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Le pays réel - Page 4

  • L’Allemagne finance l’affaiblissement du nucléaire français

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    Cette étude est importante pour comprendre comment l'Allemagne combat, comme toujours au cours de l'histoire, avec l'aide des États-Unis, nos intérêts essentiels. Il faut la naïveté ou l'incompétence d'un Macron - en réalité une ambition démesurée - avec ses nuées européistes et mondialistes, pour croire encore à une Europe de plus en plus fantomatique. Ce ne serait que des observations sans grande portée si cela ne se traduisait pas par une atteinte grave à notre souveraineté.

    *****

    En 2020, l’Allemagne remporte une victoire décisive : la fermeture de la centrale de Fessenheim. Alors que le parc nucléaire français est mal en point, Berlin en profite pour multiplier les actions dans le but d’affaiblir l’industrie française du nucléaire. Pour sauver sa compétitivité économique, l’Allemagne finance des fondations politiques qui mènent des opérations d’influence anti-nucléaire sur le territoire français et à l’étranger, notamment auprès des fournisseurs d’uraniums. Enquête sur cette croisade contre l’atome français. 

    Propos recueillis par Côme de Bisschop

    Étude tirée du site Revue Conflits

    Vingt et un ans après sa décision de sortir de l’atome, l’Allemagne a définitivement débranché ses trois derniers réacteurs nucléaires en activité. Comment l’opinion publique allemande est-elle devenue farouchement antinucléaire ? 

    L’opposition de l’opinion publique allemande à l’atome se développe durant la guerre froide. Si elle concerne initialement le nucléaire militaire (notamment au travers de mouvements pacifistes parfois instrumentalisés par les Soviétiques comme ce fût le cas lors de la crise des Euromissiles), elle s’étend progressivement au domaine civil, notamment après l’accident de Tchernobyl. Dès lors, l’atome inspire une telle criante qu’on trouve des livres “traumatisants” destinés à enseigner la peur du nucléaire à la jeunesse. On peut notamment citer les ouvrages de Gudrun Pausewang qui contenaient des descriptions détaillées d’enfants agonisant à la suite d’un “Tchernobyl géant” en Allemagne et qui furent mis au programme par de nombreux instituteurs de l’époque.

    Depuis, le sujet du nucléaire n’a pas disparu des débats publics. Il a notamment été utilisé par des partis politiques, à l’instar de Die Grunen, comme cheval de bataille électoral. Tous ces éléments contribuent au développement d’une psychose autour de la question nucléaire. Celle-ci fut notamment observable à l’issue de l’accident de Fukushima en mars 2011 lorsqu’une frénésie s’empara de l’opinion publique allemande. Cela poussa Angela Merkel à accélérer l’abandon de l’atome face à la menace d’un revers politique au profit de Die Grunen lors des élections suivantes.

    Les fondations politiques sont des acteurs spécifiques de la politique étrangère allemande. Ces dernières sont-elles des agents d’influence de l’État allemand ? En vue de quels objectifs agissent-elles ?

    Les fondations politiques sont une spécificité du système allemand qui ne trouve pas vraiment d’équivalent dans le reste du monde. Il s’agit de structures parapolitiques, financées majoritairement par l’État et rattachées à un parti politique allemand. On compte 7 fondations, la fondation Friedrich Ebert (SPD), la fondation Konrad Adenauer (CDU), la fondation Friedrich Naumann (FDP), la fondation Hans Seidel (CSU), la fondation Rosa Luxembourg (PDS/Die Linke), la fondation Heinrich Böll (Les Verts) et la fondation Desidarius Erasmus (AfD). Elles fonctionnent sur un modèle assimilable à celui d’un think tank avec comme objectif déclaré la promotion d’une ligne idéologique proche de celle de leur parti de rattachement. Elles agissent sur le sol allemand, mais également à l’international. Bien que revendiquant une indépendance vis-à-vis de l’État fédéral, l’examen empirique de l’action des fondations depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale met en lumière leur rôle d’agent d’influence aligné sur les intérêts allemands.

    Dès les années 50, les fondations sont massivement employées par la République Fédérale Allemande dans sa stratégie de lutte contre l’influence communiste, notamment contre celle de la RDA face à qui elle souhaite incarner “l’Allemagne légitime”. Les fondations sont notamment employées en Amérique du Sud où leur efficacité est tel qu’elles serviront de modèle à des expériences telles que la National Endowment for Democracy, une structure financée par le gouvernement américain, et impliquée dans de nombreuses opérations de déstabilisation de régimes étrangers. L’État allemand est particulièrement satisfait de l’action des fondations. Il loue dans un rapport leur capacité à “influencer le développement de pays à travers une orientation de leurs élites dans un sens sociopolitique déterminé”, mais également le fait que leur emploi permet de dissimuler l’implication du gouvernement fédéral. Par moment, l’État estime même que l’emploi des fondations politiques est plus efficace que celui de ses services secrets.

     

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    En 1996, le Président fédéral Roman Herzog déclare considérer les fondations comme “l’un des instruments les plus efficaces et éprouvés de la politique étrangère allemande, si on ne se limite pas aux seules méthodes et au savoir traditionnel de la diplomatie”. Depuis la fin de la Guerre froide, les fondations politiques ont été engagées en Europe de l’Est dans des opérations “d’européanisation” des sociétés et de rapprochement des élites politiques avec l’Allemagne ; en Afrique, afin d’appuyer la politique étrangère allemande ; dans les États des printemps arabes afin de peser sur les modalités de fonctionnement des nouvelles institutions et, plus récemment, en France afin de pousser Paris à renoncer à l’énergie nucléaire.

    La liste ci-dessus est loin d’être exhaustive, les fondations politiques allemandes mènent des actions partout dans le monde avec la bénédiction d’un État allemand particulièrement satisfait n’ayant de cesse d’augmenter leur budget.

    Vous précisez que les fondations politiques doivent la quasi-totalité de leur budget à l’État allemand. Ce dernier est-il ainsi le commanditaire du projet qu’il finance ?

    Il existe deux modes de financement des fondations politiques par l’État allemand. Le premier est un financement de droit calculé en fonction des résultats du parti politique de rattachement de la fondation sur les quatre derniers scrutins législatifs. Le second, et principal mode de financement des fondations pour leurs actions à l’étranger, est une attribution de fonds dédiée à une initiative spécifique : une fondation politique présente un projet à un ministère et celui-ci décide s’il accepte ou non de le financer.

    Dans ce cadre, l’État allemand, par l’intermédiaire de son ministère, peut être qualifié de commanditaire du projet. Bien qu’il n’en soit pas l’architecte premier, il n’en demeure pas moins le principal financeur et un acteur central sans qui l’entreprise ne pourrait se concrétiser. Il est important de souligner que le ministère sollicité contrôle le projet en amont et est entièrement libre de refuser d’accorder des fonds. Ainsi, lorsque les ministères du Développement et des Affaires étrangères financent des projets d’influence visant à entraîner des “transformations socio-écologiques”, ils le font en toute liberté et en toute connaissance de cause.

    Quels sont les objectifs de l’Allemagne dans ses exercices d’affaiblissement de la filière nucléaire française ? Est-ce pour rattraper l’avantage concurrentiel français ou pour convertir ses voisins limitrophes à cette peur de la potentielle catastrophe ?

