimer, oh combien ! déterminés et mobilisés autrement que par de vagues et éphémères déclarations de circonstance.

    Cette ligne constitue en effet un atout majeur pour l’activité économique de la région.

    Depuis plusieurs années, l’association TGV SUD travaille avec constance et talent à la defendre, sans se livrer à des considérations fantaisistes et démagogiques, souvent nuisibles, que nous connaissons régulièrement. Ses spécialistes se livrent toujours à des analyses et formulent des propositions rationnelles et équilibrées.

    Nous reproduisons ci-dessous :

    - L’avis qu’elle donnait déjà en 2014, frappée au coin du bon sens, appuyé par des considérations techniques et environnementales incontestables.

    - Le dernier bulletin d’information publié après les déclarations de certains responsables sur le maintien de l’emplacement de la gare, désormais unanimement controversé, dite gare A 75.

    Nous ne manquerons pas de revenir sur le sujet dès que la nécessité s’en fera sentir.

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    TGV SUD TERRITOIRES~ENVIRONNEMENT

    POURQUOI CETTE NOUVELLE LIGNE FERROVIAIRE ?

     

    INTERET DE LA REALISATION DE CETTE NOUVELLE INFRASTRUCTURE POUR LE TRANSPORT DE VOYAGEURS ET DE MARCHANDISES

     

    Cette ligne nouvelle doit apporter de nouveaux services aux populations et aux activités du territoire qu’elle traverse, tout en respectant ces mêmes populations et activités sans créer de nuisances supplémentaires ni atteintes importantes à l’environnement. Nous sommes donc favorables à la création d’une ligne ferroviaire nouvelle polyvalente, c'est-à-dire permettant le passage de tout type de trains voyageurs et fret, entre Montpellier et Perpignan, mais sous certaines conditions incontournables et réalistes sur plan social, écologique, économique et financier.

    Etant polyvalente, elle doit permettre :

    - De développer le transport ferroviaire de façon fiable sur l’axe Nîmes-Narbonne-Perpignan et le report de trafic de la route vers le rail, en continuité de ce qui a été réalisé entre Barcelone et Perpignan.

    - De compenser la fragilité de la ligne actuelle très exposée aux effets négatifs du changement climatique et de l’élévation du niveau de la mer en raison de son passage près de la mer entre Sète et Marseillan et dans les étangs au sud de Narbonne.

    - D’éviter un éventuel doublement de l’autoroute et la domination absolue du transport routier. Le transport ferroviaire doit constituer une alternative à la route.

    Elle devra être suffisamment raccordée à la ligne actuelle pour :

    - Permettre le passage de l’une à l’autre en cas de besoin (aléas climatiques, incidents, travaux d’entretien…) ;

    - Améliorer la gestion du trafic et le respect des horaires.

    - Faciliter le passage des convois de matières dangereuses à l’écart des zones habitées.

    - Faciliter la desserte des gares centre et des points fret stratégiques (plateformes de distribution, ports…)

    - Permettre le développement et l’amélioration des transports de la vie quotidienne.

    La très grande vitesse est une possibilité, mais pas le critère essentiel :

    - La différence de temps de parcours entre Montpellier et Perpignan est de l’ordre de 10 à 15 minutes entre vitesse maximum 350 km/h et 220 km/h.

    - A 350 km/h, la consommation d’énergie et l’usure du matériel sont nettement plus élevées.

    - L’optimisation de la vitesse (de 220 à 300 km/h par exemple) permettrait de mieux adapter le tracé aux contraintes sociales, géographiques et environnementales.

    - Cette optimisation favoriserait la faisabilité économique et financière.

    Ce n’est donc pas seulement la Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan qui nous préoccupe, mais bien l’intérêt social, économique et écologique de l’ensemble du système ferroviaire du Languedoc-Roussillon et plus particulièrement la ligne Béziers –Neussargues menacée de fermeture en raison des recherches d’économies avec transfert possible…sur la route ! (travaux de la commission parlementaire qui recherche des solutions pour les trains dits « d’équilibre du territoire »). (septembre 2014)

     

    **************

     

    T G V SUD INFOS EXPRESS

    Edition janvier février 2019 N° 27

     

    Edito

    Comme nous le pressentions, 2019 n'est pas un long fleuve tranquille. Les arrêtés préfectoraux définissant le PIG sur l’Hérault, l’Aude et les Pyrénées Orientales n'ont apporté aucune modification au projet Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan. Pas de prise en compte de la mixité au- delà de Béziers; pas plus concernant la suppression de la gare A75 ni de retour au PIG de 2000 sur Villeneuve-les-Béziers pour éviter des destructions.

    Faut- il s'en étonner, pas vraiment, compte tenu de l'inaction des élus locaux.

    Nous ne baissons pas les bras; d'ores et déjà une intervention vient d'être faite auprès de la Région pour demander la dépose d'un recours amiable pour surseoir à la mise en application de ces arrêtés et demander des études complémentaires permettant de finaliser le projet avec une ligne mixte de bout en bout.