    Si la peur du nucléaire au sein de l’opinion publique allemande peut pousser Berlin à voir d’un mauvais œil le développement de l’atome dans un pays limitrophe, la principale raison des manœuvres d’affaiblissement de la filière nucléaire française reste économique. L’abandon de l’atome par l’Allemagne en 2011 supposait une hausse durable des coûts de l’énergie. Si cette augmentation était problématique pour les ménages, elle était catastrophique pour le tissu industriel allemand qui allait voir sa compétitivité s’effondrer, notamment par rapport à l’industrie française qui, n’ayant pas abandonné le nucléaire, n’allait pas voir ses coûts de production exploser.

    À cette époque, l’obstacle se tenant entre l’Allemagne et un déclassement industriel majeur se résume au marché commun de l’énergie (adopté en 2007 sous présidence allemande) et à ses mécanismes permettant de juguler la hausse des prix, mais dont la pérennité sur le temps long n’est en rien assurée (en témoignent les débats actuels autour de l’ARENH). N’ayant pas les moyens de compenser les avantages octroyés à l’industrie française par l’utilisation du nucléaire, Berlin tente donc de pousser Paris à y renoncer. 

    Certaines de ses fondations politiques sont particulièrement actives dans la lutte contre la filière nucléaire française en utilisant des relais médiatiques et associatifs. Comment arrivent-elles à propager le paradigme antinucléaire au sein de l’opinion publique française ?

    La fondation politique la plus active sur le territoire national est la Fondation Heinrich Böll. Sa stratégie d’influence vise à propager le paradigme antinucléaire au sein de l’opinion publique française et conjugue une approche directe et une approche indirecte. L’approche directe consiste à produire et diffuser de la doctrine pseudoscientifique militante visant à diaboliser le secteur nucléaire. Ces productions, souvent alarmistes et manichéennes, ont pour objectif de jouer sur la perception du grand public afin que celui-ci ne voit plus dans l’atome qu’une énergie du passé, dangereuse, qu’il serait vital d’abandonner. L’approche indirecte se traduit par le financement de structures tierces, notamment d’associations militantes. La Fondation Heinrich Böll finance ainsi, et ce depuis plusieurs années, le Réseau Action Climat. Il s’agit d’une fédération regroupant une trentaine d’associations écologistes et enregistrées en tant que représentante d’intérêts auprès de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique.

    Cela étant, l’intérêt majeur du Réseau Action Climat et de ses associations membres réside dans leur capacité à mener des actions militantes “choc” à fort impact médiatique. Ces dernières, dont la conduite est impossible pour la Fondation Heinrich Böll du fait de ses faibles effectifs et de son positionnement, permettent de provoquer l’irruption du sujet nucléaire dans le débat public sous un angle négatif, bien plus émotionnel que rationnel. Ces actions sont doublement efficaces, car elles permettent également de “rabattre” les tiers vers la documentation d’influence élaborée par la Fondation Heinrich Böll, favorisant, par voie de conséquence, la propagation du paradigme antinucléaire au sein de la société française.

     

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    Selon la stratégie adoptée par ces fondations politiques, cette stigmatisation massive du nucléaire au sein de l’opinion publique française doit mener à un abandon de la filière par les autorités publiques. La bataille idéologique du nucléaire peut-elle être remportée en dissuadant l’opinion publique plutôt que les dirigeants politiques ?

    La conquête de l’opinion publique est une excellente stratégie d’influence, particulièrement dans un système démocratique. La population est ici un effecteur à instrumentaliser afin de faire pression sur l’ensemble du paysage politique. Il convient de rappeler qu’en 2011, c’est la peur de l’opinion publique et des conséquences électorales liées qui ont poussé Angela Merkel à accélérer la sortie du nucléaire. Mme Merkel était loin d’être une dogmatique anti-atome. En effet, 6 mois auparavant, son gouvernement avait fait passer une loi sur l’allongement du temps de fonctionnement des centrales nucléaires qu’elle avait qualifié de “révolution énergétique”.

    De plus, la Fondation Heinrich Böll est loin d’avoir délaissé le monde politique. Elle entretient d’excellentes relations avec Europe Ecologie Les Verts. En mars dernier, le Vice-Président de l’antenne parisienne de la fondation a ainsi été le premier intervenant lors d’une conférence de presse au siège d’EELV censée marquer le début de ce que Marine Tondelier a elle-même qualifié de “contre-offensive culturelle” contre le nucléaire.

    Les associations antinucléaires comme « GreenPeace France » ou « Les Amis de la Terre » sont financées par des fondations politiques allemandes, elles-mêmes financées par l’État allemand. Notre voisin d’outre-Rhin nous a-t-il déclaré une guerre idéologique en s’infiltrant au sein de la société française pour affaiblir le fleuron de notre industrie qu’est l’énergie nucléaire ?

    Les stratégies d’influence mises en place par l’Allemagne s’apparentent moins, du fait de leur effet final recherché, à des actions de guerre idéologique qu’à des manœuvres de guerre économique. Bien qu’il serait exagéré d’affirmer que Berlin nous mène une guerre économique, le bon sens nous pousse à rappeler la propension de l’Allemagne à prioriser ses intérêts, et ce, même au détriment de ses “alliés proches”.

    Il n’est pas question de faire ici de “l’anti-germanisme primaire”, il n’en demeure pas moins essentiel, à nos yeux, d’insister sur la nécessité d’une prise de conscience quant à l’asymétrie demeurant entre l’Allemagne et la France à l’importance accordée  à la notion de “couple franco-allemand”, un concept vraisemblablement tombé en désuétude outre-Rhin.

    Les fondations politiques allemandes œuvrent également à l’étranger. Comment la Fondation Rosa Luxemburg, par exemple, attaque-t-elle le problème à la source en menant des opérations d’influence auprès des fournisseurs d’uranium ?

    Contrairement à la Fondation Heinrich Böll évoquée précédemment, la Fondation Rosa Luxemburg ne mène pas d’action importante sur le territoire français. Cela étant, elle joue tout de même un rôle dans la stratégie d’affaiblissement de la filière nucléaire française. Elle œuvre notamment à dégrader les relations entre la France et ses fournisseurs de matière première nucléaire. Dernièrement, la Fondation Rosa Luxemburg a particulièrement ciblé la relation entre la France et le Niger, un pays qui, en 2020, a pourvu a plus d’un tiers des besoins français en uranium. Pour cela, la fondation élabore et diffuse de la doctrine d’influence particulièrement virulente contre la France. Elle y développe un narratif caricatural qui accuse Paris de mener une politique néocoloniale aux dépens de Niamey.

    La Fondation Rosa Luxemburg cherche ici à capitaliser sur le sentiment anti-français s’étant développé en Afrique de l’Ouest. Elle aspire à stigmatiser la France dans l’espoir de dégrader les relations entre Paris et Niamey afin de perturber la chaîne d’approvisionnement de la filière nucléaire française en uranium. Il est par ailleurs pertinent de souligner que l’élaboration et la diffusion de cette documentation d’influence sont officiellement financées par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement. Il n’est pas question ici d’affirmer que les modalités d’exploitation des mines nigériennes par Orano seraient au-dessus de toute critique. Il est question de déterminer s’il est acceptable ou non qu’un État finance au travers d’un organe parapolitique des manœuvres de perturbation de l’approvisionnement d’une filière stratégique d’un de ses prétendus alliés proches.

  • Et de quatre !

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    C’est tout de même curieux cette manie de démissionner des élus municipaux de Béziers.

    Après Michel Bousquet, conseiller municipal, Henri Fabre-Luce, conseiller municipal et Benoît d’Abbadie, adjoint chargé du commerce, c’est le tour de Gérard Angeli, adjoint aux sports, qui, dit la presse, n’avait même pas informé le maire de sa décision avant de la faire connaitre à la préfecture ! Ambiance ! On sait que Victor Alzingre, conseiller municipal, refuse de siéger depuis de nombreux mois…

    Quatre démissions dont deux adjoints, c’est à relever parce que peu fréquent.

    Mais que se passe-t-il donc ?

    Les biterrois eussent certainement aimé recueillir quelques explications du maire, d’habitude toujours prompt à proférer des anathèmes à l’encontre de quiconque jette sur son image une ombre jugée aussitôt complotiste. En vain !

    Il eut été de même utile de connaître l’avis d’une autre conseillère municipale, également députée. En vain !

    Mais par application systématique de la formule bien connue de ceux que terrifie la vérité, surtout lorsqu’elle n’est pas bonne à dire, « courage fuyons », le clan déclare qu’il n’a rien à déclarer.

    Comme les prestidigitateurs font disparaître ce que vous ne devez plus voir, « passez muscade » !

    Henri Bec

  • Général Roure (2S) : "Le chaos dans la Loi"

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    Par le général (2S) Henri Roure

    Roure.jpgNotre système politique dégradé a produit d’inquiétantes bizarreries et d’étranges personnages qui ont fini par fâcher le peuple français réel, et malheureusement par choquer aussi nos amis étrangers qui ne sont, évidemment, ni anglo-saxons, ni européens de l’ouest. L’État français est méconnaissable.

    Le citoyen est, en principe, l’objet ultime des Lois. Elles visent, autant que je sache, à organiser la vie nationale et à protéger chacun de nous individuellement et collectivement selon, globalement, les références du Décalogue. (Nous les connaissons tous: tu honoreras Dieu ainsi que ton père et ta mère… tu ne mentiras pas… tu ne voleras pas…tu ne tueras point… tu respecteras ton prochain et ne convoiteras pas son bien…). Souvent, cependant, ceux qui nous dirigent et que - paraît-il - nous avons élus, oublient l’être humain derrière le citoyen, membre reconnu de la seule communauté nationale, et le besoin d’élévation et de sacré, moteur de toute civilisation. Ils se roulent dans l’abaissement et les turpitudes, sans que la presse « grand public », aux mains des hiérarques davosiens concepteurs de cette décomposition des âmes, n’émette autre chose qu’une brève et neutre information, quand ce n’est pas une approbation. L’immoralité et la sottise associées ayant perverti le pouvoir et vendu notre souveraineté, le mot scandale est devenu un vocable démodé, d’autant plus que la laïcité est désormais interprétée comme un athéisme pro-islam ou une liberté de transgresser la simple morale naturelle. Elle n’inspire plus le dépassement de soi, ni le service de l’État, ni la recherche du Bien commun. Elle ne se réfère plus à une morale solide. Je rappelle que les Lois sur la laïcité n’avaient d’autre but que d’éviter l’ingérence de l’Église dans la politique et qu’elles se sont traduites dès 1907 et 1908, par un partage tacite des responsabilités entre l’État, ayant la charge de la vie citoyenne, et l’Église (essentiellement catholique) tournée vers la vie spirituelle de la Nation. La concertation et la coopération n’étaient pas exclues. La loi de 1905, sans être abolie, avait été reconnue comme brutale et manquant de lucidité[1].

    L’abus de mauvaises lois, associé au mélange des normes, finit par tuer la Loi. La hiérarchie originellement établie, plaçant la Constitution au dessus des Lois, des décrets et des arrêtés, est bousculée. Ce qui était la logique de notre Droit est écrasé. La Constitution se voit désacralisée, notamment par l’inclusion de lois de confort individuel, établissant une confusion entre droit et liberté. Elles répondent à des revendications acharnées de minorités agressives et stipendiées. Elle est aussi bafouée par le chef de l’État lui-même qui, entre autres exemples, sans la moindre honte, méprise son article 2 faisant du Français la langue officielle de la République.

    L’ensemble du système juridique se voit soumis à des directives étrangères concoctées par les fonctionnaires nettement idéologisés et apatrides de Bruxelles, ou parasité par des « lois mémorielles » qui dénient à la science historique, la recherche de la vérité et le constat des faits. Je relève aussi que le citoyen n’est plus réellement protégé par le Droit de son pays puisqu’il est soumis à la prédominance de la Cour de justice de l’Union européenne et de la Cour européenne des Droits de l’Homme. L’essence même de sa citoyenneté est menacée par son inclusion dans une aberrante « citoyenneté » de l’Union Européenne, qui n’est qu’une organisation internationale. Des comités, dont un hypocrite comité d’éthique, et des commissions se substituent au Parlement au gré des besoins du Prince. Même les Conseils Constitutionnel et d’État, oublient leur rôle et versent dans le soutien politique. Il est vrai que pour faire fidèle à l’internationale financière de référence, il est fait appel à des cabinets de conseil étatsuniens payés grassement pour inventer ce qui existe. N’omettons pas non plus le risque encouru par les citoyens dans leurs activités économiques internationales; ils peuvent subir les condamnations des Lois étasuniennes externalisées, sans que l’État français n’intervienne. Dans ce fouillis, où se trouve l’esprit des Lois, la finesse des projets et propositions, la hiérarchie des normes et la constance de leur objectif? Où sont la Patrie, l’État et le Citoyen? Le référendum, cet acte démocratique par excellence, où le peuple peut exprimer directement son choix sur un sujet fondamental, est regardé avec crainte par ces gens, persistant à poursuivre leurs dérives. Il est vrai que la consultation sur une « Constitution européenne », sous un autre président, le 29 mai 2005, n’avait pas donné les résultats escomptés. Il avait fallu contourner l’incompréhension du peuple, par un vote du Parlement sur un texte cousin, au titre et à quelques alinéas à peine modifiés. Cette forfaiture avait permis la signature du traité de Lisbonne, imposant à la France (et à d’autres) les règles d’une organisation internationale. Il est donc peu probable qu’un référendum d’initiative partagée ait lieu un jour, tant les conditions mises à son organisation s’avèrent lourdes.

    La loi déviante prévoit le meurtre des enfants in utero. Elle épargne la vie des pires monstres, entretenus, leur vie carcérale durant, par le contribuable. Elle se prépare à assassiner les personnes âgées qui disparaissent déjà dans les EHPAD avec une fausse et inutile compassion des pouvoirs publics après que des droits leur aient été retirés, comme celui de conduire et - pourquoi pas - celui de voter. Elle tue les innocents et les faibles et n’ose se défaire des pires coupables qu’elle finit par libérer au prétexte souvent de « bonne conduite ». Mais la loi tente de dédouaner l’État de cette indignité et de sauver les apparences, en traitant - il est vrai modestement - du handicap. Dans un même mouvement elle légalise le mariage, évidemment stérile et contre nature, entre deux hommes ou deux femmes…Ainsi l’avenir est banni, le passé maudit et seul le présent est accepté dans un terrible mouvement égoïste. C’est la continuité et la solidarité de la Nation qui sont ainsi rejetées par les acteurs inconséquents de ce système. C’est la Nation qui est ébranlée et l’être humain dans sa dignité qui est outragé. Le citoyen n’est plus protégé, du fait de cette perversion intellectuelle, qui accorde presque autant de droits à des étrangers, rentrés en France illégalement, et majoritairement responsables du terrorisme, de l’insécurité générale et des trafics de stupéfiants.