    Intervention également auprès de la FNAUT à qui nous avons remonté le dossier

    Il est important d'agir maintenant et de peser sur nos élus pour qu'ils se mobilisent enfin sur ce dossier

    Participations

    Participation au CA de FNE LANGUEDOC-ROUSSILLON qui partage nos vues sur le projet Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan (mixité sur la totalité de la ligne, opposition aux gares nouvelles excentrées, priorités aux gares centres…)

    Actions

    Lettre à la présidente de la Région sur le tracé PIG cosignée FNAUT Occitanie Pyrénées Méditerranée et CRI (Coordination Régionale Inter-associative)

    Préparation conseil annuel FNAUT Occitanie Pyrénées Méditerranée

    Participation à la présentation à Bédarieux du manifeste du Comité Pluraliste pour la sauvegarde de la ligne Béziers-Neussargues.

    Deux séances du groupe de travail sur la ligne Béziers Neussargues notamment pour vérifier la cohérence des horaires de correspondances avec la ligne Montpellier Perpignan Toulouse.

    Préparation AG TGV Sud qui aura lieu le vendredi 3 mai à 19h00 à la MVA.

    Association TGV SUD Territoires~Environnement - Maison de la Vie Associative,

    15 rue Général Margueritte, boîte n°37, 34500 BEZIERS

  • Justice. Deux observations juridiques sur le jugement Barbarin

     

    Aujourd'hui notre blog traite plus particulièrement de l'Église. Les menaces et attaques qu'elle subit ne sont pas innocentes. Au-delà des scandaleuses et terribles affaires qui ont été révélées, c'est un des piliers fondamentaux de notre civilisation qui subit les assauts d'ennemis acharnés. Pour fonctionner sans entraves et surtout sans adversaires conscients, les organisateurs de la société sans âme ni racine qui nous traînent vers une organisation mondialiste et consumériste au service de quelques-uns, que nous voyons se dessiner, n'ont plus besoin, et même redoutent, tout ce qui pourrait nous maintenir ou nous ramener à de plus saines conceptions. Tout moyen de penser ou de croire doit être supprimé.

    Bien d'autres affaires du même type ont atteint d'autres milieux sans que la presse aux ordres ait cru bon d'en faire la même couverture.

    Il nous a paru utile de dresser un état, certes modeste au regard de l'enjeu, de quelques points d'actualité.

     

    LA DÉCISION RELATIVE AU CARDINAL BARBARIN

     

    1. Ce jugement signifie que l’obligation de dénoncer les mauvais traitements sur un mineur s’étend à des faits déjà prescrits. Cela peut paraître singulier dans la mesure où l’obligation de dénonciation vise à permettre la poursuite judiciaire de l’infraction.
      Comment peut-elle subsister alors que l’infraction n’est plus « poursuivable » ?
    2. Ce jugement signifie aussi que l’obligation s’étend à la confidence reçue d’un majeur concernant des faits dont il aurait été victime mineur (ici, la confidence faite en 2014 concernait des faits subis en 1986) Cette interprétation peut être porteuse d’effets pervers. En effet si, lorsqu’il vient se confier à un ami, un parent, un prêtre, le majeur (Ici quarantenaire) n’a pas lui-même déposé plainte, c’est, a priori, qu’il a fait le choix de ne pas le faire, pour des raisons qui lui appartiennent (on peut parfaitement comprendre qu’une victime ne souhaite pas enclencher un lourd processus judiciaire 20 ou 30 ans après faits). Mais voilà que, du seul et simple fait de sa confidence, l’ami, le parent, le prêtre va devoir aller tout répéter à un policier et enclencher une procédure à la place, et donc, a priori, contre le gré de l’intéressé lui-même.

    En réalité, une telle interprétation empêche la confidence confiante de faits de cette nature (nota bene : l’infraction ne concerne d’ailleurs pas les seuls faits sexuels mais aussi les privations, mauvais traitements… ce qui est d’autant plus préoccupant que les concepts peuvent être changeants, à trente ans d’écart. Par exemple, si un ami, un mari, un fidèle vous révèle que, mineur, il a reçu des coups de martinet – demain une fessée – de son père ou des coups de règles de son instituteur, vous devez aller à la police) et institutionnalise une défiance de tous à l’égard de tous. Celui qui voudrait se confier simplement « pour en parler », sans enclencher de procédure, ne le pourra plus, et celui qui, par état, est conduit à recevoir ce type de confidence ne voudra plus (et/ou ne se mettra plus en situation de) les recevoir pour ne pas avoir à trahir la confiance de celui/ceux qui se confi(ent) à lui. On le voit, en fait de « libération » de la parole, pareille interprétation pourrait bien aboutir à l’empêcher.

    Une société a besoin d’espaces de confiance, de confidence libre, sans conséquence automatique, de secrets non-trahis. La transparence, au contraire, est totalitaire et antisociale.

    Par Henri de Beauregard, avocat, le 11 mars 2019.

    Politique magazine