    La pente de la décadence s’accentue avec la promotion de l’irrespect et la soumission aux modes et normes étrangères, et de l’oubli de nos origines. L’État dénaturé laisse finir de s’effondrer une éducation nationale qui, depuis longtemps, n’instruit et ne sélectionne plus. Il abandonne l’université à la déconstruction promue par la « culture transgenre » et le « wokisme ». La loi ne protège plus et, en conséquence, la violence devient le moyen d’expression de jeunes au cerveau perturbé et au vocabulaire réduit. Dans cette logique de sape, la Police et la Gendarmerie, instruments du respect de la loi, sont dénigrées, par ceux-là même qui devraient les louer, et regardées avec sévérité par une justice dévoyée qui devrait, au contraire, sans la moindre hésitation, les soutenir.

    Cette affaire de l’âge de départ à la retraite et toute la procédure mise en oeuvre pour imposer le choix d’un seul, ont non seulement mis en émoi les Français, mais surtout mis en évidence le viol de notre démocratie. L’utilisation de l’article 49-3 est évidemment constitutionnelle, mais en l’occurence, sur un sujet majeur et sensible, elle se traduit comme l’aveu d’une carence démocratique en permettant à un pouvoir décrié de s’affranchir de l’avis du peuple.

    En fait la crise sociale actuelle, a agi comme un révélateur du détournement de notre souveraineté, de notre civilisation et de notre liberté, avec en arrière-plan la guerre russo-étatsunienne et tous ses mensonges, une laïcité dénaturée, une invasion migratoire islamique, la domination des mafias et une Europe totalitaire.

    Ces gens se sont écartés non seulement de la route de notre histoire, mais aussi de la règle intangible portant l’humanité. De génération en génération, l’Homme, dans sa vocation originelle, tente lentement de devenir plus grand et meilleur, avec pour phare sa place et son rôle dans la Création. Il lui arrive de chuter, de nier son destin, mais il finit par se relever pour aller plus haut et se rapprocher du Divin. Son nouvel essor nécessite une puissante stimulation et le rejet de ce qui l’a fait tomber. Là réside le fondement de la civilisation. Aller dans ce sens est la mission des vrais chefs. L’histoire est faite par eux et par les peuples, par adhésion à des objectifs d’élévation proposés. Seule la confiance permet ce progrès. Je ne vois pas, à ce jour, l’émergence d’un tel personnage. Dans le fatras politique présent, nul esprit noble, nul penseur, nul visionnaire, nul ambitieux pour son pays, ne peut se distinguer, sinon quelques débatteurs préoccupés davantage par leur carrière que par la satisfaction de l’orgueil légitime et les désirs du peuple de France.

     Dans ce système exclusif, ayant dévié des principes d’un régime où la souveraineté appartient au peuple et à lui seul, les grands-hommes, qui existent sûrement, sont interdits d’accès à la notoriété. Si nous laissons cette clique poursuivre ses sournoiseries, la France disparaîtra et son territoire, comme son peuple, deviendront des proies pour le fanatisme islamique beaucoup plus puissant et stratège que les vices bruxellois et washingtonien. Rome est tombée par la faute du Patriciat, ce cercle fermé aux autres, qui avait abandonné valeurs et vertus.

    Les Français sont en manque des encouragements et des motivations qu’ils attendent, car leurs dirigeants n’ont plus la vocation à l’exemplarité, ni la force que procure l’amour des autres, l’amour de la Nation. Ils se vautrent dans la rouerie et la tromperie médiatique. Leur faiblesse ou leur ignominie les amène à se soumettre, et à soumettre ceux que le malheur a placé sous leur responsabilité, à des étrangers qui leur dictent leurs lois, leurs règles et usages. Le relais se passe ainsi de nations abandonnées, en sociétés charpentées, de peuples aux dirigeants à la morale altérée, en peuples aux chefs ambitieux ou à l’idéologie conquérante. L’avenir n’appartient plus à un Occident dénaturé.

    Autour de nous l’humanité avance. Elle condamne ceux qui réfutent ce besoin impératif de transcendance et de respect du tréfonds de l’être humain en tant qu’individu, bien sûr, mais aussi en tant que membre de la collectivité à laquelle il appartient.

    Certains, du haut de leur autorité, accusent les Français d’être usés par leur passé. Ils ne mériteraient donc plus d’exister en tant que nation. La France aurait fait son temps ! Fausseté, affirmation d’esprits troublés, de marionnettes maniées par les faussaires de l’américanisation de la planète en voie heureusement d’avortement !

    méfaits !

    Pour la génération actuelle, les efforts consentis par celles qui l’ont précédée, doivent venir comme un encouragement à leur ressembler et à agir sur le monde avec fermeté et indépendance.

    Ceux dont nous subissons le mépris, récusent cette continuité générationnelle. Par précaution ils dénaturent notre histoire quand ils ne la relèguent pas au rang de matière insignifiante.

    Pour imposer leur vision de l’avenir, ils croient pouvoir badigeonner leurs desseins d’un bavardage insipide ou valoriser les pires aberrations de minorités extrémistes en les qualifiant de progrès, ou encore, imbus d’eux-mêmes, décider contre le peuple, considéré par anticipation, comme une simple masse de manœuvre décérébrée.

    Mais le peuple français existe toujours. Il ne veut pas disparaître. Il est en train de se rappeler que le pouvoir lui appartient…Le Droit n’est, au demeurant, que la conclusion provisoire d’un rapport de force. Quand la force change de camp, inévitablement le Droit est modifié.

     Le heurt est inévitable.

     

    Henri ROURE

     

    [1] Henri ROURE; Sauvons notre laïcité, essai sur la crise musulmane en France, Éditions ED2A,

     

  • Chaos

    Pif.jpgEmmanuel Macron dans « Pif Gadget ».

     

     

     

    Tétu.jpgOlivier Dussopt dans « Têtu ».

     

     

     

    Playboy.jpgMarlène Schiappa dans « Playboy ».

     

     

     

     

     

    La quintessence de ce courant néo-philosophique de la post-politique que nous avons pris l’habitude d’appeler macronisme.

    Autrefois, lorsque la pensée était moins complexe, on l’appelait chaos.

    Certains avaient même avancé l’hypothèse que c’était le vide absolu.   

    Radu Portocala

  • « Les Français qui ont coupé la tête de leur roi restent au fond, d’instinct, monarchistes » Guillaume Tabard (Le Figaro)

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    Le 29 mai 2017, Emmanuel Macron vient de s’installer à l’Élysée

    et reçoit Vladimir Poutine à Versailles. 

     

    Cet article est paru dans le Figaro. Décidément, l'idée apparaît de plus en plus souvent dans des organes de presse d'obédiences différentes. Il est vrai que les moments difficiles que nous connaissons, et qui nous font craindre le pire pour l'avenir, portent naturellement à évoquer ce que maints journalistes ne cessent de nommer, à juste titre, "une crise de régime".

    *****

     

    Par Guillaume Tabard - Le Figaro

    Tabard.pngLe roi Charles III n'est pas venu en France. Le climat social a eu raison de ce qui devait être la première visite à l’étranger du nouveau roi d’Angleterre. Outre la menace de débordements violents, il y avait aussi la crainte de l’impact d’images trop somptueuses du dîner d’État dans la galerie des glaces du château de Versailles.

    Ce rendez-vous manqué m’a rappelé un autre accueil à Versailles : celui de Vladimir Poutine. C’était le 29 mai 2017. Emmanuel Macron venait de s’installer à l’Élysée et la venue du président russe était son premier acte de portée internationale. C’était évidemment bien avant l’invasion de l’Ukraine, mais déjà les relations de «l’Occident» étaient tendues avec le président russe. Celui-ci était même suspecté d’avoir tenté, par quelques officines, de s’immiscer dans la campagne présidentielle française.

    Macron, disons-le sans détour, en avait jeté plein la vue à Poutine. C’était l’objectif : montrer qu’un jeune président de moins de 40 ans était capable de toiser le tsar tout-puissant. Et Versailles était la vitrine de cet orgueil français retrouvé. Dans la galerie des batailles du château de Louis XIV, c’était le témoignage d’un grand pays qui s’imposait au président russe.

    Les commentaires avaient été unanimes. «Chapeau !», avait concédé toute la classe politique, des mélenchonistes aux lepénistes. Au moins, ce nouveau président avait du cran, du panache et de l’audace. Au moins ranimait-il une réelle fierté française sur la scène internationale. Ce jour-là, Versailles fut mis au crédit de Macron. Nul n’a songé à dénoncer un chef de l’État hautain, arrogant ou mégalo. Dans la lignée de sa soirée de victoire à la pyramide du Louvre, de son installation solennelle à l’Élysée, cet accueil au château le plus visité d’Europe faisait dire qu’après le quinquennat de François Hollande, Emmanuel Macron redonnait du panache à la fonction.

    Six ans plus tard, que reste-t-il de tout cela ? C’est la difficulté à garantir les conditions d’un bon accueil à Charles III qui a justifié ce report. Mais au fond, pour Macron, Versailles n’est plus possible. Ce niveau maximal de solennité avait été mis à son crédit ; il serait mis aujourd’hui à son débit. Comme un symbole de sa déconnexion d’avec le peuple. Comme une provocation à l’égard des Français dans la difficulté. Comme l’expression de sa prétention. Indépendamment des risques en matière de sécurité, l’image de la splendeur royale, la richesse de la vaisselle, la splendeur du décorum auraient été présentées comme un entre-soi méprisant, voire insultant pour le commun des mortels.

    C’eût été injuste. Et les Français qui ont coupé la tête de leur roi restent au fond d’instinct monarchistes. Ils critiquent et jalousent les riches et les puissants, mais savourent la magnificence de Versailles et des châteaux de la Loire. La posture régalienne est applaudie quand tout va bien, et vilipendée quand tout va mal. Elle suscite de la fierté quand la popularité est encore là ; elle provoque du rejet quand l’impopularité a pris le dessous. Versailles, aujourd’hui est interdit à Emmanuel Macron.

    Au fond, en leur président actuel, les Français, en 2017, s’étaient inclinés devant Louis XIV. En 2022, ils stigmatisent Louis XVI.

    Bon courage à tous en ces moments incertains.  

  • Les déclarations "éblouissantes" du clan Ménard !

    Il y a quelques, le journal Midi Libre reprenait les déclarations du clan Ménard interrogé, pour l'un sur la situation générale, et pour l'autre sur son absence à l'Assemblée lors du vote sur la motion de censure. Le clan, d'une seule voix comme d'habitude, déclarait :

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    On reste pantois devant une telle puissance de réflexion politique. Nombreux sont ceux qui ont du avoir le souffle coupé en découvrant LA solution à laquelle personne n'avait pensé jusque là. Nous ignorons quelques fois que nous avons si près de chez nous de tels génies de la pensée et du raisonnement, redoutables dialecticiens, prodiges de l'analyse et de la synthèse.

    Les français sont dans la rue au son des casseroles, les faillites de commerce se multiplient, la dette s'amplifie tous les jours un peu plus, au risque de ne plus pouvoir, à brève échéance, assurer le paiement des intérêts, les corps essentiels (armée, diplomatie, police, justice, éducation…) sont en déshérence, l'agriculture est à l'agonie. Et pendant ce temps le président Macron continue à pérorer à tort et à travers, comme il le fait depuis six ans, pour tenter de faire oublier ses échecs successifs, aux ordres de l'Amérique et expulsé de l'Afrique, après avoir sacrifié notre indépendance énergétique pour satisfaire quelques pitres, paraît-il écologistes.

    Qu'a trouvé alors le clan Ménard comme idée grandiose pour régler l'ensemble ? Un remaniement ministériel ! Vous avez bien lu, un remaniement du gouvernement. On ne touche pas bien sûr au président, on ne sait jamais, qui dirige en réalité tout seul, entouré d'une ribambelle d'inconnus ou de stars de journaux plus ou moins scabreux.

    Ce que nous n'avons certainement pas compris dans la finesse du raisonnement, c'est la touche de subtilité supplémentaire qui accompagne ce brillant diagnostic et ce remède de choc : le remaniement doit être "au minimum important". 

    Nous restons toutefois sur notre faim. Les grands stratèges ne nous disent pas, de manière concrète, en quoi doit consister ce remaniement, qui devrait partir et qui devrait arriver.

     " Bon sang, mais c'est bien sûr" aurait dit le commissaire Bourrel, comprenant enfin la solution :

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  • Quel est donc ce pays dont le peuple est dirigé par un enfant ?

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    Notre société de plus en plus puritaine cumule les interdits, les tabous, les directives des technocrates pour aboutir à une démission généralisée.

     

     Les grèves ? Voilà des dizaines d’années que sous pression d’une infime minorité, on nous oblige à subir la déconstruction progressive de notre beau pays. Les grévistes, les syndicats, les médias, la culture, les ONG, les minorités tyranniques ? À qui la faute ?

    Est-ce ce paradigme mélangeant autorité et soumission avec d’un côté une nomenklatura dirigeante et sa cour et de l’autre une minorité de profiteurs, syndicalistes professionnels, intrigants, comploteurs et médias soumis ? Entre les deux le peuple, docile et parfois révolté. L’Histoire renseigne sur ces sociétés basées sur ce même modèle dominants-dominés, possédants-démunis, seigneurs-esclaves. La démocratie n’a quasi jamais été une réalité sauf quelques rares accidents comme chez les Grecs anciens ou seule l’élite était concernée. Le peuple a toujours été la grande caisse plus ou moins résonnante des systèmes.

    Depuis le XVIIIe siècle on a commencé à croire que la démocratie était possible, notamment depuis la révolution de 1789 dont les Français sont si fiers. Avec les Lumières la contestation est devenue un droit.

    Un long déclin

    Après guerre, l’Éducation nationale et la gloire culturelle du modèle français dont le cinéma de gauche, Mai 68, le rejet de l’autorité, les profs idéologisés ont progressivement, insidieusement influencé l’éducation donnée aux enfants qui à l’âge adulte ont oublié les valeurs de mérite et de travail au bénéfice de droits et de revendications. De génération en génération la situation a empiré avec pour résultat la désaffection et l’irresponsabilité dont les conséquences sont le stress, l’anxiété, la déprime, les rêves irréalistes, les frustrations, la révolte, la révolution.

    Et dans notre société actuelle nous en arrivons à une perte de la valeur autorité avec le droit à la paresse, le féminisme, l’égalitarisme, le wokisme et de nombreuses autres exigences extravagantes et ultra minoritaires accompagnées d’une féminisation de la société. Depuis Mitterrand les différents présidents ont successivement et très méthodiquement démissionné dans le soutien à l’État. La vision à long terme a été remplacée par l’action immédiate sans souci de ce qui suivra leur mandat. Chirac, Sarkozy, Hollande ont tous brillé par un manque de courage politique et ont laissé faire, à l’instar de notre société en général…

    En conséquence, l’État est devenu de plus en plus voleur et de plus en plus mal géré par une armée de fonctionnaires s’acharnant à embêter les derniers producteurs de richesses que sont les entreprises.

    Notre société de plus en plus puritaine cumule les interdits, les tabous, les directives des technocrates pour aboutir à une démission généralisée. S’ensuivent des mouvements de révolte du genre Gilets jaunes, ce qui est plutôt sain dans le fond, mais vite censurés par nos politiques froussards qui fanfaronnent, expliquent, théâtralisent et mentent…

    Ainsi Emmanuel Macron, intrigant redoutable, manipulateur, bon orateur et comédien, est en train de couler le pays. Déficit abyssal, endettement irresponsable, chômage non maîtrisé, décisions démagogiques coûteuses qui ne cherchent qu’à satisfaire telle ou telle minorité ou en acheter d’autres. Ces catastrophes nombreuses annoncent peut-être la fin de la démocratie. Trop d’abus finissent par détruire cette belle conquête de l’Homme.

    Avec les fortes probabilités de conflits sociaux à venir et d’explosion de la bulle financière donc de désastre économique, nous allons nous retrouver avec très peu de munitions pour résister. Un pays appauvri et un peuple déprimé dirigé par des incompétents est vraiment en mauvaise posture pour passer le cap. Car le cap passera, comme toujours depuis que les sociétés sont dirigées par des Hommes.

    Mais après le cap ?

    Jean Kircher

    Contrepoints

  • Livre - Notre sélection : les mirages de l'art contemporain

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    Les Mirages de l’Art contemporain, le titre du livre de Christine Sourgins, paru dans sa première version en 2005, reste une référence pour tous les contempteurs de l’art contemporain.

     

    Sa réédition, enrichie d’un épilogue essentiel, « Brève histoire de l’Art financier », s’imposait car c’est l’un des ouvrages critiques les plus brillants que l’on puisse lire sur l’art conceptuel. L’auteur y expose avec érudition, subtilité et ironie ce phénomène politico-culturel qu’elle dénonce avec justesse comme une imposture totalitaire de type orwellien.

    L’usage du terme “art contemporain” est équivoque. Ce vocable ne représente pas tout l’art vivant, même s’il voudrait s’en arroger l’autorité. C’est pourquoi Christine Sourgins propose l’acronyme “AC” pour “art contemporain”, afin de ne pas confondre l’idéologie de l’esthétisme officiel dominant, fondée sur le relativisme absolu et la transgression permanente, avec d’autres pratiques de l’art d’aujourd’hui.

    L’AC se réclame de la rupture opérée au début du XXe siècle par Marcel Duchamp et le mouvement Dada. Son parti pris conceptualiste l’amène à s’interdire tout recours à la technique artistique classique et à rejeter toute forme de création par transformation positive de la matière. Ce courant restera minoritaire jusqu’au début des années 60 où il va peu à peu s’imposer. À partir des années 80, l’art contemporain est déjà triomphant sur la scène internationale.

    En France, avec l’AC, l’art est devenu une fonction régalienne de l’État. L’ouvrage de Christine Sourgins dévoile la mise en réseau bureaucratique de cet art institutionalisé. L’État culturel est un État policier de la pensée, avec ses commissaires et ses inspecteurs qui consacrent et imposent les artistes à l’opinion publique.

    Christine Sourgins s’attache à démystifier la fonction politico-religieuse de l’AC qui se prétend à la fois art citoyen et art sacré, essayant de s’insinuer dans l’espace vide créé par l’effondrement des idéologies et des religions. Elle relève avec perspicacité le parallélisme entre l’art contemporain et le mouvement du New-Age. Tout se passe comme si l’AC était l’expression d’un néo-spiritualisme dissolvant, d’une “seconde religiosité” parodique, pour reprendre l’expression d’Oswald Spengler. La perversité revendiquée de certaines productions de l’AC, leur propension à la scatologie et à la nécrophilie sont les signes obvies d’une spiritualité à rebours.

    Ceux qui avaient déjà lu la première édition de ce livre apprécieront pleinement l’ajout de l’important églogue sur la transmutation de l’AC en Art financier. Cette alchimie du Verbe inversé était prévisible et annoncée, au mitan du XXe siècle, par l’arraisonnement anglo-saxon du marché de l’art, même s’il nous a fallu attendre le début du XXIe siècle pour percevoir clairement la relation entre l’AC et le système financier. Pour le pragmatisme relativiste américain, le marché seul décide de la valeur, le problème de la valeur intrinsèque de l’œuvre ne se pose plus : l’AC est l’avènement de l’art du marché.

    La tonicité et la vigueur du style, souvent caustique, du livre de Christine Sourgins pourrait le faire passer pour un pamphlet démystificateur mais il est bien plus : un irremplaçable ouvrage d’histoire sur l’art contemporain, très structuré et didactique, reposant sur un remarquable appareil critique et documentaire. Une lecture indispensable et roborative.

    Christine Sourgins, Les Mirages de l’Art contemporain suivi de Brève histoire de l’Art financier, La Table Ronde, 2018, 320 p. ICI

  • Les cloches reviennent de Rome - Elles vont retrouver nos clochers-murs bien de chez nous

    Clocher-peigne, clocher arcade, clocher-jour, clocher-pignon ou bien encore campapenard, le clocher-mur — terme générique plus communément employé — ne manque pas de dénominations. On en dénombre plusieurs centaines à travers la France.

     

    Cliquez sur chaque image pour l'agrandir

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    Rustique avec parfois des allures de forteresse, le clocher-mur est un élément majeur du paysage religieux français. Au début du siècle, l’historien et archéologue René Fage estimait à 1.600 le nombre de clochers-murs en France et au moins à 50 rien que dans le Cantal. Sa caractéristique ? Construit le plus souvent sur la façade d’une église, il se présente sous la forme d’un mur plat et vertical percé de plusieurs arcades accueillant des cloches.

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    Bien loin des beaux clochers à plusieurs étages richement ornés, le clocher-mur est d’une grande simplicité. Difficilement datable, les premiers exemples remontent cependant à l’époque romane. Rencontré davantage dans les campagnes, le clocher-mur est généralement signe de pauvreté. Avec ses lignes simples et brutes dépourvues de décorations, sa construction ne nécessitait pas l’intervention d’un architecte. Pour réaliser les plans d’un clocher aussi rudimentaire, un simple maçon pouvait suffire. Robuste et résistant dans le temps, le clocher-mur a ainsi vite été adopté par les sanctuaires reculés.

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    En pierres ou en briques, le clocher-mur s’adapte à chaque région ! Sa forme varie également offrant une diversité incroyable. Des styles variés qui ont naturellement engendré des dénominations multiples. Parmi elles, le fameux clocher-peigne ! Sa caractéristique ? En forme de rectangle, la largeur du clocher-peigne est généralement la même que celle de l’église et le haut est arasé à l’horizontal. Coiffé ou non d’un petit toit en bois pour le protéger, il est percé de plusieurs arcades sur un ou plusieurs étages. Sa forme si caractéristique, qui fait indéniablement penser à la forme des peignes à cheveux, lui a naturellement valu ce surnom original !

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    Tiré du site Aleteia

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  • Écosse : nouveau premier ministre musulman…, c'est parti !

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    Écosse. Une église

    transformée en mosquée

     

    En Écosse, l’église d’une petite ville  a finalement été rachetée par une organisation musulmane de Glasgow qui ambitionne désormais de transformer l’édifice en mosquée. Des églises transformées en mosquées, voilà peut-être le marqueur le plus symbolique de la menace de transformation civilisationnelle pesant actuellement sur l’Europe en raison des évolutions démographiques.

    Un marqueur qui peut dorénavant être observé dans les contrées les plus inédites, à l’instar de la petite ville écossaise d’Ardrossan, une commune d’environ 11 000 habitants située sur le littoral sud-ouest à une cinquantaine de kilomètres de Glasgow.

    Sur place, l’ancienne église Barony St John’s,  a été achetée par l’Al-Farooq Education and Community Centre (AFECC). Cette dernière, se présentant comme une organisation caritative basée à Glasgow, serait à la fois une mosquée, un centre communautaire et un lieu dédié à l’éducation religieuse selon le site Glasgow Helps.

    L’information concernant ce rachat de l’édifice religieux a été rapportée le 22 mars dernier par le Ardrossan & Saltcoats Herald, un journal hebdomadaire local qui relate cette nouvelle avec un ton particulièrement complaisant.

    Si l’église Barony St John’s avait été rachetée en 2015 par l’association caritative locale The Scottish Centre for Personal Safety en prévision de transformer le bâtiment en un lieu de musique et d’événements, elle a finalement abandonné le projet et remis l’église en vente faute de moyens financiers.

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    Eglise Barony St John’s à Ardrossan, Écosse. Source : ardrossanherald.com

    Des réfugiés syriens en Écosse ?

    Entre-temps, l’édifice religieux avait été acheté au début de l’année 2021 par un entrepreneur local ayant effectué un « achat impulsif » dans l’optique de préserver le bâtiment. Toutefois, il confiait à la presse locale au mois d’avril de la même année son projet de finalement utiliser l’église pour y construire des bureaux ou une salle de spectacle. Avant de finalement remettre en vente les lieux en avril 2022.

    L’avenir de l’édifice religieux semble désormais tout tracé : le Ardrossan & Saltcoats Herald indique qu’en lieu et place de l’ancienne église paroissiale, un lieu de culte musulman sera inauguré.

    L’hebdomadaire local ajoute que cette future mosquée aurait pour ambition de devenir « un centre de référence, d’accueil et d’inspiration pour l’ensemble de la communauté, tout en éduquant et en encourageant les gens à "s’efforcer d’acquérir la douceur de la foi" par le biais de ses diverses activités et programmes, conformément au Coran et à la Sunnah. » À la lecture de telles lignes, sommes-nous encore en Écosse ?

    De son côté, l’organisation musulmane AFECC, confirmant vouloir « construire une mosquée et un centre communautaire à Ardrossan où les musulmans ne disposent actuellement d’aucune infrastructure », a lancé une collecte de fonds au mois de novembre 2022 pour soutenir ce projet avec pour objectif de réunir 100 000 livres sterling (soit environ 114 000 €) tandis que l’église nécessite des rénovations urgentes.

    Enfin, dans sa présentation de la collecte de fonds, le centre communautaire Al-Farooq précise qu’à Ardrossan, « la majorité de la population musulmane est composée de réfugiés syriens qui ont été déplacés en raison de la guerre civile »… Verra-t-on le nouveau Premier ministre écossais venir inaugurer les lieux ?

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    Voila qui devrait faire réfléchir nos bourgeois inconscients qui jouent les stupides autruches, pensant pouvoir, sans réagir, protéger leur liberté et surtout leurs sous, alors que des périls identiques à ceux que va désormais connaître l'Écosse sont à la veille de se déverser sur la France. Nous les avons déjà vu à l'œuvre au cours de l'histoire : ce sont toujours les mêmes lâches !

  • "La Russie est totalement isolée sur la scène internationale" déclarait notre ambassadeur à l'ONU. Pauvre Russie !

    Notre brillant ministre des finances, qui entraîne le pays, avec l'aide d'E. Macron, lui-même aux ordres de la finance internationale, vers les trois mille milliards de dettes, prédisait il y a un an : "Nous allons provoquer l'effondrement de l'économie russe à travers les sanctions économiques occidentales". Manqué !

    La charge de la dette française, les intérêts à rembourser, était de 35 milliards d'euros en 2021. En 2022, elle dépasse les 50 milliards d'euros. Et l'institut libéral iFrap estime la charge de la dette à 100 milliards d'euros en 2027. Il y a longtemps que la plus petite ou la plus importante entreprise privée aurait déposé le bilan .

     

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    Les 19 et 21 mars dernier la « Conférence parlementaire internationale Russie-Afrique dans un monde multipolaire », organisée par la Douma, se réunissai.t à Moscou. Dans le même temps l'Afrique nous mettait à la porte. Aujourd'hui c'est la Chine qui se moque de nous. Les sanctions sont décidément très efficaces.

    Comme dit Slobodan Despot, « on n’imagine pas la portée de cette photo ». La politique internationale est remodelée au préjudice des seuls occidentaux. Bravo à leur sens politique, notamment à celui de notre turlupin national !

    Mais qu'en pense l'américano-maniaquo-macronien clan Ménard qui considère la Russie comme notre "ennemie" ?

  • 18 octobre 1685 : quand Louis XIV s’attaque au « séparatisme » protestant

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    X.jpgLe Roi-Soleil mourant, jeune encore – 76 ans ! –, non du Covid-19, dans quelque EHPAD « Vieillesse dorée » ou « Âge d’or » des Yvelines, mais gangrené jusqu’à l’os, dans son beau château de Versailles, aurait regretté ses élans bellicistes ; et, si l’on en croit Voltaire, dit à son arrière-petit-fils, futur Louis XV, avant de passer ad patres : « Cherchez à connaître le meilleur pour le suivre toujours. Soulagez vos peuples le plus tôt que vous pourrez, et faites ce que j’ai eu le malheur de ne pouvoir faire moi-même. »

    Mémorables paroles pour une éducation de roi. Regrettait-il, alors, d’avoir signé le célèbre « édit de Fontainebleau » qui, le 18 octobre 1685, mit fin à presque un siècle de coexistence pas très pacifique dans le royaume, entre catholiques et protestants ? À charge, le « roman national » républicain a retenu contre lui cette fameuse « révocation de l’édit de Nantes » !

    Olivier Christin, professeur à l’université de Neuchâtel, a fait ce parallèle pervers : « La révocation de 1685 met à bas un héritage précieux : celui de l’État neutre, de l’État arbitre sur lequel s’étaient construits les règnes d’Henri IV et Louis XIII et qui allait inspirer les républicains du XIXesiècle. »

    Objectons que la « neutralité » de Louis XIII s’est construite d’abord sur l’écrasement du complotisme protestant, allié aux puissances de l’étranger – en l’occurrence les Anglais –, au prix de trois campagnes (1621-1629) ; un recours légitime à la guerre pour corriger la politique du « en même temps » de son père Henri IV qui, en négociant un édit de Nantes bancal (1598), laissait près de soixante forteresses, dites « places de sûreté », aux séparatistes religieux de l’époque. Pour les protéger de la puissance catholique, pensait-il. Ils en firent, avec La Rochelle, des portes d’invasion, après avoir interdit en Béarn, jusqu’en 1617, toute pratique catholique, en bons propagateurs d’un nouveau sectarisme que nos livres d’histoire républicains nous ont longtemps présenté comme plus… « tolérant » !

    Revenons sur la politique coercitive de Louis XIV. Dans une première période, des années 1660 à 1685, le pouvoir royal s’appliqua à faire strictement respecter les clauses de l’édit henricien de 1598 : par exemple, en faisant détruire les lieux de culte construits sans autorisation. La méthode « bienveillante » ayant échoué, il fallut bien se résoudre à durcir le ton, et les mesures : exclusion des protestants de certaines activités publiques, interdiction des unions mixtes, conversions d’autorité des enfants, etc. Et, pour finir, l’édit de 1685 interdisant la pratique du culte de la « religion prétendue réformée » (RPR !) dans tout le royaume sauf en Alsace, province de rattachement récent. Comme l’a souligné Jacques Bainville, cette persécution s’accordait « avec le sentiment général » de « l’opinion publique » catholique majoritaire et répondait au besoin de retrouver une « unité morale » alors que le protestantisme était perçu comme « une possibilité de retour aux guerres civiles et aux révolutions ».

    Pour Olivier Christin, l’héritage de « l’État neutre » serait « de nouveau en débat ou en question aujourd’hui autour des aménagements de la laïcité, que certains veulent imposer face à l’islam : une laïcité de combat, tout sauf neutre ». Amalgame spécieux, mais parallèle intéressant du simple fait de poser, implicitement, la question d’une réalité du séparatisme islamiste longtemps nié par l’Université.

    Aujourd’hui, l’existence sur notre territoire de zélateurs intransigeants et mal contrôlés d’une religion conquérante, nouveaux maîtres des territoires perdus de la République, renforcés dans leurs convictions rétrogrades par une propagande victimaire soutenue par l’intelligentsia, appuyés, pour prospérer, par des États étrangers promoteurs de djihad, ruine le mythe bien-pensant du « vivre-ensemble » qu’on nous assène depuis quarante ans.

    La « laïcité de combat », impérieusement nécessaire, devra-t-elle passer par l’émergence d’un gouvernement de salut public, déterminé à crever les réduits de non-droit, pour briser le séparatisme invasif de ceux qui risquent de renforcer, à terme, les bataillons des camisards de l’islamisme ? Attention, danger !

    Pierre Arette

  • Ménard sacré "Judas de Béziers"

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    Par Mitrophane Crapoussin - Riposte laïque

    Voilà plus de deux ans que nous observons les gesticulations verbales du nouveau Ménard, régulièrement convié dans les médias pour débiter des banalités et surtout déverser sa hargne jalouse.

    Récemment invité sur le plateau de Christine Kelly pour parler de son dernier livre, Je n’ai pas dit mon dernier mot, Éric Zemmour est revenu sur le cas du petit édile biterrois, parfaite illustration du traître à retournements de veste multiples et variés.

    Ce soi-disant ami l’avait très longtemps exhorté à se présenter à la présidence… Puis avait passé la campagne à le démolir et à le fracasser.

    « C’est le Judas de Béziers qui a empêché de parler des vrais problèmes. Il m’a diabolisé pour délégitimer mes idées. »

    Consécutivement à ce Face à l’info, dans son émission, Pascal Praud est revenu sur le sujet. Chroniqueur régulier de ce talk show, Gilles-William Goldnadel, avocat et ami de Bob, a déclaré qu’il n’était pas un traître mais un « esprit critique très acéré », « personne ne trouve grâce à ses yeux ».

    Goldnadel devait penser s’adresser à des téléspectateurs amnésiques…

    Nul n’aura oublié que de juillet 2021 à maintenant, Ménard n’a cessé de tarir d’éloges quant à Macron, auparavant honni.

    De sa gestion du Covid jusqu’à la crise ukrainienne, selon lui, Foutriquet multiplie les sans-faute, atteignant parfois même la perfection. Ménard était devenu si carpette que d’aucuns pensaient qu’il briguait une récompense. Cependant, aucun strapontin ne lui fut offert… Mais tenace, il persévère. Et nous ne comptons plus ses reniements spectaculaires dont celui sur l’immigration et les migrants…

    Faute de maroquin, Bob vient tout de même d’obtenir un titre de gloire bien mérité, Zemmour l’a sacré Judas de Béziers !

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  • Lui aussi est à géométrie variable - Mais ce n'est pas la première fois qu'il dit la même chose

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    Manuel Valls : « La France ne peut plus accueillir d’immigrés »

    L’ancien Premier ministre a répondu à quelques questions du Point. Extraits.

    Mitterrand disait en matière d’immigration qu’un « seuil de tolérance » avait été franchi. Le pensez-vous également s’agissant de notre époque ?

    Soyons francs : notre échec à intégrer et à assimiler – ce qui ne signifie pas qu’il n’y ait pas de réussites – est évident. Cette réalité nous explose au visage depuis des années. Nous subissons un détournement du droit d’asile, une hausse de l’immigration familiale, une homogénéité des zones d’origine, une concentration géographique des populations immigrées pauvres qui ne peut conduire qu’à renforcer des ghettos gangrenés par la violence et le trafic. Il faut une autre politique de peuplement, avec pas plus de 40 % de logements sociaux dans les villes et pas plus de 30 % d’étrangers dans un quartier. Par ailleurs, nous n’avons pas besoin d’immigration économique…

    Même en considérant les emplois non pourvus et le vieillissement de la population ?

    Alors, il faudra des quotas très ponctuels dans des secteurs qui ont du mal à recruter, avec des règles simples. Il faut également une plus grande fermeté aux frontières de l’Europe pour dire vraiment stop à l’immigration illégale.

    Vous parleriez d’« immigration zéro » ?

    C’est un slogan. Il y aura toujours des flux migratoires que nous devons maîtriser et choisir. Mais nous devons privilégier l’assimilation et la reconstruction des quartiers populaires. Et l’Europe doit investir massivement en Afrique, dont la population aura doublé en 2050.

    Vous avez été ministre de l’Intérieur. Vous n’ignorez pas la complexité de la maîtrise des flux migratoires…

    Évidemment, et personne ne peut rester indifférent aux drames qui se produisent en Méditerranée. Mais il faut sortir du discours général sur « une politique ferme mais humaine ». La France ne peut plus accueillir d’immigrés. Et, si le cadre européen ne le permet pas, il faudra reprendre des éléments de notre souveraineté.